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ENTER THE GHOST NET
THE DOORS OF PERCEPTION

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JOURNAL OF THE DAY

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29/05/16
05:53

1963-1972, UK, 45\\' 7", Color / Black & White
Cinematography: Antony Balch
Cast: William S. Burroughs, Brion Gysin

Sir W.burroughs at work !

03;19
09/03/16

Le Navire mystique — Antonin Artaud

1913

Il se sera perdu le navire archaïque
Aux mers où baigneront mes rêves éperdus ;
Et ses immenses mâts se seront confondus
Dans les brouillards d’un ciel de bible et de cantiques.

Un air jouera, mais non d antique bucolique,
Mystérieusement parmi les arbres nus ;
Et le navire saint n aura jamais vendu
La très rare denrée aux pays exotiques.

Il ne sait pas les feux des havres de la terre.
Il ne connaît que Dieu, et sans fin, solitaire
Il sépare les flots glorieux de l’infini.

Le bout de son beaupré plonge dans le mystère.
Aux pointes de ses mâts tremble toutes les nuits
L’argent mystique et pur de l étoile polaire.

Antonin Artaud

Art digne et élevé dans l ordre de l esprit

Poetry is the breath and finer spirit of all knowledge […] It is as immortal as the heart of man […] (« La poésie est le souffle et l esprit le plus noble de tout savoir […] Elle est immortelle comme l est le cœur humain »).

Ainsi le poète devient un être d exception, doué d une sensibilité hors du commun, d une puissance d enthousiasme, d une tendresse et d une connaissance de la nature humaine, bref d une more comprehensive soul than [is] supposed to be common among mankind (« d une âme plus apte à saisir les choses qu il [est] habituel dans le genre humain. »)

Qu est donc le poète ? C est un homme qui parle aux hommes, qui leur transmet un message.

William Wordsworth
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5/02/16
19:21

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m’ont pas trouvé malin.

À vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d’amoureuses flammes
M’a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m’ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l’étant guère,
J’ai voulu mourir à la guerre :
La mort n’a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu’est-ce que je fais en ce monde ?
Ô vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard ! »

Paul Verlaine

lundi 11 janvier
13:11

Major tom lost his body to eternity !

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Dec 15
01:41
Notes sur Artaud :

Le regard Humain

L esprit est manipulable à souhait , il suffit de regarder , entendre ,subir , des idées ,des mots, des images pour prendre conscience , s emerveiller ou detruire .

L idée est la molecule la plus pur , elle penetre le cerveau et le devore de l interieur comme un virus qui se multiplie à l infinie .
Il faut bien sur la cristalliser , la cultiver pour en faire quelque chose .

« Le visage humain est une force vide, un champ de mort.
La vieille revendication révolutionnaire d une forme qui n a jamais correspondu à son corps, qui partait pour être autre chose que le corps.
C est ainsi qu il est absurde de reprocher d être académique à un peintre qui à l heure qu il est s obstine encore à reproduire les traits du visage humain tels qu ils sont ; car tels qu ils sont ils n ont pas encore trouvé la forme qu ils indiquent et désignent ; et font plus que d esquisser, mais du matin au soir, et au milieu de dix mille rêves, pilonnent comme dans le creuset d une palpitation passionnelle jamais lassée [...] »

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Poesie = art de stimulation de l Ame .

- Unités du roman :
Lutte de la poesie et de la non-poésie.
De l ancien monde et du nouveau.
La signification de l histoire.
L histoire du roman lui mème.
Gaspillage , etc...

Nature passive du héros de roman, il est l organe du poète dans le roman. Paix et économie du style . Accomplissement et contemplation poétique de tous les évènement de la vie.

La poésie de doit jamais etre la matière principale, elle doit etre uniquement le merveilleux.

Les poetes sont à la fois des isolants et des conducteurs du flux poétique .

"C est intérieurement que va le chemin mystérieux. En nous, ou nulle part, sont l éternité et ses mondes, l avenir et le passé. Le monde extérieur est l univers des ombres, qui projette ses ombres dans le royaume de la lumière. Si tout ce qui nous est intérieur nous apparaît aujourd hui tellement obscur, solitaire et informe, combien en sera-t-il autrement quand cet obscurcissement sera derrière nous, et rejeté ce corps d ombre ! Nous serons satisfaits de jouissances comme jamais, car notre esprit a souffert privation."

"Novalis"

" Le beau est une finalité sans fin ."

KANT

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"Je remplacerai l Art pour l art , par l Ame pour l âme."
Arthure Rimbaud

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Charlie Hebdo : les révélations de la compagne de Charb :

Sous couvert d anonymat, présentée par les enquêteurs comme la dernière compagne de Charb, Valérie M. est revenue dans Le Parisien sur ses dernières heures auprès du dessinateur assassiné le 7 janvier au siège du journal Charlie Hebdo. Inquiète, elle révèle notamment certaines coïncidences troublantes.

Valérie M. raconte notamment que Charb, directeur de la publication de Charlie Hebdo, cherchait à tout prix une solution à la situation financière alarmante du journal. Elle évoque les soirées passées avec des hommes d affaires du Proche-Orient. «La veille de l attentat, Charb m a dit qu il avait réussi à trouver l argent manquant. Je lui ai demandé comment. Il m a répondu: “Mes soirées où je fais du charme à des riches dignitaires, eh bien, ça a fini par payer!”.»
Valérie M. précise qu elle a tout raconté aux policiers et même écrit au juge chargé du dossier. Des confidences restées sans réponse. Elle s interroge: «Qui a payé? Où se trouve cette somme et comment a-t-elle été réglée? Peut-il y avoir un lien avec les événements du 7 janvier? Les enquêteurs doivent s y intéresser.»

Des révélations déjà contestées

Valérie M. décrit un Charb inquiet au matin du 7 janvier, troublé par une «voiture noire aux vitres teintées» en stationnement devant son immeuble. Enfin, elle raconte un cambriolage survenu dans l appartement de Charb après l attentat. Le samedi 10 janvier, accompagnée entre autres par le frère du dessinateur, Valérie M. découvre que les lieux ont été visités. L ordinateur portable de Charb a notamment été dérobé. «Un tel cambriolage, chez un défunt, quelques jours après le drame, ne mérite-t-il pas une enquête approfondie? (...) On ne peut pas se contenter de la seule thèse du terrorisme islamique», s insurge-t-elle.

Les révélations de l ex-compagne de Charb sont déjà contestées. Un membre de la rédaction de Charlie Hebdo contacté par Le Parisien ne croit pas à la démarche de Charb auprès de donateurs privés. «C est n importe quoi. (...)

Je vois mal un de ces riches hommes d affaires mettre de l argent dans une entreprise sans en attendre le moindre retour sur investissement.» Valérie M. reste convaincue que la vérité sur l attentat n a pas été faite: «Je veux faire tout mon possible pour qu elle éclate.»

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21:11

Si quelqu un m entend jai besoin d aide , une exposition , un travail n importe quoi qui pourrai me faire sortir du trou ou je suis enfermé...
If anyone can heard me , I need help , an exihibition , a work , anything that can get me out of this hole I am in ...

Please help me , I have thousand of painting, drawings, books to publish but I dont have the structure to sell them ... !

27/09/15
04:20

Talk with people who make you see the world differently.

Whatsoever that be within us that feels, thinks, desires,and animates, is something celestial, divine, and,consequently, imperishable.
— Aristote

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"An élegant Suicide is the ultimate piece of Art ."

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Sometimes it is easier to see the light when you stand partly in the darkness.

— Garth Nix, Keys to the Kingdom: Mister Monday

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L idole de Shigir devient l oeuvre artistique
la plus ancienne de la civilisation moderne .

ART - Et si les civilisations européennes avaient été bien plus en avance qu on ne le croyait jusqu alors? C est ce que laisse supposer cette nouvelle découverte scientifique, qui affirme que cette statue russe nommée "idole de Shigir" aurait été sculptée dans le bois il y a 11.000 ans.

Si les scientifiques pensaient jusque là que la culture artistique eurasienne s était développée par le biais des civilisations du Moyen-Orient, cette découverte démontre que les civilisations de l Oural n étaient pas moins modernes sur ce plan.

Trouvée dans une tourbière russe en 1894, l idole de Shigir était jusqu à présent datée de 9500 ans à l aide d une datation au radiocarbone effectué en 1997. Suite à des doutes de la communauté scientifique, une estimation a été menée à l aide des techniques les plus récentes, datant cette fois la statue à 11.000 ans. A titre d exemple, la pyramide de Khéops aurait été érigée il y a 4500 ans, soit un peu plus de six millénaires plus tard.

"Les recherches ont été effectuées à Mannheim en Allemagne, dans l un des laboratoires les plus avancés utilisant une technique dite de "spectrométrie de masse par accélérateur" (SMA) sur sept petits morceaux de bois. Les premiers résultats sont stupéfiants puisqu ils montrent que les prélèvements datent (…) du début de l holocène", affirmaient ainsi au Siberian Times les chercheurs à la tête de l analyse.

Cette période entamée à 10.000 ans av. J.-C. est une ère charnière pour l Humanité, qui a vu les civilisations humaines dominer les éléments naturels et faire des avancées technologies conséquentes.

Un message indéchiffrable

Trouvée dans la tourbière, la statue mesurait originellement 5,3 mètres selon la reconstitution des fragments retrouvés proposée par l archéologue Vladimir Tolmachev en 1914, mais a été amputée lors de l ère soviétique. De la statue, il ne reste aujourd hui que 2,8 mètres et un mystère toujours entier sur sa signification.

Malgré plusieurs théories, dont une supposant que les dessins représentent les paysages, le code de l idole n a toujours pas été résolu. Pour ceux qui désirent toutefois essayer de résoudre le mystère de l idole de Shigir, rendez-vous au Musée d Histoire de Sverdlovsk à Iekaterinbourg, en Russie.

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To create is divine, to reproduce is human.
— Man Ray

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13/08/15
01:06

“I lost an eye to the police at seventeen and was born again in the infamous community of individuals who are reduced by the neoliberal market or disciplinary states to impotence, who are disposable”


No moral attitude, no judgment, just is needed the ethics of affirmation to explore some universe, sharing it until the end without any precautions.

A photographic act is in equilibrium, constantly questioned between photography as a documentary tool or a pure experience.

It s not how a photographer looks at the world that is important. It s their intimate relationship with it.”

12/08/15
18:27

Antoine d Agata dit, à travers ses photographies, ne parler que de lui, de ses situations, et témoigne de l instantanéité des moments de vie. À la question de savoir quelle trace il voudrait que son travail laisse dans l’histoire de la photographie, il répond :

« Avoir cherché à vivre avec ceux que jusque-là la photographie s était contentée de voir. Avoir tenté de dire ce qui n’a pas été dit : qu’il n’est pas acceptable pour le photographe de n’être qu’un voyeur. Avoir tenté de voir ce qui n’a pas été vu. Avoir tenté de faire de situations vécues une œuvre, aussi imparfaite soit-elle. N’avoir jamais renoncé à vivre en prenant pour excuse la photographie. Avoir voulu abolir toute distance avec mon sujet. Avoir voulu mettre en pratique, à mes risques et périls, une vérité ancienne :

Le monde n est pas fait de ce que nous voyons, mais de ce que nous sommes »

Antoine d Agata

His book ICE:

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« Il était un roi de Thulé
À qui son amante fidèle
Légua, comme souvenir d’elle,
Une coupe d’or ciselé.

C’était un trésor plein de charmes
Où son amour se conservait :
À chaque fois qu’il y buvait
Ses yeux se remplissaient de larmes. »

Traduction : Gérard de Nerval (1808-1855).

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http://www.dazeddigital.com/fashion/article/25748/1/how-to-be-a-goth-in-the-summer-with-ammerman-schlosberg

"la meilleure manière de se venger, c est ne pas se rendre semblable à ceux qui t ont fait mal".

« Réfléchis souvent à l enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont pourrait-on dire entrelacées les unes aux autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l entraîne et de l unité de la matière. »

— Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38)

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Han Ryner (1861-1938) , refusant toute doctrine imposée et déniant la séparation, qu’il estime artificielle, en nations et en classes, se montre toujours très sceptique quant à l’efficacité des révolutions violentes, leur préférant les méthodes de non-coopération. Mais il considère qu’aucune société réellement humaine ne pourrait advenir sans une révolution intérieure opérée par chaque individu en lui-même. (Source : Wikipédia)

« Nous voudrions contribuer à faire que l’avenir soit fraternel. Désir qui certes n’a rien d’original et de nouveau, désir […] probablement aussi ancien que l’existence même de l’homme. A voir que ce désir dure depuis plusieurs millénaires et qu’il n’a pas encore commencé sa réalisation est-ce que nous ne tirerons pas divers enseignements ? Et, à côté de ces enseignements, est-ce que nous en tirerons quelques encouragements ou quelques découragements ? Nous en tirerons des enseignements de patience, mais aussi des enseignements de persévérance ; des enseignements de prudence, mais aussi, malgré l’apparence première, des encouragements. Car, nous le constatons par bien des exemples, tous les désirs que l’homme a portés en lui pendant longtemps, tous les désirs assez essentiels pour qu’il n’y ait pas renoncé au long des siècles, il finit par les réaliser. Mais il les réalise après des millénaires, et après des échecs innombrables. Or il faut que les échecs ne nous découragent jamais et il faut qu’ils nous instruisent toujours. »

« Mes Chers Amis, chacun de nous peut une chose, chacun de nous peut produire en lui-même un homme tel qu’il rêve les hommes futurs. Que chacun de nous réalise cet acte qui paraît d’abord médiocre et qui est le plus merveilleux et le plus rare des chefs-d’œuvre. Que chacun de nous se sculpte et se réalise comme il rêve l’homme de plus tard. Et, dans les laideurs et les tristesses même du présent nous formerons déjà un bien merveilleux oasis de bonté et d’amour. »

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“The soul that sees beauty may sometimes walk alone.”
— Johann Wolfgang von Goethe

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ESCAPE FROM ISIS

According to international human rights groups, ISIS kidnapped more than 3,000 Yezidi women since August 2014. At auctions, they are naked presented and sold to the highest bidder, sometimes in exchange for a pack of cigarettes. A small group of volunteers are risking their own life to free Yezidi women and girls. Obscured filmed images show the so-called Islamic state from the inside. The women tell what happened during their captivity: lashing, stoning and sexual slavery.

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Conference about JMB , very interested for fans and painters !!

BITCOIN

Bitcoin est parfois présenté comme une révolution comparable à celle de la machine à vapeur ou d internet. Comment l expliquer ? Quels sont les nouveaux mécanismes que bitcoin implique et qui risquent de modifier fondamentalement là façon de travailler des banques ?

Après l’accord de lundi entre la Grèce et ses créanciers, les analystes estiment que les cours de l’euro et du dollar dépendront des différences de politique monétaire et des taux d’intérêt. Sur le bitcoin aussi, les banques centrales exercent un impact. Mais «si le bitcoin est encore en période d’inflation, fondamentalement il a été conçu et fonctionne encore comme un «or digital», selon le responsable de blog. On parle d’inflation à propos de la cryptomonnaie du fait que l’algorithme crée 12,5 bitcoins toutes les 10 minutes. Ce nombre était de 25 bitcoins à l’origine. Il est divisé par deux tous les quatre ans. Donc l’inflation «ralentit», mais on est encore autour de 10% de création supplémentaire sur les douze derniers mois, selon Jacques Favier.

Le bitcoin évolue d’abord, en fonction d’événements spécifiques (rumeurs, défauts, débats sur l évolution de tel ou tel paramètre du programme), de son écosystème propre et d un contexte réglementaire qui se construit, internationalement, de façon un peu désordonnée et imprévisible.

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« Il n y a qu un problème philosophique vraiment sérieux : c est le suicide. »
Albert Camus

Hymne à la Jeunesse condamnée

Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ?
Seule, la colère monstrueuse des canons,
Seul, le crépitement rapide des fusils hoquetants
Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives,
Pour eux, pas de prières ni de cloches dérisoires,
Nulle voix endeuillée hormis les chœurs, —
Les chœurs suraigus et démentiels des obus gémissants ;
Et les clairons appelant pour eux depuis de tristes comtés.

Quelles chandelles seront tenues pour leur souhaiter bon vent ?
Non dans la main des garçons, mais dans leurs yeux,
Brilleront les lueurs sacrées des adieux,
La pâleur du front des filles sera leur linceul,
Leurs fleurs, la tendresse esprits silencieux,
Et chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt.

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https://wikileaks.org/nsa-france/

Ce 23 juin 2015, Wikileaks commence la publication de « Espionnage à l Élysée », une collection de documents techniques et de rapports classés TOP SECRET de l agence nationale de sécurité américaine, la NSA. Ces documents portent sur les moyens de surveillance et le renseignement sur les communications de personnes haut-placées dans le gouvernement français, qui s étale sur une dizaine d année.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange déclare : « Le peuple français a le droit de connaitre que son gouvernement et ses élus sont sujets à une surveillance hostile provenant d un allié supposé. Nous sommes fier de notre travail avec des medias français : Libération et Médiapart, en vue de porter cette histoire à la connaissance du public. Les lecteurs français peuvent espérer des révélations régulières plus importantes dans un futur proche. »

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« Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte

Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la Mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon

[...] »

La Chanson du mal-aimé est un extrait du recueil Alcools (1913).

« À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m’ont regardé évêque en ont péri

[...] »

Guillaume Appolinaire

La Loreley est un poème extrait du recueil Alcools (1913).

« Le mouvement est mouvement et agit comme mouvement pour autant qu il est en rapport avec des choses qui en sont dépourvues ; mais pour toutes les choses qui y participent également, il n agit pas, il est comme il n était pas ».

Albert Einstein

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“Anatomy is destiny”

— Sigmund Freud

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“Study without desire spoils the memory, and it retains nothing that it takes in.”

— Leonardo da Vinci

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23:41
Sam 6 juin

“I am unable to describe exactly what is the matter with me; now and then there are horrible fits of anxiety, apparently without cause, or otherwise a feeling of emptiness and fatigue in the head.”
— Vincent van Gogh

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04:11

Insomnia....

“Thinking in the darkness is not advisable: things seem bigger or more serious in the darkness, illnesses more destructive, the presence of evil closer, indifference more intense, solitude more profound.”
— Juan Gabriel Vásquez, The Sound of Things Falling

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Mardi 2 juin ,
00:58 :

“I wish I could throw off the thoughts which poison my happiness, and yet I take a kind of pleasure in indulging them.”
— Frédéric Chopin

Rappel:
Le bouddhisme est souvent confondu avec le nihilisme. Cette compréhension du bouddhisme est une interprétation erronée ou simplement une ignorance de la notion de vacuité (shûnyâta), appelée aussi interdépendance. Cette vue fausse vient de notre manière instinctive de penser en termes de dualité (confere avec les biais cognitifs), de couples d oppositions. Le bouddhisme rejette tant l Être que le Néant, concepts qui tous deux ne correspondent à aucune réalité (l Être n est pas, puisqu il n y a rien de permanent et tout est provisoire, et le Néant n est pas, par définition : la réalité est quelque chose qui n est ni l un ni l autre et que la pensée discursive ne peut saisir ultimement) :

« Ce monde est supporté par un dualisme, celui de l existence et de la non-existence. Mais quand on voit avec juste discernement l origine du monde tel qu il est, "non-existence" n est pas le terme qu on retient. Quand on voit avec juste discernement la cessation du monde tel qu il est, "existence" n est pas le terme qu on retient. (Kaccayanagotta Sutta) »

Quand on dit que les choses sont vides d existence propre, on veut dire qu elles sont composées et n existent pas par elles-mêmes, c est-à-dire qu elles dépendent des autres pour exister. Quand on considère un objet, on n y trouve nulle part d entité, seulement des parties interdépendantes. De plus, comme les phénomènes sont impermanents, ils sont transitoires, ils n existent pas durablement. C est en ce sens que l on parle de non-soi, de vacuité d existence propre. Les phénomènes ne renvoient pas à un substrat durable (l Être), ni à une absence de cause (le Néant), mais à d autres phénomènes en réalité relative.

Le concept de « vacuité absolue » (??nyat?) est cependant ce qui s approche le plus du "néant" de la philosophie occidentale, et le nirv?na est défini dans les textes comme « là où il n y a rien, où rien ne peut être saisi » (Sutta Nip?ta, 1093-1094). Le nirv?na est, en fait, un état de l esprit dans et pour lequel il n y a plus lieu de parler de « choses ». Les objets n ont pas d existence en soi, ils sont composés. Mais les parties elles-mêmes sont composées. Dans le bouddhisme, on considère généralement que l on peut appréhender ainsi ce qui est appelé « réalité » en allant jusqu à arriver à la conclusion qu il n y a rien qui constitue les choses. Le bouddhisme affirme l existence interdépendante tout en niant son essence. D où l expression du S?tra du Cœur :

« La forme est vide et le vide est forme. »

Friedrich Nietzsche emploie le terme de nihilisme dans un sens très particulier, qui n est pas exactement le sens courant : il désigne ainsi la tendance à dévaloriser l ici-bas en faveur d un « au-delà », quel qu il soit, religieux, politique, etc. Le bouddhisme, à l exception peut-être du Mahayana, ne relève pas de cette définition là du nihilisme étant donné que son approche est plutôt immanente. En effet, il insiste sur l importance de considérer avec autant d intérêt tous les êtres où qu ils soient. Dans son dernier ouvrage « Ecce Homo », Nietzsche présente le bouddhisme comme une « hygiène » qui tend à « libérer l âme du ressentiment ». Nietzsche s oppose encore plus fondamentalement au bouddhisme avec le principe de l Éternel retour, puisqu il y postule que la vie peut être désirable.

Concernant les âmes, le bouddhisme généralement rejette l annihilationisme « (ucchedavada) », qui est le point de vue selon lequel la mort est la fin absolue de l existence (la renaissance est niée), ce qui était l opinion de l école Chârvâka, et rejette l éternalisme, point de vue selon lequel les âmes sont éternelles. D après le bouddhisme, les esprits existent de façon interdépendante, et subissent ce qu on appelle réincarnation ou renaissance.

Le Néant est également un état de conscience, accessible par la méditation, qui correspond à la sphère du Néant (akiñcaññayatanam) dans l ar?paloka.

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“Four thousand volumes of metaphysics will not teach us what the soul is.”
— Voltaire

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Ven 21/05/15
01:33

Sometimes paranoia s just having all the facts.

Artists to my mind are the real architects of change, and not the political legislators who implement change after the fact.

You must learn to exist with no religion, no country, no allies. You must learn to live alone in silence.

Personne n’est obligé de se réveiller, du reste.

Doute que l étoile est de feu,
Doute que le soleil se meurt,
Doute de la vérité meme,
Mais jamais ne doute que j aime.
William Shakespeare

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In deep sadness there is no place for sentimentality.
William S. Burroughs

LE CONDITIONNEMENT SEXUEL

par William Burroughs

La morale sexuelle du monde occidental est fondée sur la Bible et spécialement sur l’enseignement de saint Paul qui prétend imposer une seule norme arbitraire et dogmatique de comportement sexuel à tout le monde partout et toujours. L’enseignement de saint Paul n’est plus viable aujourd’hui ; il est mort. Mort depuis que la pilule a séparé le plaisir sexuel de la reproduction. Mort depuis que la surpopulation a fait de la reproduction un phénomène à freiner plutôt qu’à encourager. Mort depuis que des expériences ont montré que le désir sexuel est une affaire de stimulation de certaines zones cervicales et que cette stimulation est purement arbitraire. On peut admettre que des homosexuels peuvent être conditionnés à réagir sexuellement à une femme, ou à une vieille godasse tant qu’on y est. En fait, les sujets homo aussi bien que hétérosexuels de ces expériences ont été conditionnés à réagir sexuellement à une vieille godasse — comme ça on économise pas mal d’argent.

De la même manière, on peut conditionner des hétérosexuels mâles à réagir sexuellement à d’autres hommes. Qui peut décider qu’un tel est plus désirable qu’un autre ? Qui est compétent pour édicter des dogmes sexuels et les imposer aux autres ? Ces apologistes de la dernière heure de saint Paul qui s’appellent psychiatres n’ont guère pour soutenir ces dogmes que leurs statistiques impropres.
Les psychiatres déclarent qu’ils ont besoin de plus d’argent et de plus de personnel pour faire face au problème sans cesse croissant de la maladie mentale ; or plus d’argent et de personnel sont engloutis dans ce puits sans fonds, plus les statistiques concernant la maladie mentale montent. C’est vrai qu’à ce régime-là, c’est un problème sans cesse croissant. Personnellement, je pense que la maladie mentale est dans une large mesure une invention psychiatrique.

Le 3 décembre 1973, la American Psychiatrie Association (APA) a décidé que l’homosexualité ne serait désormais plus considérée comme une déviation mentale. Ma foi, s’il y a actuellement plus de malades mentaux qu’ils ne peuvent en traiter, ça semble être un pas dans la bonne direction que de retirer les homosexuels de cette catégorie. Seulement, cette décision a provoqué une tempête de protestations. Un psychiatre a comparé cette décision à « un Watergate de la psychiatrie qui, espérons-le, ne sera pas notre Waterloo... » Ils n’aiment pas du tout voir des patients en puissance leur échapper ; ça pourrait déclencher une évasion massive. Le docteur Charles Socarides, professeur assistant de psychiatrie clinique à la clinique Albert Einstein s’oppose catégoriquement à la nouvelle politique de l’APA : « L’APA a fait ce que toutes les civilisations avaient tremblé de faire... se mêler du rôle biologique entre les sexes. » Et imaginez que dans une lettre adressée à Playboy en juin 1970, le Dr. Socarides déclare : « Une évolution de cinq cents millions d’années a établie la norme mâle/femelle comme le modèle fonctionnellement sain de l’accomplissement sexuel humain. »

Eh, pas si vite, Docteur — l’espèce humaine n’est pas plus vieille qu’un million d’années selon les plus anciennes traces découvertes jusqu’à présent. D’autres espèces sont dans la course depuis plus longtemps. Trois cents millions d’années ont créé une gueule énorme qui peut mordre et arracher presque n’importe quoi et des intestins qui peuvent le digérer comme modèle fonctionnellement sain chez les requins. Quelques millions d’années ont établi la grande taille comme le fonctionnellement sain chez les dinosaures. Ce qui peut être fonctionnellement sain à un certain moment ne l’est plus obligatoirement lorsque les conditions changent, ainsi qu’en témoignent silencieusement les os des espèces qui ont disparu. Mais il n’y a que les requins, les dinosaures et les psychiatres qui ne veulent pas changer.

La révolution sexuelle entre maintenant dans le stade électronique. De récentes expériences dans le domaine de la stimulation électrique du cerveau indiquent que l’excitation sexuelle et l’orgasme peuvent être produits en appuyant sur des boutons. Mais il faut voir qui pousse les boutons. Les boutons de contrôle au peuple ! Aucun de ces petits détails technologiques n’est situé dans l’avenir. Les connaissances et la plupart des appareils existent déjà. En termes de sexualité humaine, qu’est-ce que cela peut signifier ? Cela peut signifier que l’on peut brancher n’importe quoi.
Des expériences de formation autonome ont démontré que les sujets peuvent apprendre à contrôler ces réactions et à les reproduire à volonté, une fois qu’ils ont appris où se trouvent les boutons neuraux. Décidez simplement ce dont vous avez envie et le centre d’adaptation sexuelle de votre quartier, prenant vos ondes cervicales, vous trouvera en quelques minutes un partenaire sexuel qui vous convienne, de n’importe quel sexe, vrai ou imaginaire. Il est maintenant possible de fournir à chaque homme et à chaque femme les meilleurs pieds sexuels qu’il ou elle peut tolérer sans se faire sauter les plombs.

Tout candidat ayant ce programme devrait normalement rassembler pas mal de voix et exposer au plein jour un grand nombre de questions.

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« Les écrivains parlent de l’odeur douceâtre et fiévreuse de la mort, alors que le premier camé venu te dira que la mort n’a pas d’odeur, et en même temps qu’elle exhale une odeur qui coupe le souffle et fige le sang... non-odeur sans couleur de la mort... nul ne peut la humer à travers les volutes roses et les filtres de sang noir de la chair... l’odeur de mort est tout ensemble odeur indiscutable et complète absence d’odeur... c’est cette absence qui frappe d’abord l’odorat parce que toute vie organique a une odeur... l’interruption de l’odeur est aussi sensible que le passage du jour à la nuit pour les yeux, que le silence à l’oreille, que l’apesanteur au sens de l’équilibre... En période de désintoxication, le camé dégage cette odeur tout autour de lui, condamnant les autres à la respirer. Un camé en renonce peut rendre une maison invivable avec son odeur de mort, et puis il suffit d’aérer pour que l’endroit retrouve la puanteur à laquelle les bons citoyens sont accoutumés. »

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Lundi 18 Mai
21:32

Je suis entré dans une période de changements plus profonds que l’adolescence ou la prime enfance. Je vis en permanence dans mes numéros. Cela va si loin qu’un jour, je vais dépasser le point de non-retour. Je n’ai pas le temps de t’expliquer toutes les expériences mystiques que je vis dès que je franchis le seuil de la porte. Il y a quelque chose de spécial à Tanger. C’est le seul endroit où quand j’y suis, je ne veux être nulle part ailleurs. Ici pas de crise d’angoisse. Cette ville est belle car elle ne cesse de changer et de se recombiner. Venise est magnifique, mais elle ne change jamais. C’est un rêve figé dans la pierre. Et c’est le rêve de quelqu’un d’autre. L’effet suprême m’est cauchemardesque – Exemple : ciel supersonique, bleu orgone, vent chaud, un escalier en pierre conduisant à la Vieille Ville. En descendant les escaliers, un garçon arabe très sombre de peau avec une chemise mauve.

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17 Mai ,
05:09

A film is never really good unless the camera is an eye in the head of
a poete.
Orson Wells

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Dimanche 17 Mai
00:46

Fell free all of you my friends to send me your adress, I will send you letters and drawing and everything !

Melmoth

jeu 14 Mai , Road to Spain
00:55

Long chemin jusqu en Espagne .
Sur l Autoroute le temps est suspendu, ni passé ni future , juste une attente en route vers
une destination choisie generalement pour fuir quelque chose.

L’autoroute est hantée, ça on le sait.

L’autoroute fait surgir de la mémoire tout ce qui s’y était refoulé. Qui peut encore croire qu’il s’agit là d’un endroit neutre? D’un endroit inoffensif ? L’autoroute est libératrice car on y laisse derrière soi les affaires que l’on voudrait fuir.

Toute la confusion des dernières années, les regrets, les blessures, les chocs traumatiques refoulés qui explosent à la figure. L’autoroute devient une prolongation du journal intime. Le paysage, une extension du corps humain. Que le photographe prenne la route et aussitôt la route devient un territoire d’expérimentation sur lui-même, un miroir terrible, dans lequel il voit sa propre histoire et celle de ses ancêtres recommencer: un chemin de vie.

Un territoire, malgré tout. Passé au tamis d’une question hantée: qui croit-on rejoindre en prenant la route sinon soi-même et le fantôme de soi-même plus jeune, soi-même enfant?

Le bus des Sex Pistols qui sillonnait en 1978 l’Amérique où le groupe tournait pour la première et dernière fois, affichait comme destination: Nowhere. Ça va nulle part. Ça fonce droit dans le mur. No destination home.

“I will walk by myself
and cure myself
in the sunshine and the wind.”
— Charles Reznikoff

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Mar 12 Mai
03:07

« Nous ne somme pas au monde . »
Arthure Rimbaud

" La vie est de bruler des questions . »

« Je ne conçoit pas d’oeuvre comme détaché de la vie . »

« La peur , c est la poésie.

Antonin Artaud

La forme extreme du Nihilisme serait de se rendre compte que toute croyance , toute certitude sont necessairement fausses: perce qu il n existe pas du tout de monde verité.
Ce serai donc un reflet , en perspective dont l origine se trouve en nous ( dans un sens que nous avons sans cesse besoin d un monde plus étroit , raccourci et simplifié ).

Ce rendre compte que c est le degrés de force qui fait que nous pouvons nous avouer à nous memes
l apparence , la nécessité du mensonge , sans provoquer notre perte .

En ce sens le Nihilisme pourrait être la négation d un monde veritable , d un etre , d une intelligence divine .

"Que demontre la renaissance ?
Que le règne de l individue a ses limites ."
F.NIETZSCHE

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15:11

“Sex and art are the same thing.”
— Pablo Picasso

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03:31

"What we see is not made up of what we are seeing but rather from what we are. "
Fernando Pessoa

“Le réel c est les autres, la fiction c est soi.”
Jean-Luc Godard (cité dans Vortex)

« Il faut considérer le journal intime non pas comme un miroir reflétant la vérité des choses, mais comme
l expression du combat mené pour s affranchir de l obsession de la vérité. »
Henri Miller (cité dans le texte
Jusqu à ce que le monde…)

« L imaginaire est ce qui tend à devenir réel. Ce qui tend à rester irréel, c est le bavardage.»
Guy Ernest
Debord (cité dans commande publique La ville sans nom)

«Mais c est le propre des longs voyages que d en ramener tout autre chose que ce qu on y allait chercher. »
Nicolas Bouvier

«Nous vivons des existences fondées sur une sélection de faits imaginaires. Notre sentiment de la réalité
est conditionné par notre position dans l espace et dans le temps, et non par notre personnalité comme
nous nous plaisons à le croire. Chaque interprétation de la réalité est donc basée sur une position unique.
Deux pas à gauche ou à droite et le tableau tout entier s en trouve modifié. »
Lawrence Durrel

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jeudi 07/05/15
18:43

Peut-on photographier avec les larmes aux yeux?
Il semblerait que oui.

I dont want to die to be known...
I dont want be Van Gogh ..
A want to eat well , and be famous !

"Too often ,the only escape is sleep ."
Charles Bukowski

Le malade peut t il etre un artiste ?

L alienation est créatrice !

“Nul n a jamais peint, sculpté, modelé, inventé que pour sortir de l enfer de la folie”
Antonin Artaud

"Les hommes m ont appelés FOU mais la science n a pas encore décidé si la folie est ou n est pas la plus grande intelligence ."
Edgard Poe

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Lun 4 Mai
14:04

Cette chose terrible de s apparaitre inférieure à ce que l on est en réalité et de ne plus se retrouver que par révélations.

Ce qui est vraie dans la vie donne toujours le sentiment de l intelligence;

Absense total de générosité, mauvaise foi avec laquelle elle se complait à oublier ou à tenir pour rien ce que vous avez pu faire pour elle.

La réalité éclaire l ésprit et elle passe.
Le pretendant doit tenir ses pensées légères pour que son ésprit soit lisse et limpide quand l illumination apparaitra.

Antonin Artaud, Page de carnets, Notes Intimes VIII

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History repeted forever and ever ...

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“Don’t forget to love yourself.”

— Søren Kierkegaard

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Mardi 29 avril 2015
22:52

Il est clair que le monde est purement parodique, c est à dire que chaque chose qu on regarde est la parodie d une autre, ou encore la même chose sous une forme décevante.”
— Georges Bataille - L’anus solaire

“I touched her thigh and death smiled.”
— Jim Morrison
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Dans les bras de la paresse...

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« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au-delà de sa capacité. »

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

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"An evil cat in top hat coming ou of a sewer with an M-80."

LOVE IS A LIE
LOVER=LIAR

Nicotine walk on eggshells
Medicated

The earth was formless void

Darkness
Darkness face of the deep
Spirit moved across the water and there was light

It was good
Breathing in to his lungs
200 years of abstestos
Jean Michel Basquiat

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Pixo, un film de João Weiner et Roberto... par FondationCartier

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“I have a feeling only for shadows.”

— Odilon Redon

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« Le 3 janvier 1889, il y a cinquante ans, Nietzsche succombait à la folie : sur la piazza Carlo-Alberto, à Turin, il se jeta en sanglotant au cou d’un cheval battu, puis il s’écroula ; il croyait, lorsqu’il se réveilla, être DIONYSOS ou LE CRUCIFIÉ. »

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La Conjuration Sacrée

Une nation déjà vieille et corrompue, qui, courageusement secouera le joug de son gouvernement monarchique pour en adopter un républicain, ne se maintiendra que par beaucoup de crimes, car elle est déjà dans le crime, et si elle voulait passer du crime à la vertu, c’est-à-dire d’un état violent dans un état doux, elle tomberait dans une inertie dont sa ruine certaine serait bientôt le résultat.
SADE.

Ce qui avait visage de politique et s’imaginait être politique, se
démasquera un jour comme mouvement religieux.
KIERKEGAARD.

Aujourd’hui solitaires, vous qui vivez séparés, vous serez un jour
un peuple. Ceux qui se sont désignés eux-mêmes formeront un jour
un peuple désigné — et c’est de ce peuple que naîtra l’existence qui dépasse l’homme.
NIETZSCHE.

Ce que nous avons entrepris ne doit être confondu avec rien d’autre, ne peut pas être limité à l’expression d’une pensée et encore moins à ce qui est justement considéré comme art.
Il est nécessaire de produire et de manger : beaucoup de choses sont nécessaires qui ne sont encore rien et il en est également ainsi de l’agitation politique.
Qui songe avant d’avoir lutté jusqu’au bout à laisser la place à des hommes qu’il est impossible de regarder sans éprouver le besoin de les détruire ? Mais si rien ne pouvait être trouvé au delà de l’activité politique, l’avidité humaine ne rencontrerait que le vide.
NOUS SOMMES FAROUCHEMENT RELIGIEUX et, dans la mesure où notre existence est la condamnation de tout ce qui est reconnu aujourd’hui, une exigence intérieure veut que nous soyons également impérieux.
Ce que nous entreprenons est une guerre.
Il est temps d abandonner le monde des civilisés et sa lumière. Il est trop tard pour tenir à être raisonnable et instruit — ce qui a mené à une vie sans attrait. Secrètement ou non, il est nécessaire de devenir tout autres ou de cesser d être.
Le monde auquel nous avons appartenu ne propose rien à aimer en dehors de chaque insuffisance individuelle : son existence se borne à sa commodité. Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir — de la même façon qu un homme aime une femme — représente seulement l intérêt et l obligation au travail. S il est comparé avec les mondes disparus, il est hideux et apparaît comme le plus manqué de tous.
Dans les mondes disparus, il a été possible de se perdre dans l extase, ce qui est impossible dans le monde de la vulgarité instruite. Les avantages de la civilisation sont compensés par la façon dont les hommes en profitent : les hommes actuels en profitent pour devenir les plus dégradants de tous les êtres qui ont existé.
La vie a toujours lieu dans un tumulte sans cohésion apparente, mais elle ne trouve sa grandeur et sa réalité que dans l extase et l amour extatique. Celui qui tient à ignorer ou à méconnaître l extase, est un être incomplet dont la pensée est réduite à l analyse. L existence n est pas seulement un vide agité, elle est une danse qui force à danser avec fanatisme. La pensée qui n a pas comme objet un fragment mort, existe intérieurement de la même façon que des flammes.
Il faut devenir assez ferme et inébranlé pour que l existence du monde de la civilisation apparaisse enfin incertaine. Il est inutile de répondre à ceux qui peuvent croire à l existence de ce monde et s autoriser de lui : s ils parlent, il est possible de les regarder sans les entendre et, alors même qu on les regarde, de ne «voir» que ce qui existe loin derrière eux. Il faut refuser l ennui et vivre seulement de ce qui fascine.
Sur ce chemin, il serait vain de s agiter et de chercher à attirer ceux qui ont des velléités, telles que passer le temps, rire ou devenir individuellement bizarre. Il faut s avancer sans regarder en arrière et sans tenir compte de ceux qui n ont pas la force d oublier la réalité immédiate.
La vie humaine est excédée de servir de tête et de raison à l univers. Dans la mesure où elle devient cette tête et cette raison, dans la mesure où elle devient nécessaire à l univers, elle accepte un servage. Si elle n est pas libre, l existence devient vide ou neutre et, si elle est libre, elle est un jeu. La Terre, tant qu elle n engendrait que des cataclysmes, des arbres ou des oiseaux, était un univers libre : la fascination de la liberté s est ternie quand la Terre a produit un être qui exige la nécessité comme une loi au-dessus de l univers. L homme est cependant demeuré libre de ne plus répondre à aucune nécessité : il est libre de ressembler à tout ce qui n est pas lui dans l univers. Il peut écarter la pensée que c est lui ou Dieu qui empêche le reste des choses d être absurde.
L homme a échappé à sa tête comme le condamné à la prison.
Il a trouvé au delà de lui-même non Dieu qui est la prohibition du crime, mais un être qui ignore la prohibition. Au delà de ce que je suis, je rencontre un être qui me fait rire parce qu il est sans tête, qui m emplit d angoisse parce qu il est fait d innocence et de crime : il tient une arme de fer dans sa main gauche, des flammes semblables à un sacré-coeur dans sa main droite. Il réunit dans une même éruption, la Naissance et la Mort. Il n est pas un homme. Il n est pas non plus un dieu. Il n est pas moi mais il est plus moi que moi : son ventre est le dédale dans lequel il s est égaré lui-même, m égare avec lui et dans lequel je me retrouve étant lui, c est-à-dire monstre.
Ce que je pense et que je représente, je ne l ai pas pensé ni représenté seul. J écris dans une petite maison froide d un village de pêcheurs, un chien vient d aboyer dans la nuit. Ma chambre est voisine de la cuisine où André Masson s agite heureusement et chante : au moment même où j écris ainsi, il vient de mettre sur un phonographe le disque de l ouverture de «Don Juan» : plus que toute autre chose, l ouverture de «Don Juan» lie ce qui m est échu d existence à un défi qui m ouvre au ravissement hors de soi. A cet instant même, je regarde cet être acéphale, l intrus que deux obsessions également emportées composent, devenir le «Tombeau de Don Juan». Lorsqu il y a quelques jours, j étais avec Masson dans cette cuisine, assis un verre de vin dans la main, alors que lui, se représentant tout à coup sa propre mort et la mort des siens, les yeux fixes, souffrant, criait presque qu il fallait que la mort devienne une mort affectueuse et passionnée, criant sa haine pour un monde qui fait peser jusque sur la mort sa patte d employé, je ne pouvais déjà plus douter que le sort et le tumulte infini de la vie humaine ne soient ouverts à ceux qui ne pouvaient plus exister comme des yeux crevés mais comme des voyants emportés par un rêve bouleversant qui ne peut pas leur appartenir.

Tossa, 29 avril 1936
Georges BATAILLE
Acéphale, 1ère année, 24 juin 1936

“Come and kiss me and let’s forget.”

F. Scott Fitzgerald

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"I don’t in fact know very often what the paint will do, and it does many things which are very much better than I could make it do"

- Francis Bacon, 1909-1992,

“Silence is the sleep that nourishes wisdom.”
— - Francis Bacon

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“I’ve wasted my life
In endless discretion.”

Arthur Rimbaud, from Selected Poems & Letters

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“Nothing, nothing, the whole long day, nothing.”

— Franz Kafka, from a diary entry

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Nous ne voulons pas être tristes
C est trop facile
C est trop bête
C est trop commode
On en a trop souvent l occasion
C est pas malin
Tout le monde est triste
Nous ne voulons plus être tristes.

Blaise Cendrars

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Mer 25/03/15

Farkhunda martyre de l ignorance islamique .
Que ta mort ne sois pas oublié
Cette intellectuel battue à mort et brulé vivante par des centaines d HOMMES pour avoir blasphémé le corant .
HONTE A VOUS HONTE A L ISLAM HONTE à la religion HONTE HONTE aux HOMMES AFGHANS qui ont regardé sans rien faire , à la police qui etait présente et a aidé le lynchage .
HONTE à l HUMANITE une fois de plus...

00:30
25/03/15

Les consequences de nos actions sont des épouvantails pour les laches et des rayons de lumières pour les sages .
Aldous Huxley

07:23

Comte de Lautréamont
Lettre de Lautréamont à Verboeckhoven
23 octobre 1869

Paris, 23 octobre.

- Laissez-moi d’abord vous expliquer ma situation. J’ai chanté le mal, comme ont fait Miçkiéwicz, Byron, Milton, Southey, A. de Musset, Baudelaire, etc. Naturellement, j’ai un peu exagéré le diapason pour faire du nouveau dans le sens de cette littérature sublime qui ne chante le désespoir que pour opprimer le lecteur, et lui faire désirer le bien comme remède. Ainsi donc, c’est toujours le bien qu’on chante en somme, seulement par une méthode plus philosophique et moins naïve que l’ancienne école, dont Victor Hugo et quelques autres sont les seuls représentants qui soient encore vivants. Vendez, je ne vous en empêche pas : que faut-il que je fasse pour cela ? Faites vos conditions. Ce que je voudrais, c’est que le service de la critique soit fait aux principaux lundistes. Eux seuls jugeront en premier et dernier ressort le commencement d’une publication qui ne verra sa fin évidemment que plus tard, lorsque j’aurai vu la mienne. Ainsi donc, la morale de la fin n’est pas encore faite. Et cependant, il y a déjà une immense douleur à chaque page. Est-ce le mal, cela ? Non, certes. Je vous en serai reconnaissant parce que si la critique en disait du bien, je pourrais dans les éditions suivantes retrancher quelques pièces trop puissantes. Ainsi donc, ce que je désire avant tout, c’est être jugé par la critique, et, une fois connu, ça ira tout seul. T.A.V.

I. DUCASSE

M. I. Ducasse, rue du Faubourg-Montmartre, n° ; 32

Illusions
Rêves

Art ,
Baudelaire ,

Le diable

Et moi .

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00:44

Illusions , rêves, et Art ,
Baudelaire , le diable et moi .

"Je ne suis bien que là ou je ne suis pas ."

Charles Baudelaire

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06:37

"Quoi qu il en soit je crois que l imagination humaine n a rien inventer qui ne soit vrai dans ce monde ou dans les autres et je ne pouvait douter de se que j avais vue distinctement."

Gerard de Nerval, Aurelia

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TETANOS MYSTIQUE

par Roger Gilbert Lecomte

I
(NUIT VIVANTE D’ALEXANDRIE)

Irréelle dans sa blancheur d’âme tarie
Par de trop lourds parfums–sel d’une mer lustrale–
Voici la maladive nuit, la nuit trop pâle.

Voici la nuit où luit jadis Alexandrie !
L’esprit divague, usé par tant de fleurs bizarres,
Par tant d’étrangetés, d’excès de savoirs rares.

C’est l’astrale splendeur de nuit sur l’eau marine
Où clairement se mire une lune falotte.

A l’horizon d’opale une étoile sanglote,
Trou dans le ciel, d’où l’infini vers l’eau s’incline.

II
(PANTHEISME)

Las ! depuis des temps et des temps
Dont s’exaspère la longueur
Et la nostalgie en mon cœur,
Sans un autre désir, j’attends.

J’attends les immortels instants,
Où, délivré de ma rancœur,
Je serai, centre du grand chœur,
La Monade vers qui je tends…

Il est dit que le pèlerin
Des chemins de nuit et d’airain,
A l’heure où son âme comprend

Les métempsycoses que lui
Impose l’infini, se rend
Au point d’où l’Unité a lui !

III
(NICOLAÏSME)

Va, Banni ! –le corps s’hallucine
Aux nuits des sens. Surtout, médite
Sur tout le néant qu’on habite,
–Seule vaut l’âme cristalline.

Mais pour tuer les sens j’incline
Vers une foi nicolaïte
Hérétique et sept fois maudite.
(On se damne quand on raffine !)
Au lieu d’ascétisme stérile
Je crois que le corps s’annihile
Aussi bien aux poisons des vices,

Mon âme je me réfugie,
Pour te délivrer des supplices,
Dans la plus homicide orgie !

IV
(MANICHEISME)

Monstrueux prophète Manès,
Pour aimer ses rites et ses
Conscientes malignités,
Hélas ! : Manê, Thecel, Phares,

Je me meurs de ton népanthès
Ah, croire en tes dualités !
Quel ragoût de perversité,
Au goût de soufre et d’aloès.

Je me voue à Satan. Pourtant
Satan qui va toujours luttant,
Quand seront consommés les temps,

Croulera, vaincu, par le fer.
Qu’importe, morbide, j’attends
D’aller ululer en enfer !

V
(NUIT MORTE D’ALEXANDRIE)

Ame d’Alexandrie,– Oh, ton âme nocturne
Subtile et raffinée et lasse et taciturne,
–Tu n’es plus maintenant, sur un désert, que vide.

L’eau reflète une absence, à jamais dans sa moire,
La folie, en chaos, souffle, blasphématoire,
Où ton art paroxysme a vibré : mort livide,

Qui gît, hallucinant, dans la ténèbre verte.
Où chantaient les parfums, râle un goût de poussière ;

Et l’astre vacillant dont blêmit la lumière,
Sur ce néant qui baille est une porte ouverte !

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19/03/15
19:56

"Un acte de bonté suffit à supprimer l enfer."

Les chants de Maldoror disponible dans les pensées du Mort Joyeux !!!!

Extrait :

Chant I

Lecteur, c’est peut-être la haine que tu veux que j’invoque dans le commencement de cet ouvrage ! Qui te dit que tu n’en renifleras pas, baigné dans d’innombrables voluptés, tant que tu voudras, avec tes narines orgueilleuses, larges et maigres, en te renversant de ventre, pareil à un requin, dans l’air beau et noir, comme si tu comprenais l’importance de cet acte et l’importance non moindre de ton appétit légitime, lentement et majestueusement, les rouges émanations ? Je t’assure, elles réjouiront les deux trous informes de ton museau hideux, ô monstre, si toutefois tu t’appliques auparavant à respirer trois mille fois de suite la conscience maudite de l’Éternel ! Tes narines, qui seront démesurément dilatées de contentement ineffable, d’extase immobile, ne demanderont pas quelque chose de meilleur à l’espace, devenu embaumé comme de parfums et d’encens ; car, elles seront rassasiées d’un bonheur complet, comme les anges qui habitent dans la magnificence et la paix des agréables cieux.

Isidor Ducasse

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"Et que la peste l emporte."
AA

"Moi Antonin Artaud , je suis mon fils , mon père , ma mère,
et moi..."

A.A , (ci-git).

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“Do not be afraid of spending quality time by yourself.”

— Albert Camus, Notebooks, 1951-1959

"There is a life and there is a death and, there are beauty and melancholy in between. "

Albert Camus

"Le danger pour l artiste, pour l homme de génie - et ce sont eux les Juifs errants - le danger réside dans la femme : les femmes aimantes sont leur perte."

Friedrich Nietzsche

Le concepts d’angoisse chez " kierkegaard " :

Toxicomanie et automédication d’une psychopathologie :

Chez les existentialistes, l angoisse ne désigne pas un simple sentiment subjectif et ne se confond pas non plus avec l anxiété ou la peur. L angoisse est toujours angoisse du néant et aussi angoisse devant sa propre liberté. Elle désigne l expérience radicale de l existence humaine. Chez Kierkegaard l angoisse naît de la liberté. Elle est la découverte d une liberté qui, tout en n étant rien, est investie d un pouvoir infini. Pour Heidegger, l angoisse est l essence même de l homme car elle est la disposition fondamentale de l existence et elle en révèle le fond. Chez Sartre, il y a conjugaison de ces deux définitions. L angoisse est à la fois angoisse devant la liberté et devant le néant de la mort. L angoisse n est pas la peur. On a peur que de ce qui nous est extérieur : le monde et les autres. Mais, on s angoisse devant soi-même. C’est ce que révèle l expérience du vertige : je suis au bord d un précipice, d abord vient la peur de glisser et donc la peur de la mort, mais tant qu elle en reste à cela mon angoisse n est encore qu une anxiété et je suis encore passif. Je fais alors attention et mes possibilités d échapper au danger, comme celle de reculer, annihilent ma peur de tomber. Mais alors, je m angoisse car ces réactions sur lesquelles mon attention se fixe ne sont encore que des "libres" possibilités. Rien ne me contraint à sauver ma vie en faisant attention, le suicide est aussi une de mes conduites possibles. Mais là encore ce n est seulement qu une possibilité, d où une contre angoisse et je m éloigne du précipice. J ai peur de ce que je peux faire, du pouvoir immense que me confère ma liberté : c est de là que naît l angoisse authentique.

« Dès le Concept d’angoisse, Kierkegaard écrit: « L angoisse est l’instant. Elle est la limite entre
l innocence et le péché. Et le péché se fait dans l instant, plus exactement même, il est l instant
en tant que celui-ci se sépare de l éternité. » Pour Kierkegaard, l existence est la plus haute valeur
et en même temps elle est péché ; (…)C est là un des aspects les plus profonds du paradoxe chez
Kierkegaard. On pourrait dire de même de la temporalité : la temporalité est péché ; et pourtant,
c’est elle qui est la source de la dialectique de l’esprit, du pathétique de l’âme, et c’est en elle que se
réalise Dieu. »
Jean Wahl, Kierkegaard, L’Un devant l’autre. p. 56,Hachette Littératures, Paris, 1998.

Même lorsqu elle se masque l angoisse apparaît. C est cette angoisse que Kierkegaard appelait l angoisse d Abraham. Vous connaissez l histoire : Un ange a ordonné à Abraham de sacrifier son fils : tout va bien si c est vraiment un ange qui est venu et qui a dit : tu es Abraham, tu sacrifieras ton fils

Le délaissement va avec l angoisse.
Quant au désespoir, cette expression a un sens extrêmement simple. Elle veut dire que nous nous bornerons à compter sur ce qui dépend de notre volonté, ou sur l ensemble des probabilités qui rendent notre action possible.

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LA DESTRUCTION

Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l’avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l’emplit d’un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l’Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l’appareil sanglant de la Destruction !

CB

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“Isn’t it so that old people who have been living together all their lives begin to resemble each other? In the end, they have so much in common that not only their thoughts, but also their faces take on the same expression. I want us to grow so old together that we think each other’s thoughts, that we get small, dried-up, wrinkled faces that are exactly alike.”
— Hour Of The Wolf (1968), Dir. Ingmar Bergman

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“Above all, don’t lie to yourself. The man who lies to himself and listens to his own lie comes to a point that he cannot distinguish the truth within him, or around him, and so loses all respect for himself and for others. And having no respect he ceases to love.”
— Fyodor Dostoyevsky, The Brothers Karamazov.

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Les musulmans me demandent souvent pourquoi j’ai quitté l’Islam. Ce qui est frappant c’est que les musulmans n’appréhendent pas que le fait de renoncer à l’Islam est un choix qui s’offre à tout le monde et que n’importe qui a le droit de le faire. Ils sont persuadés que quiconque quitte l’Islam est un agent qui travaille pour le compte d’un état occidental, notamment celui de l’état hébreu, et qu’il reçoit en contre partie des sommes pharamineuses de la part des gouvernements de ces pays et de leurs services secrets. Ils n’imaginent même pas que les gens puissent jouir d’une liberté de penser et de croire.
Avant de commencer, j aimerais souligner qu’en vous présentant cet article, je ne voulais pas insinuer que le Christianisme ou le Judaïsme sont meilleurs que l’Islam, il ne faut pas penser que je rejette uniquement l’Islam parmi toutes les religions, car elles sont toutes pour moi des légendes qui se surpassent les unes les autres en termes de naïveté.
Tout d’abord, il m’était indispensable d’ôter l’enveloppe sacrée dont les textes religieux et la Charia (jurisprudence islamique) sont accoutrés pour pouvoir les remettre en question, les contester et les scruter avec l’oeil de l’observateur qui cherche la vérité, et non celui des théologiens responsables du bourrage de crâne massif de leur auditoire, et qui promeuvent l’Islam comme étant une religion de paix, de fraternité, de miséricorde, de loyauté et d’égalité, une religion qui a sauvé la femme d’un triste sort en lui accordant un statut meilleur et qui a appliqué la justice sociale.
Voici maintenant une liste des raisons qui m’ont poussé à renier l’Islam :

L’Islam est-il une religion de tolérance ?
L’Islam est une religion autoritaire qui ne reconnait pas la liberté de choix des individus, chose qui se manifeste en toute clarté à travers les sentences barbares comme le fait de lapider quiconque commet l’adultère, pousser les homosexuels du haut d’une falaise et tuer les apostats rien que parce qu’ils affichent un point de vue différent. A cela s’ajoute la situation déplorable des adeptes des autres religions abrahamiques au sein de l’état musulman. L’Islam impose à ses adeptes de se battre contre les infidèles, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou acceptent de leur payer un impôt de capitation « la Jizya » de leur propre main en toute soumission.
Aussi les textes sacrés en Islam incitent-ils de manière flagrante à la guerre et aux conquêtes de nouveaux territoires pour répandre la religion de Mahomet, au lieu d’utiliser des moyens pacifiques pour faire parvenir le message grâce à la persuasion et à un schéma d’argumentation rationnel, chose dont l’Islam, comme toute autre religion d’ailleurs, est quasiment dépourvu. Il s’agit là d’un outrage affreux aux valeurs humaines et d’une démence sans précédent.

L’Islam est-il une religion de fraternité humaine ?

J’ai été sidéré en prenant conscience des commandements de l’Islam en ce qui concerne l’alliance et le désaveu et la répartition aberrante du monde en croyants et infidèles, avec toutes les dispositions déconcertantes que cela implique pour les « Dhimmis » et « la Jizya » !!

L’Islam est-il une religion d’égalité ?

L’Islam a présenté la tribu de Quraysh comme étant la celle élue pour commander la race humaine. Mahomet n’a attribué aucune responsabilité politique à une personne n’appartenant pas à sa tribu. L’Islam a légiféré l’esclavage, renforcé les écarts entre les classes sociales et autorisé le vol des propriétés des infidèles, la prise de femmes captives « Sabaya » lors des guerres et l’abus sexuel à l’égard des femmes esclaves « Imâa ». Il a gravement endommagé les relations conjugales par les législations de la dot (Mahr) et du divorce, faisant de l’institution du mariage une vulgaire transaction.

L’Islam est-il une religion de justice sociale ?

L’Islam repose sur les principes de pillage et de dépouillement ainsi que l’exploitation des peuples asservis par les systèmes d’impôts et de Jizya. Il a reconnu l’inégalité sociale en imposant la « Zakat » selon la logique qui dit qu’un riche reconnaissant vaut mieux qu’un pauvre patient.

L’Islam est-il juste vis-à-vis de la femme ?

La femme en Islam a moins de raison et de foi, elle est impure pendant la période de menstruation et interrompt la prière, tout comme l’âne et le chien. Elle touche la moitié de l’héritage d’un homme et son témoignage en cour de justice compte également pour la moitié de celui d’un homme. L’Islam l’a mise sous la tutelle de son mari et a fait de son obéissance à celui-ci une condition nécessaire pour avoir l’approbation de Dieu. Ce mari détient également le droit de la corriger en la tapant et/ou en désertant le lit conjugal si elle refuse de se soumettre à sa volonté. Elle par contre n’a pas le choix quant à assouvir son désir sexuel quand il le souhaite, sans aucune considération de ses sentiments ni de ses envies. Je ne suis pas un féministe et je ne fais pas partie de ceux qui défendent les femmes contre les injustices qu’elles ont subies pendant des siècles à cause des religions, mais j’ai une mère, une sœur et une amoureuse et je ne peux accepter qu’elles soient humiliées et stigmatisées de la sorte, car je les aime beaucoup trop pour les traiter avec cette logique boiteuse qui infirme l’idée que l’Islam est une religion d’égalité et de liberté.
L’Islam est la créativité humaine

Toutes les formes d’expression artistique sont bannies en Islam : la musique, le chant, la danse, la peinture, la sculpture, la comédie, mais aussi la littérature, la poésie, la philosophie et la logique !! Si cela vous est difficile à croire, je vous invite à vous référer aux fondements de l’Islam et aux propos de Mahomet pour vous assurer que je n’exagère pas et ne dis que la stricte vérité.
L’Islam et la science
L’Islam est une religion riche en allégories, à commencer par le mythe de l’Oracle (parole de Dieu communiquée à Mahomet par l’intermédiaire de l’ange Gabriel), en passant par celui du voyage nocturne et de l’ascension (Al-Isrâa & Al-Mehraj) où Mahomet serait monté dans les cieux au dos d’une monture fantastique sous le nom du « Burâaq », pour finir en beauté avec les récits de miracles éblouissants dont personne n’a témoigné et qu’aucune civilisation n’a inscrits dans ses archives historiques ni mentionné des faits susceptibles de les accréditer.
L’Islam s’appuie donc sur la foi aveugle qui trouve en l’irrationalité et l’ignorance un champ favorable à son sa prolifération. Si cette idéologie possédait des atouts de persuasion faisant appel à la raison et à la logique impressionnante qui n’a omis aucun aspect de la vie humaine comme on nous l’a dit et redit plusieurs fois, à quoi ça rime de recourir à des récits insolites et farfelus pour prouver sa justesse et appuyer ses conceptions? N’est-ce pas digne des menteurs et des imposteurs ? N’oublions pas les contradictions flagrantes entre les textes sacrés et les vérités scientifiques les plus fondamentales, comme par exemple le fait que la terre est fixe et que le ciel est soulevé par-dessus la terre et retenu sans piliers, et que les astéroïdes servent à chasser les démons.
Les miracles scientifiques dans le Coran

Nous savons tous la cocasserie, la falsification et l’escroquerie des adeptes de miracles scientifiques dans le Coran, et je trouve légitime de me demander pourquoi ces gens là s’amusent à tisser des mensonges autour de la religion. La réponse est simple : seule une toile de mensonges est capable d’en perpétuer un. L’Islam ne pourrait pas résister longtemps face à la science qui dévoile ses mythes et ses faiblesses indéniables, comme l’assertion que la terre est plate ou que deux personnes allaitées par une même femme deviennent frères biologiques. Ces gens protègent l’Islam contre l’usure et l’empêchent de périr en tentant de le faire concorder avec la science par l’arnaque et la distorsion. S’il s’agissait d’une véritable religion divine et d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'un message du créateur de l’univers, ce ne serait pas la risée de la sphère scientifique ni une cible de critique incessante !
Le Dieu Islamique
Il s’agit d’un Dieu primitif, bédouin, anthropomorphe, qui puise ses caractères dans le monde des humains et éprouve des sentiments de colère, de revanche, de rancune, de supériorité, etc. Nous observons chez lui des images qui relatent les civilisations humaines, comme le majestueux trône porté par les anges, sur lequel il s’est affalé après avoir achevé le processus de création, ce qui nous rappelle la pratique des tribus de Honga-Bonga avec leurs chefs. Pire encore, certains actes humains, tels que les rapports homosexuels (chose dont même les Honga-Bonga ne se préoccupent pas), peuvent « ébranler » ce magnifique trône. Voici le texte d’un hadith transcendant qui a suscité mon attention : "Toute œuvre accomplie par le fils d’Adam lui revient sauf le jeûne, lequel m’appartient et je donne sa rétribution".

La question qui me taraude est celle-ci : Quel plaisir ce Dieu tout-puissant peut il trouver à ce que tous ces pauvres gens le vénèrent ? Qu’est ce que cela lui rapporterait ?

Le prophète de l’Islam et le Coran
Mahomet ne différait en rien des gangsters barbares qui abattaient, dévalisaient et violaient les femmes ; il en existe des preuves innombrables dans la Sunna, je vous invite donc à faire vos recherches avant de m’accuser de mentir dans le seul but de détériorer l’image du prophète de l’Islam. Ce dernier était un obsédé sexuel, et a contourné toutes les législations qu’il a décrétées pour assouvir son désir vorace ; il a tiraillé l’humanité et cantonné la nation avec une jurisprudence bédouine, rétrograde et caduque. Il n’a accompli aucun miracle susceptible de prouver sa prophétie, tout ce qu’il possédait était un bouquin présentant de fortes similitudes avec la poésie de ses contemporains, bourré d’erreurs scientifiques et de dilemmes philosophiques.
Conclusion : J’aurais probablement besoin d’écrire un bouquin sur les raisons qui m’ont poussé à renier l’Islam comme religion, mais ces quelques points cités constituent les grandes lignes qui m’ont tourmenté et intrigué depuis toujours et m’ont incité à réfléchir à l’essence de cette foi creuse qui n’est, comme toute autre religion, qu’un courant de pensée mythique mis au service de la politique.
Waleed Al-Husseini

“We will never find a substitute [after a loss]. No matter what may fill the gap, even if it be filled completely, it nevertheless remains something else. And actually, this is how it should be, it is the only way of perpetuating that love which we do not want to relinquish.”
— Sigmund Freud

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My real self wanders elsewhere, far away, wanders on and on invisibly and has nothing to do with my life.”
Hermann Hesse

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Epigraph:

http://bdpuqvsqmphctrcs.onion/noscript_by_last_seen.html
http://skunksworkedp2cg.onion/

Due to Orwell-like total control of reality, global government somewhere called "Babylon", tries to drop in storm of shit everything what they cannot control.

Looks like all types of mentally ill people gathered together by this kind of elite, fags, pedos, with tries to litter at maximum hidden, uncontrollable part of network.

From one point of sight this is plus for tor project, because its like a proof of secure.
But you must remember about tempest of attacks possible to hidden services and tor network at all.
Tor can t help you if you use it wrong.

Tor is only the second generation of hidden networks, there are still many weak places and tor is still centralized.
Just imagine how easy CIA can takeover only 9 servers(main directories) and carry out their discreet and efficient attacks.
There are only five thousands relays and at least a quarter of its staying as a exit.
1000 servers around the world ? Hm...
They killed Kennedy!

Tor hidden services - one of the clearest examples of D5 today.
Not finished yet, but already full of shit.

Welcome to the real world.

Shadow Markets of the World
If all the world’s informal markets were formed into a single independent nation, its $10 trillion economy would be the second-largest on the planet (behind only the US). These markets thrive in places where taxes are low, poverty is high, and resources are scarce. The colors on this map indicate the size of each country’s underground economy, as a percentage of its GDP.

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Dans mon instinct je m enfonce

Naitre ou m éffacer

Je sent que je disparait
Tous les jours je meurt
Devenir transparent jusqu a disparaitre.

Les femme sont un refuge pour la vie , pur
et transparent

What I experience as “solitude” is really not simple. My life now consists in the wish that it might be otherwise with all things than I comprehend, and that somebody might make my “truths” appear incredible to me.”

— Friedrich Nietzsche, from a letter to Franz Overbeck

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« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au-delà de sa capacité. »

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Paris :

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“One very important aspect of art is that it makes people aware of what they know and don’t know that they know. Once the breakthrough is made there is permanent expansion of awareness.””
— William S. Burroughs

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“Be still.

Listen to the stones of the wall.
Be silent, they try
to speak your
name
Listen
to the living walls.

Who are you?
Who
are you? Whose
silence are you?

Who (be quiet)
are you (as these stones
are quiet). Do not
think of what you are
still less of
what you may one day be.

Rather
be what you are (but who?)
be the unthinkable one
you do not know.

O be still, while
you are still alive,
and all things live around you

speaking (I do not hear)
to your own being,
speaking by the unknown
that is in you and in themselves.

“I will try, like them
to be my own silence:
and this is difficult. The whole
world is secretly on fire. The stones
burn, even the stones they burn me.
How can a man be still or
listen to all things burning?
How can he dare to sit with them
when all their silence is on fire?”

— Thomas Merton - In Silence

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"I put my heart and soul into my work, and I have lost my mind in the process."

— Vincent van Gogh

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“Knowing your own darkness is the best method for dealing with the darknesses of other people.”
— Carl Jung

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Sleep paralysis is a phenomenon in which a person, either falling asleep or awakening, temporarily experiences an inability to move, speak or react. It is a transitional state between wakefulness and sleep, characterized by complete muscle atonia (muscle weakness). It is often accompanied by terrifying hallucinations (such as an intruder in the room) to which one is unable to react due to paralysis, and physical experiences (such as strong current running through the upper body). Sleep paralysis has been linked to anxiety disorders, however, it can occur in isolation.

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stay tuned :

IRC Webchat anonymous : https://webchat.anonops.com/
use TOR for anonymize yourself, very important !

/list for channels : #charliehebdo

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" je suis allé dans la mort intérieure et j ai vue que la mort extérieure était meilleur que la mort intérieure et j ai decider de mourir extérieurement et de vivre intérieurement ."

Carl Gustave Jung , "Un parmi les humbles"

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AUTHOR OF THE DAY: Edgar Allan Poe

It is instinctual to utter the name Edgar Allan Poe in the midst of forming an image of uncontrollable moodiness filled with grotesque, nebulous beauty. Poe was born on January 19, 1809 in Boston, Massachusetts, United States. A master of the macabre, he was the founder of the science fiction and mystery genre in literature. He wrote everything from literary criticism, to horror, poetry, a novel, short-stories and hundreds of essays. Today he is labeled the “Father of the Detective Story.”

Although Poe made a small earning from his literature, his income was acquired by writing literary criticism; he was known for his brutal reviews. In the late 1830s, he published Tales of the Grotesque and Arabesque, a collection of stories, which were profoundly disturbing to the public. Unorthodoxly written in first narrative for his time, his stories contained content of using opium and the terror of ghosts, which propelled Poe’s audience to believe he was disproportionally strange, wicked, disturbed drugged induced.

In 1845, Poe became a household name after “The Raven” was published. It followed the similar themes of death and loss, which plagued his life from birth. Critics often alluded to the death of his mother and his wife, Virginia Clemm, as inspiration for the repeated composition of the death of beautiful women in his literature. In a letter to George W. Eveleth on January 4, 1848, Poe revealed:

"Each time I felt all the agonies of her death — and at each accession of the disorder I loved her more dearly and clung to her life with more desperate pertinacity…I became insane, with long intervals of horrible sanity…I had indeed, nearly abandoned all hope of a permanent cure when I found one in the death of my wife…It was the horrible never-ending oscillation between hope and despair which I could not longer have endured without the total loss of reason."
Haunted by grief after the death of his lovely wife, Virginia in 1847, Poe continued to work, but struggled financially and with his health. His final days still remain a mystery. He was taken to a hospital on October 3, 1849, after experiencing great distress. He died on October 7, and it has been recorded that his last words were:

"Lord, help my poor soul."
In his epoch, Poe’s death was labeled as “congestion of the brain.” Though this conclusion is defective, some experts argue that alcoholism might have led to his self-destruction. Other conditions such as rabies, epilepsy, and carbon monoxide poisoning are theories of his death.

NOTABLE WORKS

The Fall of the House of Usher (1839)

The Tell-tale Heart (1843)

The Raven (1845)

Annabel Lee (1849)

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Hommes

Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin
La machine tourne aux ordres de Deibler
Et rouages après rouages
dans le parfum des percolateurs
qui suinte des portes des bars et le parfum
des croissants chauds.
L\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'homme qui tâte ses chaussettes
durcies par la sueur de la veille et qui les remet.
Et sa chemise durcie par la sueur de la veille
Et qui la remet.
Et qui se dit le matin qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il se débarbouillera le soir
Et le soir qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il se débarbouillera le matin
Parce qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il est trop fatigué...
Et celui dont les paupières sont collées au réveil
Et celui qui souhaite une fièvre typhoïde
Pour enfin se reposer dans un beau lit blanc...
Et le passager émigrant qui mange des clous
Tandis qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'on jette à la mer sous son nez
Les appétissants reliefs
de la table des premières classes
Et celui qui dort dans les gares du métro
et que le chef de gare chasse
jusqu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'à la station suivante...
Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin.

Robert Desnos

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“Is it better to out-monster the monster or to be quietly devoured?”

— Friedrich Nietzsche

CHARB CABU, so sad ...

Les services secrets français aurait été prévenus le mardi 6 janvier par leur homologue algérien qu une « une attaque terroriste d envergure est en préparation en France », soit 24 h avant l attaque qui a lieu le mercredi 7. Si cette information est vraie, elle n a pas été prise au sérieux par le gouvernement.

"L’histoire de ce quartier parisien, tout comme la dérive meurtrière des frères Kouachi, montre que nous avons échoué à organiser l’espace islamique", juge un proche du service des renseignements. Un constat partagé par Ahmed Wouali, ex-confident de l’imam Kechat avec qui il a rompu. "On est maintenant à l’aise pour parler de religion, en règle au niveau des papiers. Avant, le flou régnait à Adda wa. La zakat (collecte de charité) n’était pas contrôlée. La confiance des fidèles était parfois abusée. Nous devons vivre avec ces blessures-là."
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Lettre d une pigiste perdue dans l enfer syrien

Par Francesca Borri.

«Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul.»

Ce texte sur son expérience syrienne a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la Columbia Journalism Review, par Francesca Borri, journaliste indépendante italienne, par ailleurs auteur d un livre sur le Kosovo et d un autre sur les rapports entre Israéliens et Palestiniens intitulé Quelqu un avec qui parler (Manifestolibri, 2010).

Il a suscité de très nombreuses réactions, auxquelles Francesca Borri a elle-même répondu sur le site du Guardian . Il nous a semblé qu il méritait d être traduit en français.

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail: «Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ?»

Le même jour, dans la soirée, j’ai retrouvé le camp rebelle où je vivais, au beau milieu de cet enfer qui s’appelle Alep, et dans la poussière et la faim et la peur, j’ai espéré trouver un ami, un mot compatissant, un geste tendre. Au lieu de ça, je n’ai trouvé qu’un autre e-mail de Clara, qui passe ses vacances chez moi en Italie. Elle m’a déjà envoyé huit messages «Urgents !». Aujourd’hui elle cherche ma carte de spa, pour se faire masser gratuitement. Les autres messages dans ma boîte de réception ressemblaient à ça: «Excellent, ton article aujourd’hui ; aussi excellent que ton livre sur l’Irak.» Malheureusement, mon livre ne parlait pas de l’Irak, mais du Kosovo.

Du reporter freelance, les gens gardent l’image romantique d’un journaliste qui a préféré la liberté de traiter les sujets qui lui plaisent à la certitude d’un salaire régulier. Mais nous ne sommes pas libres, bien au contraire. Rester en Syrie, là où personne ne veut rester, est ma seule chance d’avoir du boulot. Je ne parle pas même d’Alep, pour être précise. Je parle de la ligne de front. Parce que les rédacteurs en chef, en Italie, ne veulent que le sang et les «bang bang» des fusils d’assaut. J’écris à propos des groupes islamistes et des services sociaux qu’ils mettent à la disposition des populations, les racines de leur pouvoir – une enquête beaucoup plus complexe à mener que le traditionnel article en direct du front. Je fais tout mon possible pour expliquer, et pas seulement pour émouvoir, et je me vois répondre: «Qu’est-ce que c’est que ça ? Six mille mots et personne ne meurt ?»

A vrai dire, j’aurais dû comprendre ça la fois où mon rédacteur en chef m’a demandé un article sur Gaza, parce que Gaza, comme d’habitude, était bombardé. J’ai reçu cet e-mail: «Tu connais Gaza par cœur», écrivait-il. «Quelle importance, que tu sois à Alep ?» Exactement. La vérité est que j’ai fini en Syrie parce que j’avais vu dans «Time» les photos d’Alessio Romenzi, qui est entré dans Homs par les égouts quand personne ne savait ce qu’était Homs. J’ai regardé ses clichés en écoutant Radiohead – ces yeux, qui me fixaient ; les yeux de ces gens en train de se faire massacrer par l’armée d’Assad, un par un, et personne n’avait même entendu parler d’un endroit nommé Homs. La conscience broyée comme par un étau, je n’ai pas eu d’autre choix que de partir en Syrie.

Mais que vous écriviez d’Alep ou de Gaza ou de Rome, les rédacteurs en chef ne voient pas la différence. Vous êtes payé pareil: 70$ par article. Même dans des endroits comme la Syrie, où la spéculation délirante fait tripler les prix. Donc, par exemple, dormir dans une base rebelle, sous les obus de mortier, sur un matelas posé à même le sol, avec cette eau jaune qui m’a donné la typhoïde, coûte 50$ par nuit ; une voiture coûte 250$ par jour.

Donc, plutôt que de minimiser les risques, vous finissez par les maximiser. Non seulement vous ne pouvez pas vous payer une assurance – presque 1000$ par mois – mais vous ne pouvez pas non plus payer un fixeur ou un traducteur. Vous vous retrouvez seul en terre inconnue. Les rédacteurs en chef sont bien conscients que rémunérer un article 70$ vous pousse à économiser sur tout. Ils savent aussi que si vous êtes sérieusement blessé, une partie de vous espère ne pas survivre, parce que vos finances ne vous permettent pas d’être blessé. Mais ils achètent l’article, même quand ils refuseraient d’acheter un ballon de foot Nike fabriqué par des enfants pakistanais.

Les nouvelles technologies nous amènent à penser que la vitesse est un élément de l’information. Mais ce raisonnement repose sur une logique autodestructrice: le contenu, désormais, est standardisé, et votre journal, votre magazine, n’a plus aucune singularité, et il n’y a donc plus aucune raison de payer un reporter. Pour les nouvelles, j’ai Internet – gratuitement. La crise que les médias traversent est une crise du média lui-même, pas du lectorat. Les lecteurs sont toujours là, et contrairement à ce que croient beaucoup de rédacteurs en chef, ce sont des gens intelligents qui demandent de la simplicité sans simplification. Ils veulent comprendre, pas uniquement savoir.

Chaque fois que je publie un témoignage de guerre, je reçois une douzaine d’e-mails de personnes qui me disent : «Ok, bel article, tableau saisissant, mais je voudrais comprendre ce qu’il se passe en Syrie.» Et j’aimerais tellement répondre que je ne peux pas proposer d’articles d’analyse, parce que les rédactions vont simplement le survoler et me dire: «Tu te prends pour qui, gamine ?» - malgré mes trois diplômes, mes deux livres et mes dix années passées à couvrir des guerres, d’abord comme enquêtrice humanitaire puis comme journaliste. Ma jeunesse, au passage, s’est volatilisée quand des morceaux de cervelle m’ont éclaboussée. C’était en Bosnie. J’avais 23 ans.

Les journalistes freelance sont des journalistes de seconde zone – même s’il n’y a que des freelance ici, en Syrie, parce que c’est une guerre sale, une guerre du siècle dernier ; c’est une guerre de tranchée entre des rebelles et des loyalistes qui sont si proches qu’ils se hurlent dessus pendant qu’ils se mitraillent. Quand vous découvrez la ligne de front, vous n’en revenez pas, avec ces baïonnettes que vous n’avez jamais vues que dans les livres d’histoire. Les guerres modernes sont des guerres de drones, mais ici ils combattent mètre par mètre, rue par rue, et on en chie de peur.

Et pourtant les rédacteurs en chef, en Italie, vous traitent comme un enfant ; vous prenez une photo hallucinante, et ils vous disent que vous avez été chanceux, au bon moment au bon endroit. Vous décrochez une exclusivité, comme l’article que j’ai écrit un septembre dernier sur la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine de l’UNESCO, réduite en cendres tandis que les rebelles et l’armée syrienne se disputaient son contrôle. J’ai été la première reporter étrangère à y pénétrer, et les rédacteurs en chef vous lancent: «Comment pourrai-je justifier que mon journaliste n’ait pas pu entrer et que vous y êtes parvenue ?» J’ai reçu un e-mail d’un chef de service à propos de cet article: «Je le prends, mais je le publierai sous le nom de mon journaliste.»

Et puis, bien sûr, je suis une femme. Un soir, récemment, il y avait des tirs de mortier partout et j’étais assise dans un coin, avec la seule expression qu’on peut avoir sur le visage quand la mort risque de frapper d’une seconde à l’autre, et un autre reporter arrive, me regarde de la tête aux pieds, et me dit: «Ce n’est pas un endroit pour une femme.» Que pouvez-vous répondre à un type comme ça ? Crétin, ce n’est un endroit pour personne.

Si je suis effrayée, c’est parce que je suis lucide. Parce qu’Alep n’est que poudre à canon et testostérone et que tout le monde est traumatisé: Henri, qui ne parle que de guerre ; Ryan, bourré d’amphétamines. Et pourtant, à chaque fois que nous voyons un enfant taillé en pièces, c’est d’abord vers moi, la femme «fragile», qu’ils se tournent, pour savoir comment je me sens. Et je suis tentée de leur répondre : je me sens comme vous. Et les soirs où j’ai l’air blessée, ce sont les soirs où je me protège, où j’évacue toute émotion et tout sentiment ; ce sont les soirs où je m’épargne.

Parce que la Syrie n’est plus la Syrie. C’est un asile de fous. Il y a cet Italien qui était au chômage et qui a rejoint al-Qaeda, dont la mère sillonne Alep pour le retrouver et lui mettre une bonne raclée ; il y a le touriste japonais qui arpente les lignes de front parce qu’il dit avoir besoin de deux semaines de «sensations fortes» ; le Suédois diplômé d’une école de droit qui est venu pour rassembler des preuves de crimes de guerre ; les musiciens américains qui portent la barbe à la Ben Laden, prétendant que ça les aide à se fondre dans le décor alors qu’ils sont blonds et qu’ils mesurent plus d’un mètre quatre-vingt-dix. (Ils ont apporté des médicaments contre la malaria, même s’il n’y a pas de cas de malaria ici, et veulent les distribuer en jouant du violon). Il y a les membres de diverses agences des Nations-Unies qui, lorsque vous leur dites que vous connaissez un enfant souffrant de leishmaniose (une maladie transmise par piqûre d’insecte) et que vous leur demandez s’ils pourraient aider les parents à le faire soigner en Turquie, vous répondent qu’ils ne le peuvent pas parce que c’est un cas particulier et qu’ils ne s’occupent que de «l’enfance» en général.

Mais nous sommes des reporters de guerre après tout, n’est-ce pas ? Une bande de frères (et de sœurs). Nous risquons nos vies pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Nous avons vu des choses que la plupart des gens ne verront jamais. Nous sommes parfaits pour animer les dîners en ville. Les bons clients que tout le monde veut inviter.

Mais le secret sordide, c’est qu’au lieu d’être unis, nous sommes nos propres pires ennemis ; et la raison du papier payé 70$, ce n’est pas le manque d’argent, parce qu’il y a toujours de l’argent pour un papier sur les petites amies de Berlusconi. La vraie raison, c’est que quand vous demandez 100$, quelqu’un d’autre est prêt à le faire pour 70. C’est une compétition féroce. Comme Beatriz, qui aujourd’hui m’a indiqué une direction erronée pour pouvoir être la seule à couvrir une manifestation, tromperie qui m’a menée au milieu des snipers. Juste pour couvrir une manifestation, semblable à des centaines d’autres.

Pourtant nous prétendons être ici afin que personne ne puisse dire : «Mais nous ne savions pas ce qui se passait en Syrie.» Alors que nous ne sommes ici que pour emporter un prix, pour gagner en visibilité. Nous sommes ici à nous mettre des bâtons dans les roues comme si un prix Pulitzer était à notre portée alors qu’il n’existe absolument rien de ce genre. Nous sommes coincés entre un gouvernement qui ne vous accorde un visa que si vous êtes contre les rebelles et les rebelles qui, si vous êtes avec eux, ne vous autorise à voir que ce qu’ils veulent bien vous montrer.

La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que personne ne comprend rien à la Syrie – hormis le sang, encore le sang, toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit: «Honte à vous.»

Si j’avais réellement compris quelque chose à la guerre, je n’aurais pas essayé d’écrire sur les rebelles et les loyalistes, les sunnites et les chiites. Parce que la seule histoire qui vaille d’être racontée en temps de guerre, c’est comment vivre sans peur. Tout peut basculer en une fraction de seconde. Si j’avais su cela, alors je n’aurais pas eu si peur d’aimer, d’oser, dans ma vie ; au lieu d’être ici, maintenant, recroquevillée dans l’obscurité et la puanteur, en regrettant désespérément tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que je n’ai pas dit. Vous qui demain serez encore en vie, qu’attendez-vous ? Pourquoi hésitez-vous à aimer ? Vous qui avez tout, pourquoi avez-vous si peur ?

Francesca Borri

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the increase of murders by police of civilians, whether unarmed or not, black or not, pisses me off as it does everyone else. what worries me is we wouldn’t be reading about it if they didn’t want us to.

the purpose of the media is NOT to inform the general public because they benevolently feel we have a right to information. all reports are carefully planned so as to produce a desired opinion. they have an eye for results.

they are fomenting the current unrest, and they wouldn’t do it if they didn’t feel they had something to gain from it.

Pour ne pas bouger nos croyances sommes-nous condamnés à la « guerre des sexes » réponse automatique à l’inacceptable différence ?

« Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. […] La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là. »

« les loups, même malades, même acculés, même seuls ou effrayés, vont de l’avant. […] Ils donneront toutes leurs forces pour se trainer si nécessaire d’un endroit à l’autre, jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un bon endroit pour guérir et pour revivre. La nature sauvage va de l’avant. Elle persévère. »

“I am really very, very tired of everything - more than tired.”
— Friedrich Nietzsche, Selected Letters

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“Mon unique espérance est dans mon désespoir”
— Jean Racine

02:52

“Life is a comedy to those who think, a tragedy to those who feel.”
— Jean Racine

04:56
16/12/14


It’s BOREDOM. Tears have glued its eyes together.
You know it well, my Reader. This obscene
beast chain-smokes yawning for the guillotine —
you — hypocrite Reader — my double — my brother!”

02:42

«D’où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,
Montant comme la mer sur le roc noir et nu?»
— Quand notre coeur a fait une fois sa vendange
Vivre est un mal. C’est un secret de tous connu,

Une douleur très simple et non mystérieuse
Et, comme votre joie, éclatante pour tous.
Cessez donc de chercher, ô belle curieuse!
Et, bien que votre voix soit douce, taisez-vous!

Taisez-vous, ignorante! âme toujours ravie!
Bouche au rire enfantin! Plus encor que la Vie,
La Mort nous tient souvent par des liens subtils.

Laissez, laissez mon coeur s’enivrer d’un mensonge,
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe
Et sommeiller longtemps à l’ombre de vos cils!
Charles Baudelaire
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“Faut-il qu’un homme soit tombé bas pour se croire “heureux”! Si ma langue pouvait prononcer une telle phrase, elle en resterait paralysée… Vous êtes heureux! Facile à contenter, alors? Je vous plains, et j’estime ma mauvaise humeur plus distinguée que votre béatitude (…) J’irai jusque là, que je vous demanderai si les spectacles de la terre vous suffisent. Quoi! jamais vous n’avez eu envie de “vous en aller”, rien que pour changer de spectacle? J’ai de très sérieuses raisons pour plaindre celui qui n’aime pas la mort.”

— Charles Baudelaire, Projet de lettre à Jules Janin (février 1865)

22:15

"Moi je fais servir mon génie à peindre les délices de l cruauté."

Isidor Ducasse

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I

Mon spectre autour de moi nuit et jour
Telle une bête Sauvage garde ma voie ;
Mon Emanation loin de moi
Pleure sans cesse mon Péché.

II

Un gouffre sans Fond, sans limites :
Là nous errons , là nous pleurons ;
Sur le vent affamé, avide
Mon Spectre te suit à la trace .

III

Il flaire tes pas dans la neige,
De quelque coté que tu ailles
Par la grêle et la pluie d hiver.
Quand reviendras-tu à nouveau ?

W.Blake

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"Take the nicest ten-year-old from the best home and put him on the streets, and he’s going to learn to steal to survive. Take the best little girl from Sunday school, tell her that her parents left and don’t care, and dump her on the corner, and she will be turning tricks by the end of the week just to eat.

Well, I was that boy. I was that girl. I didn’t want to be this way, no kid does. I wasn’t some demon that sprang from my mother’s womb. Everybody talks role models. What role models did I have? Perverted reform school guards? Great parents? Jesus and the Bible? It was the Bible that drove my mother out of her home and put her on the streets.

The ‘fathers’ and ‘mothers’ society provided to raise me in the system beat me bloody with whips and straps, fucked me in the ass until I shit blood and couldn’t walk, and taught me to hate.

And everybody’s shocked how I turned out. Wake up! You did this to me and you’re doing it to thousands like me every day.”

— Charles Manson, 1976

01:32
11/12/14

"La peur , c est la poésie"
AA

Quand il parle de la vie, c est du feu qu il parle : quand il nomme le vide , c est la brulure du vide, l ardeur de l espace de l espace à vif, l incandescence du desert . Le Mal est ce qui brule, force , excorie. Si , dans l intimité de sa pensée et dans la violence de sa parole, il a toujours senti l attaque de quelque chose de méchant , il a reconnu en ce mal , non pas le péché, mais la cruauté et l essence même de l esprit que le coeur vrai du poète souffrant est vouer à abriter.
Il est bien vrai qu Artaud a souffert de l esprit et par l esprit.
Il est vrai que sa pensée a été douleur, et sa douleur, l infini de la pensée.
Mais cette violence qu il supporte avec un étrange tourment innocent, de même que la révolte que sa parole affirme, loin de representer un mouvement particulier et personnel , indique l insurrection
venant de la profondeur de l être comme si l être n était pas seulement l être mais deja dans son fond le spasme d être et ce rapace besoin d envol par lequel furent soulevées sans relâche la vie et la poésie d Antonin Artaud .

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Il n y a pas assez de revue, ou si l on veut toutes les revues sont inutiles.
Nous paraissons parce que nous croyons répondre à quelque chose. Nous sommes réels.
Ceci au besoin nous dispense d être nécessaires. Il devrait y avoir autant de revues qu il y a d états d esprit valables.
Le nombre des papiers imprimés serait alors réduit à très peu, mais ce très peu donnerait le précis et la somme de ce qui doit être pensé, ou de ce qui vaut d être publié.

Toutes les revues sont les esclaves d une manière de penser, et , par le fait , elles méprisent la pensée. Elles ont toutes ce grave défaut d être rédigées par plusieurs hommes. Elles s imaginent ainsi refléter un état d opinion, elles n en sont que le pot-pourri. car il n y a pas d état de l opinion,
il y a des opinions diverses qui valent plus ou moins d être formulées. Mais l humanité est inguérissable, on n empêchera jamais les hommes d être certains de leur pensée et méfiant de elle d autrui ; que si quelqu un qui a une opinion juste veut lui donner un pubic, il ne lui reste que de fonder une revue.
Nous avons une opinion qui vaut la peine d être exprimée. Des contingences , extérieures au fait de bien ou de mal penser , empêchent les revues d accueillir cette opinion dans sa nudité absolue.
Il n y a pas de revue libre, toutes les revues ont plus ou moins un canon.
Nous choisissons donc le seul moyen d être nous même et de l être totalement .

Nous paraîtrons quand nous aurons quelques chose à dire. quand nous croirons avoir une vue intéressante sur une fausse manière de penser, ou qu un fait esthétique ou moral nous semblera susceptible d être discuté . Cette revue sera donc une revue personnelle, intéressante en tant que la chose d un seul, mais nous accueillerons à titre d invités les artistes et écrivains dont les productions nous paraitrons s accorder avec notre état d esprit, l illustrer, ou s y rapporter d une manière quelconque.

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" Je me trouvai sur le bord de l’abîme de douleur, où retentit le tonnerre d’infinis hurlements. Cet abîme était si obscur, si profond, si sombre, que jetant mes regards au fond, je n’y discernais aucune chose."
DA, La divine Comédie

19:24
7 DEC/14

Oh! just, subtle, and mighty opium! that to the hearts of poor and rich alike, for the wounds that will never heal, and for "the pangs that tempt the spirit to rebel," bringest and assuaging balm; eloquent opium! that with thy potent rhetoric stealest away the purposes of wrath; and to the guilty man, for one night givest back the hopes of his youth, and hands washed pure from blood; and to the proud man, a brief oblivion for

Wrongs unredress , and insults unavenged;
that summonest to the chancery of dreams, for the triumphs of suffering innocence, false witnesses; and confoundest perjury; and dost reverse the sentences of unrighteous judges: -- thou buildest upon the bosom of darkness, out of the fantastic imagery of the brain, cities and temples, beyond the art of Phidias and Praxiteles -- beyond the splendour of Babylon and Hekatompylos: and "from the anarchy of dreaming sleep," callest into sunny light the faces of long-buried beauties, and the blessed household countenances, cleansed from the "dishonours of the grave." Thou only givest these gifts to man; and thou hast the keys of Paradise, oh, just, subtle, and mighty opium!

"I took it, and in an hour, Oh Heavans ! What a revulsion ! What an upheaving, from its lowest depths, of the inner spirit . What an apocalypse of the world within me. What had opened before me -- an abyss of divine enjoyment suddenly revealed. Here was a panacea for all human woes. Here was the secret of happiness, about which philosophers had disputed for so many ages, at once discovered".
Thomas de Quincey (1785-1859)
(Essay, 1849)

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23:47 /6 DEC 14

“I climbed, I climbed, I dreamed, I thought; but everything oppressed me.”

— Friedrich Nietzsche, from Thus Spoke Zarathustra

Il faut que l on comprenne que toute intelligence n est qu une vaste éventualité , et que l on peut la perdre , non pas comme l aliéné qui est mort, mais comme un vivant qui est dans la vie et qui en sent sur lui l attraction et le souffle ( de l intelligence , pas de la vie ).
Les titillations de l intelligence et ce brusque renversement des parties.
Les mots à mi-chemins de l intelligence.
Cette possibilité de penser en arrière et d invectiver tout à coup sa pensée.
L absorption, la rupture de tout.
Et tout à coup ce filet d eau sur un volcan, la chute mince et ralentit de l esprit.

AA

"Le néant n a jamais fait de mal à personne ."
AA

03:16

La géométrie est le véritable pilier de
toute peinture.
Albrecht Durer

r =ae bo

"Aimer c est me connaitre,
Ma nature la plus secrète,
La vérité qui est en moi."

Le bhagavad Gita

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0:09

"Do you feel guilty? Do you feel guilty for the thousands of millions of Indians you destroyed? Do you feel guilty for the gas chambers where you killed the Jews? Do you feel guilty for the timeless, endless how far can you go back? And say you feel guilty? Of what? And then you will make me suffer until I say "okay now I feel guilty." Do you feel secure now that I feel guilty? Is that going to make you feel better if I feel guilty?"

- Charles Manson

Un écrivain ne peut décrire qu une seule chose : ce que ses sens perçoivent au moment où il écrit... Je ne suis qu un appareil d enregistrement... Je ne prétends imposer ni « histoire » ni « intrigue » ni « scénario » ... [...] Je ne cherche pas à distraire, je ne suis pas un amuseur publique...

Le Festin nu (1959), WB

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22:53

"Si je suis poète ou acteur , ce n est pas pour écrire ou déclamer des poésies,
mais pour les vivre.
Lorque je récite un poème , ce n est pas pour être applaudi mais pour sentir des corps
d hommes et de femmes, je dis des corps; trembler et vivre à l unissons du mien ."

Je ne crois plus aux mots des poèmes, car ils ne soulèvent rien et ne font rien.
Autrefois il y avait des poèmes qui renvoyaient un guerrier se faire trouer la gueule,
mais la gueule trouée, le guerrier était mort, et que lui restait-il de sa gloire à lui ?

Rien .

Il était mort.
Cela servait à éduquer dans les classes les cons et les fils de cons qui viendraient après lui et sont allés à de nouvelles guerres atomiquement réglementées.
Je crois qu il y a un état ou le guerrier ,
la gueule trouée et mort,
reste là,
il continue à se battre et à avancer,
il n est pas mort
il avance pour pour l éternité. "

Cahier Renauld barrault , 1954 AA.

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Le visage humain est une force vide, un champ de mort.
Le seul Van Gogh a su tirer d une tete humaine un portrait qui soit la
fusée explosive du battement d un coeur éclaté.
Le sien.
"Le visage humain", AA.

04:35

La vie des morts consiste à survivre dans l esprit des vivants.
Cicéron

« La liberté est anarchie, parce qu elle n admet pas le gouvernement de la volonté, mais seulement l autorité de la loi, c est-à-dire de la nécessité .»

« La propriété, c’est le vol .»

« Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : c’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c’est le vol, sans avoir la certitude de n’être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? »
Proudhon

“It takes a very long time to become young.”
— Pablo Picasso
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sam 29 nov 14
23:18

Pourquoi photographier la guerre ?

Est il possible ,
Par le moyen de la photographie d éliminer un comportement humain,
qui a exister tous au long de l histoire ?
Cette idée peut paraitre ridicule dans ses proportions
Mais c est justement ce qui me motive.

Pour moi la force de la photographie reside dans ces faculté humaine.
Si la guerre tant à detruire l humanité, on peut concevoir la photographie
comme la negation de la guerre,
Donc comme un ingredient puissant dans l antidote à la guerre

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“Thought is the sculptor who can create the person you want to be.”

— Henry David Thoreau


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« O juste, subtil et puissant opium ! Toi qui , au coeur du pauvre comme du riche,
pour les blessures qui ne se cicatriseront jamais et pour les angoisses qui induisent
l’ésprit en rébellion, apporte un baume adoucissant ; éloquent opium ! toi qui par ta puissante rhétorique,
désarmes les résolutions de la rage, et qui , pour une nuit, rend à l’homme coupable les espérances de sa
jeunesse et ses anciennes mains pure de sang ; qui, à l’homme orgueilleux, donnes oubli passager…

Charles Baudelaire, Les paradis artificiels .

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"Happiness in intelligent people is the rarest thing I know."
-Ernest Hemingway

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"La prémonition n est pas liée à l état onirique. Pas plus que l état onirique n est lié au sommeil. Mon expérience veut que l état onirique se poursuive sans arrêt, et qu on peut le reconnaître dans un état de veille"
W.B, Mon éducation, un livre des rêves.


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"On m a dit que j étais le fils de l homme et de la femme. cela m étonne. Je croyais etre davantage."

Lautreamont

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"Il disait : La nature a pris des précautions contre moi.

Il disait : Je suis une torche vivante.
Beaucoup ont été éclairés et quelques uns, les plus proches, brulés. Nous pourrons nous raconter des histoires de lui et les plus droles, il me semble, conviendront le mieux.

Sur le reste, ne rien ruminer. Pour que la brulure agisse. Pour que nous agissions selon la brulure..."

Roger Blin à propos d Artaud .

"Moi Antonin Artaud , je suis mon fils , mon père , ma mère,
et moi..."

A.A , (ci-git).

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“The face of evil is always the face of total need.”

— William S. Burroughs

"Nothing is true, everything is permitted."
The Last Words of Hassan i Sabbah

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Thèses sur Feuerbach:
Extrait:

Les philosophes n ont fait qu interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c est de le transformer.

La question de savoir s il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n est pas une question théorique, mais une question pratique. C est dans la pratique qu il faut que l homme prouve la vérité, c est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l irréalité d une pensée qui s isole de la pratique, est purement scolastique.

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En 1917, le Parlement français adoptait la prohibition de l’opium, recommandée par le traité de La Haye de 1911 qui faisait suite à la conférence de Shangaï de 1909.

L’écrivain Antonin Artaud répondait alors au législateur, dans une fameuse "lettre ouverte", "Monsieur le législateur… tu es un con."

Il y a un mal contre lequel l’opium est souverain et ce mal s’appelle l’Angoisse, dans sa forme mentale, médicale, physiologique, logique ou pharmaceutique, comme vous voudrez.

L’Angoisse qui fait les fous.

L’Angoisse qui fait les suicidés.

L’Angoisse qui fait les damnés.

L’Angoisse que la médecine ne connaît pas.

L’Angoisse que votre docteur n’entend pas.

L’Angoisse qui lèse la vie.

L’Angoisse qui pince la corde ombilicale de la vie.

Par votre loi inique vous mettez entre les mains de gens en qui je n’ai aucune espèce de confiance, cons en médecine, pharmaciens en fumier, juges en mal-façon, docteurs, sages-femmes, inspecteurs-doctoraux, le droit le disposer de mon angoisse, d’une angoisse en moi aussi fine que les aiguilles de toutes les boussoles de l’enfer.

Tremblements du corps ou de l’âme, il n’existe pas de sismographe humain qui permette à qui me regarde d’arriver à une évaluation de ma douleur précise, de celle, foudroyante, de mon esprit !

Toute la science hasardeuse des hommes n’est pas supérieure à la connaissance immédiate que je puis avoir de mon être. Je suis seul juge de ce qui est en moi.
Rentrez dans vos greniers, médicales punaises, et toi aussi, Monsieur le Législateur Moutonnier, ce n’est pas par amour des hommes que tu délires, c’est par tradition d’imbécillité. Ton ignorance de ce que c’est qu’un homme n’a d’égale que ta sottise à la limiter.

Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi.

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ALLÉGORIE

C’est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l’amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s’émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane ;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l’Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l’heure viendra d’entrer dans la Nuit noire,
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu’un nouveau-né, — sans haine et sans remord.

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LES CHATS

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

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Using the hashtag #BeenRapedNeverReported, several women have detailed feelings of shame and powerlessness before the law for reasons they did not denounce their attackers. Others feared that no one would have believed them.
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"La vie n est jamais belle ; seules les images de la vie sont belles."
Schopenhauer

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« Dès le Concept d’angoisse, Kierkegaard écrit: « L’angoisse est l’instant. Elle est la limite entre
l’innocence et le péché. Et le péché se fait dans l’instant, plus exactement même, il est l’instant
en tant que celui-ci se sépare de l’éternité. » Pour Kierkegaard, l’existence est la plus haute valeur
et en même temps elle est péché ; (…)C’est là un des aspects les plus profonds du paradoxe chez
Kierkegaard. On pourrait dire de même de la temporalité : la temporalité est péché ; et pourtant,
c’est elle qui est la source de la dialectique de l’esprit, du pathétique de l’âme, et c’est en elle que se
réalise Dieu. » Jean Wahl, Kierkegaard, L’Un devant l’autre. p. 56

« L’angoisse est la possibilité de la liberté ; seulement, grâce à la foi, cette angoisse possède une valeur éducative absolue ; car elle corrode toutes les choses du monde fini et met à nu toutes leurs illusions. » Sören Kierkegaard

Sören Kierkegaard (1813-1855), surnommé parfois le Socrate de Copenhague, mérite incontestablement son « titre » de père de la philosophie de l’existence. D’ailleurs, parmi tous les philosophes rangés dans cette catégorie, qu’ils soient croyants ou athées, aucun ne conteste la paternité spirituelle du philosophe danois. Avec Kierkegaard, c’est une nouvelle manière de philosopher qui prend corps en opposition radicale avec la philosophie universitaire incarnée alors par la figure monumentale de Hegel. C’est précisément à travers son opposition radicale au maître de Berlin que le « dandy » de Copenhague élabore sa propre conception de la philosophie. Il reproche à la philosophie spéculative hégélienne de figer la vie dans des concepts abstraits et de reléguer le tragique de l’existence individuel au rang de l’insignifiance en face de la logique du processus historique.
Pour Kierkegaard, le tragique de l’existence humaine se manifeste avant tout par l’angoisse dont il fait une analyse géniale dans son ouvrage le plus significatif à mon sens : Le concept de l’angoisse. Le titre du livre montre à lui seul la visée polémique de Kierkegaard à l’encontre de Hegel, le terme de concept associé à la notion d’angoisse étant une parfaite absurdité du point de vue hégélien. Comment un affect aussi subjectif et personnel que l’angoisse pourrait faire l’objet d’un concept philosophique devant par définition être généralisable ? Cette question nous plonge directement dans le paradoxe de la foi où la faute d’un seul homme condamne le genre humain tout comme la réparation d’un seul homme peut le sauver. Le coup de génie de Kierkegaard dans ce livre est de parvenir à rattacher la dimension sexuelle de l’angoisse à sa dimension ontologique. A travers Le concept de l’angoisse, Kierkegaard engendre à la fois Freud, Sartre et Heidegger, ce qui me permet d’affirmer que ce petit livre est une sorte d’acte fondateur pour toute la pensée contemporaine !
Kierkegaard cerne l’angoisse sous son double registre à la fois psychologique et ontologique en révélant ainsi son point névralgique. Sur le plan psychologique, l’angoisse est lié au sentiment de culpabilité, ce que Kierkegaard illustre à travers son analyse du récit de la chute dans la Genèse. C’est précisément l’observation clinique d’un tel sentiment de culpabilité lié à la sexualité qui permettra à Freud d’engendrer tout l’édifice de la psychanalyse. Sur le plan ontologique, l’angoisse est lié à cet étrange mélange d’effroi et de fascination que suscitent en l’homme le néant et la mort, intuition fulgurante que Sartre et Heidegger développeront avec talent sans oublier leur « dette » intellectuelle pour le philosophe danois. Pour Kierkegaard, le point de jonction entre ces deux dimensions de l’angoisse se trouve dans la liberté. Dans le jardin d’Eden, Adam est angoissé par sa liberté du possible, car il peut violer l’interdit divin à tout instant. Le paradoxe insoutenable soulevé par Kierkegaard est celui d’une loi morale qui incite l’être libre à la faute et qui pourtant est nécessaire pour extraire l’homme de l’animalité. Dans l’expérience de l’angoisse du néant l’être humain éprouve un sentiment de vertige ontologique face à l’infini des possibilités qu’engendre sa liberté. Dans le vertige physique, on est attiré par le vide qui pourtant nous effraye, tandis que dans le vertige métaphysique, on est fasciné par le néant qui est en même temps source d’effroi. Mais cette épreuve de l’angoisse est précisément pour Kierkegaard ce qui forme l’être humain à l’authenticité de la liberté….

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Le contrat gazier du siècle est venu couronner la visite officielle du président Poutine à Shanghai.

Le travail sur ce document fut long et laborieux, et voilà que les leaders des deux pays s allie . Moscou s’engage à livrer pendant 30 ans du gaz à la Chine. A ce contrat majeur s’ajoute plus d’une cinquantaine d’accords de coopération dans différents secteurs, depuis l’aéronautique jusqu’à la production de gaz liquéfié.
Alors que les affrontement continue en Ukraine , la III guerre mondial choisie bien ses alliés .
Ce qui se passe en Ukraine est très grave . Et n est que les présages de l avenir que nous réserve les politiques international , les armes nucléaires pret à l emploi , cette future guerre sera une boucherie...

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Le ciel dans sa bonté rassemble parfois sur un mortel ses dons les plus précieux, et marque d une telle empreinte toutes les actions de cet heureux privilégié, qu elles semblent moins témoigner de la puissance du génie humain que de la faveur spéciale de Dieu. Léonard de Vinci, dont la beauté et la grâce ne seront jamais assez vantées, fut un de ces élus. Sa prodigieuse habileté le faisait triompher facilement des plus grandes difficultés. Sa force, son adresse, son courage avaient quelque chose de vraiment royal et magnanime ; et sa renommée, éclatante pendant sa vie, s accrut encore après sa mort "
Giorgio Vasari

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"Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme. Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième. Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième ; depuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième."

Léonard De vinci

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La vie est de bruler des questions .

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« Le capitalisme libéral a étendu son emprise sur les consciences; marchant de pair avec lui sont advenus le mercantilisme, la publicité, le culte absurde et ricanant de l efficacité économique, l appétit exclusif et immodéré pour les richesses matérielles. Pire encore, le libéralisme s’est étendu du domaine économique au domaine sexuel. »
— H.P.Lovecraft. Contre le monde, contre la vie.

La libéralisation accrue de l économie et des mœurs ne contribue pas à l épanouissement des humains, mais à leur individualisation. Autrefois socialisé par la famille, la religion et un travail fixe, l individu est désormais responsable d une vie qu il n a pas choisie. Sans capital familial et physique suffisant, les personnages houellebecquiens ratent leur socialisation et leur vie subséquemment. Ils perdent souvent la maîtrise psychologique d eux-mêmes. La dépression devient alors la conséquence d une libéralisation mal vécue.

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"La sagesse est d etre fou lorsque les circonstances en valent la peine."

Jean Cocteau

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"No more let life divide what death can join together. "

– Adonais: An Elegy on the Death of John Keats, by Percy B.

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APRÈS RIMBAUD LA MORT DES ARTS

Cette langue sera de l’âme pour l’âme.
Rimbaud.

Le propre d’un Rimbaud sera d’apparaître à jamais, avec l’ironie d’un retour éternel, dès sa plume posée pour ne plus la reprendre, comme le précurseur de tout ce qui veut naître et qu’à l’avance il déflora du caractère de nouveauté que l’on prête gratuitement aux naissances. Cette perpétuelle du millenium eu ainsi en lui son rare témoin : on peut le dire exactement prophète.

Trahi sans cesse par la plupart de ses admirateurs ou esprits bas, qui cherchent à lui faire servir leurs fins innommables et qui se jugent en le jugeant comme ils font, il demeure invariablement la pierre de touche. Il montre la limite de tout individu parce qu’il vécut lui-même à la limite de l’individu : je veux dire que plusieurs points de son œuvre marquent le souvenir d’un être qui, ayant tendu toutes les facultés de son esprit à l’extrême des possibilités humaines, a suivi l’asymptote des impossibilités humaines[1]. S’il a ou n’a pas vu au-delà de ces limites (ce qu’on ne peut évidemment vérifier qu’à condition de revivre son expérience et à quel prix !), il a au moins vécu béant sur cet au-delà. D’où, dans son œuvre, ces trous noirs que ceux qui craignent le vertige cherchent à masquer grossièrement au moyen de ce qu’ils ont de mieux à puiser au fond d’eux-mêmes de leur « idéal », par analogie. Dévoilant à tout coup leurs petits sommets (foi religieuse ou concept tautologique, phraséologie creuse ou pire) ils permettent de mesurer leur bassesse.

Ainsi, dans mon programme ou casse-dogme, le prétexte-Rimbaud à tout remettre en question surgit magnifiquement à propos de ce qui fait la valeur de son œuvre.

Justifier une telle valeur est essentiel dans la mesure où cela permet d’abord de dénoncer en passant toutes les fausses recettes qu’emploient les « artistes » pour atteindre un beau dont la notion obscure à souhait ne suffit pas à cacher le caractère inadmissible, ensuite de voir ce qui reste réel dans l’idée de beauté et comment y atteignent certains créateurs, toutes considérations de métier mises à part.

Tout jugement esthétique d’une œuvre dite d’art cherchant à remonter d’effet à cause en tirant sur l’ignoble cordon ombilical que l’on nomme lien causal parce qu’il relie l’occidental à sa mère la pourriture, exaspère, désespère tous ceux que j’estime et moi-même. Ma tête, ma tête sans yeux, à qui établirait le bien-fondé de sa manie d’induire comme de tout autre tic de la pensée logique, en face de ma torpeur fixe, cette soudaine conscience du scandale d’être !

C’est avec le dédain le plus lointain pour les trop faciles réfutations des esprits fins que je tiens à noter ici ce qui fut toujours pour moi le plus élémentaire sentiment de propreté morale à savoir que, à de très rares mais immenses exceptions près [2], je répudie l’art dans ses manifestations les plus hautes comme les plus basses, qu’à peu près toutes les littératures, peintures, sculptures et musiques du monde m’ont toujours amené à me frapper violemment les cuisses en riant bêtement comme devant une grosse incongruité.

Les productions des réels talents et des génies dans leur genre, les perfections techniques acquises par l’exploitation systématique de modèles reconnus ou non, la pratique assidue des imitations « nature », la « longue patience » de l’académicien récompensé, toutes les activités de cet ordre m’ont toujours scandalisé par leur parfaite inutilité. Inutilité. C’est l’art pour l’art. Autrement dit l’art d’agrément. Hygiénique distraction pour oublier la réalité dure à étreindre.

Des artistes œuvrent avec goût.

Des esthètes jugent en connaisseurs.

Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.

Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux-arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.

L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi sous une autre forme que Non, Non et Non.

Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vainc qu’un coup d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde de Vaux. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée de Comte[3]. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours entre lui et eux.

Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.

Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique. L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :

— Ou bien l’homme figé par l’espace hors de lui et qu’il tient pour solide et base, recopie soigneusement une nature d’images et de faits sans penser qu’elle n’est peut-être qu’une projection de son esprit et son attention glisse sur des surface, d’où l’épithète « superficiel ». L’art ou malpropreté est en ce cas qu’il transpose ou déforme. Quant à voir au travers il faudrait d’autres yeux derrière les yeux pour les regarder sous la voûte du crâne.

— Ou bien l’autre univers[4] arrache l’homme aux aspects et aux formes externes et le tire dans sa tête. Mais les cinq doigts de la main sensorielle n’ont aucune prise sur ce monde-en-creux, ce monde-reflet, ce monde de prestiges plus vrai que le monde des formes sensibles puisque, en lui, quoi qu’on dise on ne peut pas mentir.

L’esprit confusionniste de la critique a baptisé cette seconde forme d’activité créatrice de deux appellations particulièrement imbéciles, c’est à savoir : littérature (ou peinture) d’imagination, littérature (ou peinture) subjective. La critique psychologique la plus élémentaire de l’imagination dite créatrice constate que celle-ci ne crée jamais rien, mais ne fait qu’amalgamer des fragments de souvenirs sensoriels selon une composition différente de leur assemblage habituel : tels seraient s’ils avaient été imaginés et non pas réellement vus, les monstres de la légende avec leurs têtes de coqs ou d’épingles, leurs pieds de table, leurs âmes d’enfant, leurs queues de carotte et leurs corps de lions ou de balais ou de baleines. Ainsi font les grands Imaginatifs qui, pour des sommes dérisoires — prenez place, la séance va commencer — évoquent devant les yeux d’eau grasse du public les orients et les antiquités, toutes les reconstitutions historiques et préhistoriques — visibles pour les adultes seulement. Ce n’est pas dans les domaines pseudo-arbitraires de l’écœurante fantaisie qu’ils se meuvent, ceux qu’un fatal accrochage, un jour blanc de leur vie, a arraché aux tapis roulants d’un monde dont leurs mains soudain de feu ont incendié les celluloïds et les cartons-pâtes.

Alors sous le signe de l’éclair du vert tonnerre, un clignement d’œil durant, l’homme a entr’aperçu tout au fond de sa tête la bordure de l’allée aux statues en allées, l’allée des fantômes et des miracles où l’on tombe par les placards à double fond des coïncidences, les fausses portes basculantes des rencontres chocs et les chausse-trapes affolantes des paramnésies.

Dorénavant le seul but de sa vie devient l’entrée de cette voie interdite qui mène de l’autre côté du monde, pour peu qu’il appartienne à cette famille d’esprits qui se détournent avec lassitude et dégoût de toute recherche dont le but par cela même qu’il est réputé logiquement possible à atteindre, donc virtuellement préexistant, se dépouille immédiatement de tout intérêt.

Mais le seul problème actuel se présente sous les heureux auspices de la plus parfaite absurdité logique. Comment faire entrer au cœur de cet impossible univers dont un instant de divination n’a dévoilé l’implacable existence, en un sommeil magique, que pour laisser à jamais son ombre entre le voyant et le faux monde où il ne peut plus vivre. Car l’état de conscience habituel à l’homme éveillé ne peut strictement rien percevoir de l’angoissant domaine où règne une logique protéenne irréductible à la raison. Comme le sujet connaissant, tel qu’il est, n’a aucune chance de pouvoir jamais faire entrer cet inconnu dans la zone d’investigation dont il dispose, il ne lui reste plus qu’à changer de conscience, qu’à sortir de lui-même pour, devenu plus vaste, être l’inconnaissable que c’est la seule façon de connaître[5].

Par le refus perpétuellement cruel, j’entends sans rémission, d’un univers mie de pain, par l’abandon de toute habitude, de toute technique acquise, qui ne vaut que par le sacrifice qu’on en fait — avec l’amertume au goût de lierre qu’on mange, par un appauvrissement systématique de tous ses moyens et par l’oubli voulu dispersant aux vents vastes la conscience éperdue de tous ses souvenirs, qu’il fasse le blanc sur sa conscience ou feuille de papier où tout ce passé s’inscrivait en lignes si nombreuses que sa pensée ne pouvait que suivre ces pistes à l’avance déterminées en cercles vicieux.

Qu’importent l’œuvre et la démarche parallèle qui la purifiera. Tous les moyens valent également. Il suffit de les pousser au paroxysme et de dépasser d’un cran le point limite. Que la variation sans cesse des étalons esthétiques usés dès leur naissance fassent enfin désespérer de l’art, qu’un impressionnisme transitoire ait enseigné peu à peu aux peintres le détachement de l’objet ou que la hantise du mot à son maximum d’évocation, du grand mot unique, du Maître mot impose peu à peu le vrai silence à Mallarmé, il y a toujours ascèse jusqu’à l’image pure de la véritable création. Tableau noir. Papier blanc.

Mais quand Rimbaud jette à la mer avec le « bateau ivre » les fabuleuses richesses de son art, il cède plus consciemment à une obligation morale. Car l’œuvre de celui qui a voulu se faire voyant est soumise, jusqu’à sa condamnation finale et au-delà à la seule morale que nous acceptions, à la morale terrible de ceux qui ont décidé une fois pour toutes de refuser tout ce qui n’est pas cela en sachant pertinemment à l’avance que, quoi qu’ils atteignent, ce ne sera jamais cela.

Que si sur le chemin du pays qui n’a pas de nom le voyant rencontre la beauté, elle ne sera que le reflet de son idée morale de révolte, c’est-à-dire que pour tous cette beauté sera à jamais révoltante.

Et si l’on veut encore appeler « belle » une image arrachée à l’ouragan du vide, sa beauté sera deux fois plus objective que ce qu’on a coutume de vêtir de ce nom. D’abord parce qu’elle vient d’un monde plus près de la réalité et plus universel que la célèbre nature. Aussi parce que celui qui la traduit en humain ne peut la transposer. Car elle est sauve de l’inévitable coefficient de déformation individuelle du seul fait qu’elle ne peut pas être l’œuvre d’un individu qui dans sa création n’a été que le geste. Celui qui a vidé sa conscience de toutes les images de notre faux monde qui n’est pas un vase clos peut attirer en lui, happées par la succion du vide, d’autres images venues hors de l’espace où l’on respire et du temps où le cœur bat, souvenirs immémoriaux ou prophéties fulgurantes, qu’il atteindra par une chasse d’angoisse froide. En un instant l’univers de son corps est mort pour lui : je n’ai jamais pu croire quand je fermais les yeux que tout restait en place. Je ferme les yeux. C’est la fin du monde. Il ouvre les yeux. Et quand tout fut détruit, tout était encore en place, mais l’éclairage avait changé. Quel silence, bon dieu, quel silence.

Les corps traduisent pour les corps, les corps-médiums livrés aux délires des automatismes éveillés. Ou bien dans les sommeils profonds où la mort rôde, où la conscience universelle filtre sans bruit dans l’inconscience du dormeur le rêve aux mains de glace prend un message du monde-en-creux dans son miroir. Et dans la fièvre des réveils nocturnes les corps se tordent, crânes vrillés par l’amnésie. Et comme pour voir mieux l’étoile consternante il ne faut pas diriger en plein sur elle le faisceau des rayons visuels, car la contemplation fixe aveugle, mais regarder un point fictif dans l’espace pour voir du coin de l’œil l’étoile au regard d’aiguille, avec un calme désespéré le dormeur éveillé cherche à tromper le monoïdéisme du trou mémorial. Qu’il retrouve seulement aux brisures d’un éclair et délire !

Ce n’était pas l’oubli quelconque d’une idée banale. C’est l’amnésie-signal d’alarme, l’amnésie des paramnésies. L’amnésie dont la seule peur me fait écrire. L’amnésie des révélations qui sont des gifles pour les hommes et qui seront bientôt des coups de couteau dans le dos. Paramnésie-caravane de sanglots, dernier signe étrangement solennel, annonciateur de ma mort, au bouleversant tumulte que tu déchaînes au plus haut sommet de l’Esprit, qui se tient droit encore en moi, tu me fais reconnaître, seule, à travers un univers que je récuse, le message du monde-en-creux, des nuits du feu, la beauté de chair et de nerfs, la beauté éternelle et désespérante des révolutions sidérales et des révolutions de sang !

Aller ? L’efficacité d’une telle démarche n’apparaît d’ailleurs que dans la mesure où l’on vit intérieurement l’idée hégélienne de perfectibilité de la raison concrète.
Aller ? Et il ne peut s’agir que d’établir le critérium de ces exceptions à définir une fois pour toutes
Aller ? Aussi bien les esprits religieux antiscientistes que les savants, à l’exception de Meyerson. (La fameuse question Meyerson que nous n réservons de mettre prochainement au point ici-même !)
Aller ? Je ne fais pas dupe de cette pseudo-dualité que, seule, dissocie la nécessité de l’exposition. Mieux que personne je sais qu’il n’y en a qu’un. L’expédient métaphysique le plus enfantin rétablit l’unité. Exemples : le monde extérieur est illusoire et toute perception devenant rêve : la première démarche se ramène à la seconde. Ou bien l’esprit de rêve a une réalité propre et la seconde se confond avec la première.
Aller ? Attention ! Comme la Critique de la Raison pure porte sur l’impossible connaissance du « noumène » et non pas sur une identification avec lui que je déclare, par expérience, possible, c’est la seule façon d’échapper à cette critique.

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Hélas ! Lorsque émerge pour moi l état intermediaire du lieu de naissance ,
Je doit abandonner toute paresse, car dans cette vie il n y a pas de temps à perdre .
Sans distraction , je vais entrer dans la voix de l écoute, de la réflexion et de la méditation,
M entrainer pour que les apparences et mon ésprit deviennent le chemin, et finalement manifester les Trois Corps.
En cette occasion unique ou j ai obtenu cette précieuse vie humaine,
Il n est plus de temps de demeurer sur les sentiers de la distraction !

Les principaux vers sur les six état intermédiaires," Le Livre des Morts Tibétain; PADMASAMBHAVA"

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“Age appears best in four things: old wood to burn, old wine to drink, old friends to trust and old authors to read.”
Francis Bacon

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Le mauvais rêveur

Mes rêves sont avant tout une liqueur, une sorte d’eau de nausée où je plonge et qui roule de sanglants micas. Ni dans la vie de mes rêves, ni dans la vie de ma vie je n’atteins à la hauteur de certaines images, je ne m’installe dans ma continuité. Tous mes rêves sont sans issue, sans château-fort, sans plan de ville. Un vrai remugle de membres coupés, je suis, d’ailleurs, trop renseigné sur ma pensée pour que rien de ce qui s’y passe m’intéresse: je ne demande qu’une chose, c’est qu’on m’enferme définitivement dans ma pensée.

Et quant à l’apparence physique de mes rêves, je vous l’ai dit: une liqueur.

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“Having to talk destroys the symphony of silence.”

Aleister Crowley, Diary of a Drug Fiend

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17:55

"Aux âmes ardentes, heureuses, généreuses, puisse le destin accorder l’un de vous deux, doux seigneurs, amis de l’humaine famille, pouvoirs sans pareils, dans l’immense univers, que dépasse seul le destin, cet autre pouvoir.
Et toi que depuis le commencement de mon âge j’honore et j’invoque toujours, belle Mort, toi qui seule au monde as pitié des peines terrestres, si je te célébrai jamais, si je tentai de réparer les outrages faits par le vulgaire à ta divine condition, ne tarde plus, condescends à des prières si rares, ferme à la lumière ces tristes yeux, ô reine du temps !
Quelle que soit l’heure où tu ouvriras tes ailes vers mes prières, tu me trouveras le front haut, armé, luttant contre le destin, ne louant ni ne bénissant, comme c’est l’usage de l’antique bassesse humaine, la main qui me fouette et se teint de mon sang innocent, rejetant de moi toutes ces vaines espérances, avec lesquelles le monde se console comme un enfant, et tout sot encouragement ; n’espérant rien d’autre à aucun temps, si ce n’est toi seule ? n’attendant d’autre jour serein que celui où je pencherai mon visage endormi sur ton sein virginal."

" L’oubli obscurcit tes pensées et le sommeil les enveloppe, dit-elle".

"Je suis jeune, mais ma jeunesse se consume et se perd comme une vieillesse : la vieillesse ! je la crains, et pourtant j’en suis bien loin. Mais la fleur de mon âge en diffère si peu ! "

" Le monde a deux choses belles : l’amour et la mort. À l’une, le ciel me guide dans la fleur de mon âge, et, quant à l’autre, je l’ai assez goûtée pour être heureux."
Maintenant, vis heureuse et embellis le monde de ton aspect, mon Elvire. Personne ne t’aimera autant que je t’aimai. Il ne naît pas un second amour semblable. Combien, ah ! combien, pendant ces longues années, le malheureux Gonzalve t’appela de ses lamentations et de ses larmes ! Comme j’ai pâli quand mon cœur se glaçait au nom d’Elvire ! comme je tremblai en franchissant ton seuil amer, à cette voix angélique, à l’aspect de ce front, moi qui ne tremble pas de mourir ! Mais le souffle et la vie me manquent pour ces propos d’amour. Le temps est passé et il ne m’est pas donné de rappeler ce jour. Avec l’étincelle vitale, ton image chérie s’éloigne enfin de mon cœur. Adieu. Si mon amour ne te fut pas importun, envoie demain, à l’approche de la nuit, un soupir à mon cercueil. »

Leopardi ," Le songe".

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16:10

"If we could sniff or swallow something that would, for five or six hours each day, abolish our solitude as individuals, atone us with our fellows in a glowing exaltation of affection and make life in all its aspects seem not only worth living, but divinely beautiful and significant, and if this heavenly, world-transfiguring drug were of such a kind that we could wake up next morning with a clear head and an undamaged constitution - then, it seems to me, all our problems (and not merely the one small problem of discovering a novel pleasure) would be wholly solved and earth would become paradise."
ALDOUS HUXLEY
1894 - 1963

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THE QUEST FOR A DRUG-FREE SOCIETY

In the longer-run, however, irrespective of how clever our pharmacological interventions may one day be, we d arguably be better off taking no drugs at all. For if there were nothing fundamentally wrong with our default-state of consciousness, then we wouldn t now try so hard to change it. Thus our sophisticated descendants may opt instead to rewrite the vertebrate genome and allow themselves life-long genetically pre-programmed bliss. They may "naturally" be animated by gradients of well-being beyond the bounds of normal human experience as an everyday part of mental health.
Wouldn t lifelong happiness make us stagnate? No. In our genetically-enhanced post-human successors, the functional analogues of aversive experience can potentially perform an analogous functional role to mental and physical pain in our Darwinian past, but without its textures of phenomenal nastiness. Our descendants enriched dopamine function will enhance their drive, energy and will-power, not just hedonic capacity. Thus outright abolitionism is not technically infeasible - just ideologically problematic.

Tomorrow s bioscientists face another challenge. Taken in excess, opioid-based drugs of today tend to dull consciousness, inducing a dreamy warm contentment. The name "narcotic" derives from the Greek word for stupor. Indeed smacked-out bliss is typically used as the archetype of what any drug-or-gene-underwritten chemical utopia would be like. Most notably, soma in Aldous Huxley s Brave New World is depicted as a cross between a non-addictive opioid and a hangover-less tranquilliser. Thus Huxley s utopians enjoy only an empty imbecilic happiness, not life-enriching peak experiences. Unlike dopaminergics, soma doesn t increase incentive-motivation, nor does it heighten the felt intensity of experience. You can use soma to drift off to sleep.

Yet this negative stereotype of synthetic bliss is profoundly misleading. Addictive tranquillity is only one option among many. It reflects a poverty in our conception of the range of options for paradise-engineering that biotechnology puts on offer. In reality, the quality of our consciousness can be intensified, sharpened and radically diversified by creative psychopharmacology. Intellect and empathy, and not just mood, can be prodigiously enhanced when the ideology of Better Living Through Chemistry finally enters mainstream culture.

Better still, when a wholesale genomic rewrite - and not just piecemeal genetic tinkering - unfolds in the millennium ahead, then any chemical manipulation of our descendants\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\' emotionally- and intellectually-enriched superminds may be redundant. At most, lifestyle drugs will offer an optional fine-tuning for the parameters of their well-being - set against a backdrop of native-born bliss. In the wake of any such Post-Darwinian Transition, a wide variety of social interactions will "naturally" trigger a far richer endogenous opioid release than occurs today; and do so from a much higher baseline of emotional well-being.

However, our present restrictive definitions of mental illness, and the technical challenges posed by large-scale genetic-rewrites, make germline gene-therapy seem a pipe-dream for now. In the present era, lifetime pure dysthymia afflicts far too many people; and periods of "mild" anxiety, malaise and depressive episodes blight the lives of hundreds of millions more. Meanwhile countless victims of chronic pain-disorders are condemned to a life of needless suffering by institutionalized opiophobia. Victims of the most unspeakable, spirit-crushing neuropathic or central pain are liable to be fobbed off with pain-management courses - "helping you to manage your pain" - rather than given the potent pain-relief they deserve. For with a bit of creative psychopharmacology, both the tolerance and adverse side-effects of chronic opioid use are manageable even with today s crude agents. Thanks to tomorrow s biotechnology, the real obstacles to curing the nasty side of life are set to become doctrinal, not technical. Suffering of any kind is due to become optional. It remains to be seen how quickly the ideological baggage of the past can be overcome.

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lun.14/10
01:43

Conversion disorder is when someone shows psychological stress in physical ways. The symptoms can be very severe, ranging from blindness, to seizures or paralysis. For example, a woman who believes it is not acceptable to have violent feelings may suddenly feel numbness in her arms after becoming so angry that she wanted to hit someone.

Another example would be someone whose afraid to give a speech, becomes physically unable to speak before the event. One more is when in wartime, some soldiers undergoing heavy stress but not wounded were hospitalized because they could not walk or speak after the battle.

People who have conversion disorder are not making up their symptoms. This condition is real. It causes distress and cannot be turned on and off at will. (Source) (Source) (Masterpost of Human Mind & Brain Interactions)

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“Some are born to sweet delight, some are born to endless night.”

— William Blake

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The blissful cloud of summer-indolence
Benumb d my eyes; my pulse grew less and less;
Pain had no string, and pleasure s wreath no flower:
O, why did ye not melt, and leave my sense
Unhaunted quite of all but-nothingness?"

from "Ode on Indolence," May 1819
by John Keats (1795-1821)

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"I took it, and in an hour, Oh Heavans ! What a revulsion ! What an upheaving, from its lowest depths, of the inner spirit 1 What an apocalypse of the world within me. What had opened before me -- an abyss of divine enjoyment suddenly revealed. Here was a panacea for all human woes. Here was the secret of happiness, about which philosophers had disputed for so many ages, at once discovered".
Thomas de Quincey (1785-1859)
(Essay, 1849)

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"Le désordre a vingt ans" !!!!

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AIDEZ-MOI, Gallerie, marchand d art , éditeur etc..

Helpe me please , gallery , Art dealers etc...

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13/09/14
02:19

XIV

À LA LUNE.
(1819.)

Ô gracieuse lune, je me souviens qu’il y a un an je venais sur cette colline te regarder, plein d’angoisse : et tu te suspendais alors, comme tu fais maintenant, sur cette colline que tu éclaires tout entière. Mais, nuageux et tremblant des larmes qui baignaient mes cils, apparaissait ton visage à mes yeux : car douloureuse était ma vie, et elle l’est encore et n’a pas changé, ô ma lune chérie. Et cependant j’aime à me souvenir et à calculer l’âge de ma douleur. Oh ! comme il est doux, au temps de la jeunesse, quand la carrière de l’espérance est encore longue et celle de la mémoire encore courte, de se rappeler les choses passées, même tristes, et même si le chagrin dure encore !

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L’Infini

XII

L’INFINI.
(1819.)

Toujours chères me furent cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer.

« Je suis mûr pour la mort. »

— Giacomo Leopardi, Petite oeuvres morales

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01:01

L alchimie de la douleur

L un t éclaire avec son ardeur,
L autre en toi met son deuil, Nature Ce qui dit à l un : Sépulture !
Dit à l autre : Vie et splendeur !

Hermes inconnu qui m assistes
Et qui toujours m ntimidas,
Tu me rends l égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes ;

Par toi je change l or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
je batis des sarcofages.

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“I believe in deeply ordered chaos.”

— Francis Bacon

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“Knowledge is power”
— Francis Bacon/ Petyr Baelish

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Les écoles, la Sorbonne, les facultés ont été faites pour et par des ignares qui avait besoin d étudier pour apprendre, et d apprendre pour savoir,
fils de cette race de bestiaux incapables d une initiative propre et qui n ont jamais su agir,
fils de cette race de bestiaux assassins.
Antonin Artaud

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How much solitude , so much power .

Thomas De Quincey, Dreaming XIII, 355.

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Jeudi 1er octobre 1925

Froid , très froid en moi, solitaire au milieu des ténèbres avec sous mon crâne un fantôme d esprit .
Puis Noir, très Noir. Etat d hyperabruti, qui ne m empêcha point d augurer la continuation (de DaDa ) en les grâces d une vierge...mystère et discrétion ! car, aimables vendangeurs, mon pops et ma moman sont allés dans leurs vignes. Nunc : nuits consacrées à Satan.
Roger Gilbert Lecomte

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L’ALBATROS

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charle Baudelaire, Les Fleurs du mal

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Révolte contre la poésie

Nous n’avons jamais écrit qu’avec la mise en incarnation de l’âme, mais elle était déjà faite, et pas par nous-mêmes, quand nous sommes entrés dans la poésie.
Le poète qui écrit s’adresse au Verbe et le Verbe a ses lois. Il est dans l’inconscient du poète de croire automatiquement à ces lois. Il se croit libre et il ne l’est pas.
Il y a quelque chose derrière sa tête, autour de ses oreilles de sa pensée. Quelque chose est en germe dans sa nuque, où il était déjà quand il a commencé. Il est le fils de ses oeuvres, peut-être, mais ses oeuvres ne sont pas de lui, car ce qui était de lui-même dans sa poésie, ce n’est pas lui qui l’y avait mis, mais cet inconscient producteur de la vie qui l’avait désigné pour être son poète et qu’il n’avait pas désigné lui. Et qui ne fut jamais bien disposé pour lui.

Je ne veux pas être le poète de mon poète, de ce moi qui a voulu me choisir poète, mais le poète créateur, en rébellion contre le moi et le soi. Et je me souviens de la rébellion antique contre les formes qui venaient sur moi.

C’est par révolte contre le moi et le soi que je me suis débarrassé de toutes les mauvaises incarnations du Verbe qui ne furent jamais pour l’homme qu’un compromis de lâcheté et d’illusion et je ne sais quelle fornication abjecte entre la lâcheté et l’illusion. Je ne veux pas d’un verbe venu de je ne sais quelle libido astrale et qui fut toute consciente aux formations de mon désir en moi.

Il y a dans les formes du Verbe humain je ne sais quelle opération de rapace, quelle autodévoration de rapace où le poète, se bornant à l’objet, se voit mangé par cet objet.
Un crime pèse sur le Verbe fait chair, mais le crime est de l’avoir admis. La libido est une pensée d’animaux et ce sont ces animaux qui, un jour, se sont mués en hommes.

Le verbe produit par les hommes est l’idée d’un inverti enfoui par les réflexes animaux des choses et qui, par le martyre du temps et des choses, a oublié qu’on l’avait inventé.

L’inverti est celui qui mange son soi et veut que son soi le nourrisse, cherche dans son soi sa mère et veut la posséder pour lui. Le crime primitif de l’inceste est l’ennemi de la poésie et tueur de son immaculée poésie.

Je ne veux pas manger mon poème, mais je veux donner mon coeur à mon poème et qu’est-ce que c’est que mon coeur et mon poème. Mon coeur est ce qui n’est pas moi. Donner son soi à son poème, c’est risquer aussi d’être violé par lui. Et si je suis Vierge pour mon poème, il doit rester vierge pour moi.

Je suis ce poète oublié, qui s’est vu tomber dans la matière un jour, et la matière ne me mangera pas, moi.
Je ne veux pas de ces réflexes vieillis, conséquence d’un antique inceste venu de l’ignorance animale de la loi Vierge de la vie. Le moi et le soi sont ces états catastrophiques de l’être où le vivant se laisse emprisonner par les formes qu’il perçoit en lui. Aimer son moi, c’est aimer un mort et la loi du Vierge est l’infini. Le producteur inconscient de nous-même est celui d’un antique copulateur qui s’est livré aux plus basses magies et qui a tiré une magie de l’infâme qu’il y a à se ramener soi-même sur soi-même sans fin jusqu’à faire sortir un verbe du cadavre. La libido est la définition de ce désir de cadavre et l’homme en chute est un criminel inverti.

Je suis ce primitif mécontent de l’horreur inexpiable des choses. Je ne veux pas me reproduire dans les choses, mais je veux que les choses se produisent par moi. Je ne veux pas d’une idée du moi dans mon poème et je ne veux pas m’y revoir, moi.

Mon coeur est cette Rose éternelle venue de la force magique de l’initiale Croix. Celui qui s’est mis en croix en Lui-Même et pour Lui-Même n’est jamais revenu sur lui-même. Jamais, car ce lui-même par lequel il s’est sacrifié Lui-Même, celui-là aussi il l’a donné à la Vie après avoir forcé en lui-même à devenir sa propre vie.

Je ne veux être que ce poète à jamais qui s’est sacrifié dans la Kabbale du soi à la conception immaculée des choses.

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Poète noir

Poète noir, un sein de pucelle
te hante,
poète aigri, la vie bout
et la ville brûle,
et le ciel se résorbe en pluie,
ta plume gratte au coeur de la vie.

Forêt, forêt, des yeux fourmillent
sur les pignons multipliés ;
cheveux d’orage, les poètes
enfourchent des chevaux, des chiens.

Les yeux ragent, les langues tournent
le ciel afflue dans les narines
comme un lait nourricier et bleu ;
je suis suspendu à vos bouches
femmes, coeurs de vinaigre durs.

Antonin Artaud
L’Ombilic des Limbes

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L amour sans trêve

Ce triangle d’eau qui a soif
cette route sans écriture
Madame, et le signe de vos mâtures
sur cette mer où je me noie

Les messages de vos cheveux
le coup de fusil de vos lèvres
cet orage qui m’enlève
dans le sillage de vos yeux.

Cette ombre enfin, sur le rivage
où la vie fait trêve, et le vent,
et l’horrible piétinement
de la foule sur mon passage.

Quand je lève les yeux vers vous
on dirait que le monde tremble,
et les feux de l’amour ressemblent
aux caresses de votre époux.

Antonin Arthaud
L’ombilic des Limbes

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AU LECTEUR

——

La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas ! n’est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;

C’est l’Ennui ! — l’œil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère !
Charle Baudelaire, "Les fleurs du mal "

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“It is a luxury to be understood.”

— Ralph Waldo Emerson

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Avant Rimbaud, Novalis déclare : « L’homme entièrement conscient s’appelle le voyant. » Il parle même des méthodes de voyance, « des différents moyens de se rendre indépendant du monde des sens ». Et pour Novalis comme pour tous les grands créateurs se pose avec une particulière rigueur l’instance morale de la sincérité qui fait d’une œuvre « l’empreinte exacte de l’âme".

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Les Pressentiments d’une métamorphose de l’esprit
Roger Gilbert-Lecomte

Revue Comœdia n°55
(11 juillet 1942)

LES PRESSENTIMENTS
D’UNE MÉTAMORPHOSE
DE L’ESPRIT HUMAIN

Toute découverte de l’esprit depuis cent cinquante ans est implicitement contenue dans le premier Romantisme allemand. À cette époque, un souffle nouveau passa sur l’Europe, qui entraînait tout ce qui depuis a pu s’opposer à l’ancienne conception classique du monde (en dépit des nombreuses réactions antiromantiques, le courant de la pensée vivante a toujours continué cette tradition qui allait, à travers l’Antiquité et le Moyen Age, des pré-platoniciens aux gnostiques, aux Albigeois, aux alchimistes).

Les attaques contre le Romantisme portent à faux car ceux-là seuls le présentent comme une suite de rêveries obscures qui sont incapables de saisir d’un seul coup d’œil sa grandeur systématique.

Le mouvement romantique allemand déborde largement les cadres d’une renaissance de la poésie lyrique. Il est la conception d’un nouvel état d’esprit qui devait se refléter dans tous les domaines comme une véritable renaissance.

Il s’agit d’un retournement de valeurs beaucoup plus profond que celui qui caractérise l’époque dite de la « Renaissance ». Aussi bien, c’est précisément contre tout ce qu’avait de restrictif et d’étriqué ladite Renaissance que s’élève le Romantisme allemand.

Évidemment, tout ce qui est profond paraît obscur à certains tenants d’un esprit cartésien tellement étroit que clarté devient synonyme de limitation exagérée des possibilités de l’esprit.

D’ailleurs, il est curieux de noter que les romantiques peuvent se réclamer de la tradition antique, même dite la plus classique. La mythologie ne se borne pas à des scènes de ménage entre Zeus et Héra et à des chroniques scandaleuses. Elle regorge de monstres horribles et prodigieux, à la fois hommes, bêtes et dieux, de cultes orgiaques et de divinités implacables.

Le second Faust (est-il classique ? romantique ?) reflète ce monde de métamorphoses et de transfigurations.

Il faudrait d’abord définir ce qu’on entend par Romantisme. Dans son essence, le Romantisme est le sentiment de l’unité, sortant triomphante de tous les déchirements inhérents au monde cruel de la multiplicité.

Depuis la Renaissance et les grandes découvertes, le XIXe siècle a marqué la dernière étape de la connaissance de la nature conçue comme extérieure à l’homme : lois statistiques, mathématiques, etc.

Parallèlement au développement de l’objectivité scientifique (esprit de connaissance extérieure qui ne fait que continuer l’esprit de la Renaissance), se passe un phénomène absolument nouveau, concomitant à l’agonie sociale des religions établies : le besoin d’un retour vers l’intérieur de l’homme et vers l’intérieur de tout, phénomène dont la première phase s’est appelée Romantisme et qui n’est encore aujourd’hui qu’à l’aube de son développement.

Ce qui reste à porter en faveur du Romantisme, c’est son caractère d’absolu renouvellement et la violence avec laquelle il surgit d’une part, d’autre part le fait que dans ses toutes premières expressions du Romantisme allemand, il contient tout l’essentiel de son message : découverte de l’inconscient, esprit syncrétique religieux, sens de la réhabilitation des rêves, de l’amour, de la nuit, de la mort…

Nul plus que le poète romantique avec sa nostalgie, nul plus que ce soi-disant individualiste n’a déploré que la religion fût devenue affaire individuelle, petite propriété privée. Nul plus que lui ne regrette le temps des grandes fêtes cosmiques, des cérémonies magiques, de l’enthousiasme religieux collectif.

Le poète romantique savait qu’il n’est pas de véritable culture dans une civilisation où sont morts les grands cultes publics. Tous les romantiques allemands rêvaient d’une renaissance de la mythologie et de la magie.

Parti du Subjectivisme absolu, le Romantisme allemand devait aboutir au monisme, à l’identité absolue de l’âme de l’homme et de l’âme du monde.

À travers toutes les recherches spirituelles et morales, à travers tous les états d’âme dont ils faisaient l’apologie : enthousiasme, extase, rêves de la nuit, délire, folie même, à travers tous ces instants que Hölderlin nommait « die schônen Stunden », les romantiques allemands ont toujours cherché l’unique voie qui mène à ce point de l’esprit où vérité et erreur, rêve et réalité, haut et bas, extérieur et intérieur se fondent en la vision extasiante de la toute évidente Unité, lumière d’éternité qui transfigure la conscience humaine.

Du Romantisme allemand, les premiers romantiques français n’avaient su emprunter que son aspect le plus extérieur, son atmosphère de sorcellerie du Moyen Age, ses oripeaux, son bric-à-brac. Seul Gérard de Nerval dans Aurélia et ses sonnets a senti la profondeur et l’immensité des nouvelles zones spirituelles découvertes par l’Allemagne romantique.

Mais c’est dans le Symbolisme français que le Romantisme allemand a vraiment trouvé son fils spirituel. Nous ne voulons pas dire, loin de là, que les Symbolistes firent leurs toutes les préoccupations propres aux romantiques allemands, mais ils poursuivirent avec une acuité singulière les recherches sur l’origine et la fonction du verbe, sa fraternité profonde avec la musique, le rythme et toute l’alchimie verbale.

Avant Rimbaud, Novalis déclare : « L’homme entièrement conscient s’appelle le voyant. » Il parle même des méthodes de voyance, « des différents moyens de se rendre indépendant du monde des sens ». Et pour Novalis comme pour tous les grands créateurs se pose avec une particulière rigueur l’instance morale de la sincérité qui fait d’une œuvre « l’empreinte exacte de l’âme ».

Les romantiques allemands ont été les premiers à tourner leur attention vers l’inconscient conçu comme l’ensemble des forces obscures universelles, aussi bien que vers l’inconscient personnel qui détermine les actes irrationnels, en apparence incompréhensibles, des hommes. Avant la psychanalyse – et plus profondément – ils avaient vu l’importance de la symbolique des rêves. Relisez Jean-Paul, relisez Novalis !

Mais peut-être le plus grand pressentiment des romantiques a été celui d’une renaissance religieuse en dehors et au-dessus des religions établies. Ils voulaient la naissance d’un véritable syncrétisme qui ne soit pas une construction arbitraire, un bric-à-brac, comme la théosophie, mais la fusion réelle dans le sens de l’Unité de toutes les religions antiques et modernes que d’ailleurs ils connaissaient bien imparfaitement, la redécouverte de l’unique et éternelle révélation à travers les traditions primitives retrouvées. On ne dira jamais assez que l’une des découvertes les plus décisives de notre époque est la connaissance approfondie du fait religieux à travers l’ethnographie primitive et l’histoire des religions.

Il convient de saluer dans les romantiques allemands « d’obscurs travailleurs » qui ont pressenti la synthèse de l’esprit humain malgré ses trébuchements, et ses régressions momentanées. La Synthèse où les sciences abstraites reprendront racine dans l’humus le plus profond de l’inconscient, où la métaphysique descendra « de derrière les étoiles » pour s’incarner dans la chair même de l’esprit.

Précisons bien ce que nous disons. Le Romantisme allemand a été, mais n’a été, qu’un grand pressentiment. Pour être objectif, il faut reconnaître qu’il lui a manqué le sens des réalisations, de l’achèvement. Il est un merveilleux terrain de projets, d’ébauches. Ses poètes, beaucoup morts très jeunes, n’ont la plupart du temps écrit que des fragments, des mélanges, pour reprendre les mots de Frédéric Schlegel sur les notes de Novalis : « des atomes de pensées ».

C’est en somme le défaut de tous ceux qui rêvent trop grand.

« Je suis occupé, écrit Novalis, à une tâche d’une très grande ampleur… Ce n’est rien de moins… qu’un essai d’une méthode de Bible universelle, l’introduction à une véritable Encyclopédie… »

Entre les ambitions et les œuvres des romantiques, la distance est considérable.

Cependant, tel qu’il fut, le Romantisme allemand demeure un témoignage éclatant dont la grandeur dépasse encore largement toute l’époque moderne.

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Je suis de mon cœur le vampire,
— Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !

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Il s’agit de « rendre le corps libre et l’âme organique », écrivait Novalis, c’est-à-dire de prendre conscience des fonctions obscures de l’organisme corporel et à la fois des lois cachées de la nature ; mais d’en prendre tellement conscience que cette conscience entraîne l’adhésion de la volonté. La seule liberté possible pour un homme lucide jusqu’à la voyance étant d’agir dans le sens du devenir du monde.

« Quand je donne aux choses communes un sens auguste, aux réalités ordinaires un aspect mystérieux, aux objets connus, aux êtres finis un reflet d’infini, je les romantise » (Novalis).

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— Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
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“So often, a visit to a bookshop has cheered me and reminded me that there are good things in the world.”
Vincent Van Gogh

“S’il y avait un impôt sur la connerie, l’état s’autofinancerait.”
Jean Yanne

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“Above all do not lose your desire to walk. Everyday I walk myself into a state of well being and walk away from every illness. I have walked myself into my best thoughts and I know of no thought so burdensome that one cannot walk away from it. Thus if one keeps on walking everything will be all right.”
Søren Kierkegaard

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« La Poésie est le réel absolu…
Le sens de la poésie est proche parent de la divination et, d’une façon générale, du sens religieux, de l’intuition du voyant. »
Novalis.
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Après Rimbaud la mort des arts
Roger Gilbert-Lecomte

Revue Le Grand Jeu n°2
(mai 1929)

APRÈS RIMBAUD LA MORT DES ARTS

Cette langue sera de l’âme pour l’âme.
Rimbaud.

Le propre d’un Rimbaud sera d’apparaître à jamais, avec l’ironie d’un retour éternel, dès sa plume posée pour ne plus la reprendre, comme le précurseur de tout ce qui veut naître et qu’à l’avance il déflora du caractère de nouveauté que l’on prête gratuitement aux naissances. Cette perpétuelle du millenium eu ainsi en lui son rare témoin : on peut le dire exactement prophète.

Trahi sans cesse par la plupart de ses admirateurs ou esprits bas, qui cherchent à lui faire servir leurs fins innommables et qui se jugent en le jugeant comme ils font, il demeure invariablement la pierre de touche. Il montre la limite de tout individu parce qu’il vécut lui-même à la limite de l’individu : je veux dire que plusieurs points de son œuvre marquent le souvenir d’un être qui, ayant tendu toutes les facultés de son esprit à l’extrême des possibilités humaines, a suivi l’asymptote des impossibilités humaines[1]. S’il a ou n’a pas vu au-delà de ces limites (ce qu’on ne peut évidemment vérifier qu’à condition de revivre son expérience et à quel prix !), il a au moins vécu béant sur cet au-delà. D’où, dans son œuvre, ces trous noirs que ceux qui craignent le vertige cherchent à masquer grossièrement au moyen de ce qu’ils ont de mieux à puiser au fond d’eux-mêmes de leur « idéal », par analogie. Dévoilant à tout coup leurs petits sommets (foi religieuse ou concept tautologique, phraséologie creuse ou pire) ils permettent de mesurer leur bassesse.

Ainsi, dans mon programme ou casse-dogme, le prétexte-Rimbaud à tout remettre en question surgit magnifiquement à propos de ce qui fait la valeur de son œuvre.

Justifier une telle valeur est essentiel dans la mesure où cela permet d’abord de dénoncer en passant toutes les fausses recettes qu’emploient les « artistes » pour atteindre un beau dont la notion obscure à souhait ne suffit pas à cacher le caractère inadmissible, ensuite de voir ce qui reste réel dans l’idée de beauté et comment y atteignent certains créateurs, toutes considérations de métier mises à part.

Tout jugement esthétique d’une œuvre dite d’art cherchant à remonter d’effet à cause en tirant sur l’ignoble cordon ombilical que l’on nomme lien causal parce qu’il relie l’occidental à sa mère la pourriture, exaspère, désespère tous ceux que j’estime et moi-même. Ma tête, ma tête sans yeux, à qui établirait le bien-fondé de sa manie d’induire comme de tout autre tic de la pensée logique, en face de ma torpeur fixe, cette soudaine conscience du scandale d’être !

C’est avec le dédain le plus lointain pour les trop faciles réfutations des esprits fins que je tiens à noter ici ce qui fut toujours pour moi le plus élémentaire sentiment de propreté morale à savoir que, à de très rares mais immenses exceptions près [2], je répudie l’art dans ses manifestations les plus hautes comme les plus basses, qu’à peu près toutes les littératures, peintures, sculptures et musiques du monde m’ont toujours amené à me frapper violemment les cuisses en riant bêtement comme devant une grosse incongruité.

Les productions des réels talents et des génies dans leur genre, les perfections techniques acquises par l’exploitation systématique de modèles reconnus ou non, la pratique assidue des imitations « nature », la « longue patience » de l’académicien récompensé, toutes les activités de cet ordre m’ont toujours scandalisé par leur parfaite inutilité. Inutilité. C’est l’art pour l’art. Autrement dit l’art d’agrément. Hygiénique distraction pour oublier la réalité dure à étreindre.

Des artistes œuvrent avec goût.

Des esthètes jugent en connaisseurs.

Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.

Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux-arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.

L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi sous une autre forme que Non, Non et Non.

Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vainc qu’un coup d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde de Vaux. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée de Comte[3]. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours entre lui et eux.

Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.

Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique. L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :

— Ou bien l’homme figé par

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ENTER THE GHOST NET
THE DOORS OF PERCEPTION

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JOURNAL OF THE DAY

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29/05/16
05:53

1963-1972, UK, 45\\' 7", Color / Black & White
Cinematography: Antony Balch
Cast: William S. Burroughs, Brion Gysin

Sir W.burroughs at work !

03;19
09/03/16

Le Navire mystique — Antonin Artaud

1913

Il se sera perdu le navire archaïque
Aux mers où baigneront mes rêves éperdus ;
Et ses immenses mâts se seront confondus
Dans les brouillards d’un ciel de bible et de cantiques.

Un air jouera, mais non d antique bucolique,
Mystérieusement parmi les arbres nus ;
Et le navire saint n aura jamais vendu
La très rare denrée aux pays exotiques.

Il ne sait pas les feux des havres de la terre.
Il ne connaît que Dieu, et sans fin, solitaire
Il sépare les flots glorieux de l’infini.

Le bout de son beaupré plonge dans le mystère.
Aux pointes de ses mâts tremble toutes les nuits
L’argent mystique et pur de l étoile polaire.

Antonin Artaud

Art digne et élevé dans l ordre de l esprit

Poetry is the breath and finer spirit of all knowledge […] It is as immortal as the heart of man […] (« La poésie est le souffle et l esprit le plus noble de tout savoir […] Elle est immortelle comme l est le cœur humain »).

Ainsi le poète devient un être d exception, doué d une sensibilité hors du commun, d une puissance d enthousiasme, d une tendresse et d une connaissance de la nature humaine, bref d une more comprehensive soul than [is] supposed to be common among mankind (« d une âme plus apte à saisir les choses qu il [est] habituel dans le genre humain. »)

Qu est donc le poète ? C est un homme qui parle aux hommes, qui leur transmet un message.

William Wordsworth
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5/02/16
19:21

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m’ont pas trouvé malin.

À vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d’amoureuses flammes
M’a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m’ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l’étant guère,
J’ai voulu mourir à la guerre :
La mort n’a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu’est-ce que je fais en ce monde ?
Ô vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard ! »

Paul Verlaine

lundi 11 janvier
13:11

Major tom lost his body to eternity !

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Dec 15
01:41
Notes sur Artaud :

Le regard Humain

L esprit est manipulable à souhait , il suffit de regarder , entendre ,subir , des idées ,des mots, des images pour prendre conscience , s emerveiller ou detruire .

L idée est la molecule la plus pur , elle penetre le cerveau et le devore de l interieur comme un virus qui se multiplie à l infinie .
Il faut bien sur la cristalliser , la cultiver pour en faire quelque chose .

« Le visage humain est une force vide, un champ de mort.
La vieille revendication révolutionnaire d une forme qui n a jamais correspondu à son corps, qui partait pour être autre chose que le corps.
C est ainsi qu il est absurde de reprocher d être académique à un peintre qui à l heure qu il est s obstine encore à reproduire les traits du visage humain tels qu ils sont ; car tels qu ils sont ils n ont pas encore trouvé la forme qu ils indiquent et désignent ; et font plus que d esquisser, mais du matin au soir, et au milieu de dix mille rêves, pilonnent comme dans le creuset d une palpitation passionnelle jamais lassée [...] »

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Poesie = art de stimulation de l Ame .

- Unités du roman :
Lutte de la poesie et de la non-poésie.
De l ancien monde et du nouveau.
La signification de l histoire.
L histoire du roman lui mème.
Gaspillage , etc...

Nature passive du héros de roman, il est l organe du poète dans le roman. Paix et économie du style . Accomplissement et contemplation poétique de tous les évènement de la vie.

La poésie de doit jamais etre la matière principale, elle doit etre uniquement le merveilleux.

Les poetes sont à la fois des isolants et des conducteurs du flux poétique .

"C est intérieurement que va le chemin mystérieux. En nous, ou nulle part, sont l éternité et ses mondes, l avenir et le passé. Le monde extérieur est l univers des ombres, qui projette ses ombres dans le royaume de la lumière. Si tout ce qui nous est intérieur nous apparaît aujourd hui tellement obscur, solitaire et informe, combien en sera-t-il autrement quand cet obscurcissement sera derrière nous, et rejeté ce corps d ombre ! Nous serons satisfaits de jouissances comme jamais, car notre esprit a souffert privation."

"Novalis"

" Le beau est une finalité sans fin ."

KANT

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"Je remplacerai l Art pour l art , par l Ame pour l âme."
Arthure Rimbaud

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Charlie Hebdo : les révélations de la compagne de Charb :

Sous couvert d anonymat, présentée par les enquêteurs comme la dernière compagne de Charb, Valérie M. est revenue dans Le Parisien sur ses dernières heures auprès du dessinateur assassiné le 7 janvier au siège du journal Charlie Hebdo. Inquiète, elle révèle notamment certaines coïncidences troublantes.

Valérie M. raconte notamment que Charb, directeur de la publication de Charlie Hebdo, cherchait à tout prix une solution à la situation financière alarmante du journal. Elle évoque les soirées passées avec des hommes d affaires du Proche-Orient. «La veille de l attentat, Charb m a dit qu il avait réussi à trouver l argent manquant. Je lui ai demandé comment. Il m a répondu: “Mes soirées où je fais du charme à des riches dignitaires, eh bien, ça a fini par payer!”.»
Valérie M. précise qu elle a tout raconté aux policiers et même écrit au juge chargé du dossier. Des confidences restées sans réponse. Elle s interroge: «Qui a payé? Où se trouve cette somme et comment a-t-elle été réglée? Peut-il y avoir un lien avec les événements du 7 janvier? Les enquêteurs doivent s y intéresser.»

Des révélations déjà contestées

Valérie M. décrit un Charb inquiet au matin du 7 janvier, troublé par une «voiture noire aux vitres teintées» en stationnement devant son immeuble. Enfin, elle raconte un cambriolage survenu dans l appartement de Charb après l attentat. Le samedi 10 janvier, accompagnée entre autres par le frère du dessinateur, Valérie M. découvre que les lieux ont été visités. L ordinateur portable de Charb a notamment été dérobé. «Un tel cambriolage, chez un défunt, quelques jours après le drame, ne mérite-t-il pas une enquête approfondie? (...) On ne peut pas se contenter de la seule thèse du terrorisme islamique», s insurge-t-elle.

Les révélations de l ex-compagne de Charb sont déjà contestées. Un membre de la rédaction de Charlie Hebdo contacté par Le Parisien ne croit pas à la démarche de Charb auprès de donateurs privés. «C est n importe quoi. (...)

Je vois mal un de ces riches hommes d affaires mettre de l argent dans une entreprise sans en attendre le moindre retour sur investissement.» Valérie M. reste convaincue que la vérité sur l attentat n a pas été faite: «Je veux faire tout mon possible pour qu elle éclate.»

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21:11

Si quelqu un m entend jai besoin d aide , une exposition , un travail n importe quoi qui pourrai me faire sortir du trou ou je suis enfermé...
If anyone can heard me , I need help , an exihibition , a work , anything that can get me out of this hole I am in ...

Please help me , I have thousand of painting, drawings, books to publish but I dont have the structure to sell them ... !

27/09/15
04:20

Talk with people who make you see the world differently.

Whatsoever that be within us that feels, thinks, desires,and animates, is something celestial, divine, and,consequently, imperishable.
— Aristote

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"An élegant Suicide is the ultimate piece of Art ."

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Sometimes it is easier to see the light when you stand partly in the darkness.

— Garth Nix, Keys to the Kingdom: Mister Monday

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L idole de Shigir devient l oeuvre artistique
la plus ancienne de la civilisation moderne .

ART - Et si les civilisations européennes avaient été bien plus en avance qu on ne le croyait jusqu alors? C est ce que laisse supposer cette nouvelle découverte scientifique, qui affirme que cette statue russe nommée "idole de Shigir" aurait été sculptée dans le bois il y a 11.000 ans.

Si les scientifiques pensaient jusque là que la culture artistique eurasienne s était développée par le biais des civilisations du Moyen-Orient, cette découverte démontre que les civilisations de l Oural n étaient pas moins modernes sur ce plan.

Trouvée dans une tourbière russe en 1894, l idole de Shigir était jusqu à présent datée de 9500 ans à l aide d une datation au radiocarbone effectué en 1997. Suite à des doutes de la communauté scientifique, une estimation a été menée à l aide des techniques les plus récentes, datant cette fois la statue à 11.000 ans. A titre d exemple, la pyramide de Khéops aurait été érigée il y a 4500 ans, soit un peu plus de six millénaires plus tard.

"Les recherches ont été effectuées à Mannheim en Allemagne, dans l un des laboratoires les plus avancés utilisant une technique dite de "spectrométrie de masse par accélérateur" (SMA) sur sept petits morceaux de bois. Les premiers résultats sont stupéfiants puisqu ils montrent que les prélèvements datent (…) du début de l holocène", affirmaient ainsi au Siberian Times les chercheurs à la tête de l analyse.

Cette période entamée à 10.000 ans av. J.-C. est une ère charnière pour l Humanité, qui a vu les civilisations humaines dominer les éléments naturels et faire des avancées technologies conséquentes.

Un message indéchiffrable

Trouvée dans la tourbière, la statue mesurait originellement 5,3 mètres selon la reconstitution des fragments retrouvés proposée par l archéologue Vladimir Tolmachev en 1914, mais a été amputée lors de l ère soviétique. De la statue, il ne reste aujourd hui que 2,8 mètres et un mystère toujours entier sur sa signification.

Malgré plusieurs théories, dont une supposant que les dessins représentent les paysages, le code de l idole n a toujours pas été résolu. Pour ceux qui désirent toutefois essayer de résoudre le mystère de l idole de Shigir, rendez-vous au Musée d Histoire de Sverdlovsk à Iekaterinbourg, en Russie.

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To create is divine, to reproduce is human.
— Man Ray

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13/08/15
01:06

“I lost an eye to the police at seventeen and was born again in the infamous community of individuals who are reduced by the neoliberal market or disciplinary states to impotence, who are disposable”


No moral attitude, no judgment, just is needed the ethics of affirmation to explore some universe, sharing it until the end without any precautions.

A photographic act is in equilibrium, constantly questioned between photography as a documentary tool or a pure experience.

It s not how a photographer looks at the world that is important. It s their intimate relationship with it.”

12/08/15
18:27

Antoine d Agata dit, à travers ses photographies, ne parler que de lui, de ses situations, et témoigne de l instantanéité des moments de vie. À la question de savoir quelle trace il voudrait que son travail laisse dans l’histoire de la photographie, il répond :

« Avoir cherché à vivre avec ceux que jusque-là la photographie s était contentée de voir. Avoir tenté de dire ce qui n’a pas été dit : qu’il n’est pas acceptable pour le photographe de n’être qu’un voyeur. Avoir tenté de voir ce qui n’a pas été vu. Avoir tenté de faire de situations vécues une œuvre, aussi imparfaite soit-elle. N’avoir jamais renoncé à vivre en prenant pour excuse la photographie. Avoir voulu abolir toute distance avec mon sujet. Avoir voulu mettre en pratique, à mes risques et périls, une vérité ancienne :

Le monde n est pas fait de ce que nous voyons, mais de ce que nous sommes »

Antoine d Agata

His book ICE:

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« Il était un roi de Thulé
À qui son amante fidèle
Légua, comme souvenir d’elle,
Une coupe d’or ciselé.

C’était un trésor plein de charmes
Où son amour se conservait :
À chaque fois qu’il y buvait
Ses yeux se remplissaient de larmes. »

Traduction : Gérard de Nerval (1808-1855).

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http://www.dazeddigital.com/fashion/article/25748/1/how-to-be-a-goth-in-the-summer-with-ammerman-schlosberg

"la meilleure manière de se venger, c est ne pas se rendre semblable à ceux qui t ont fait mal".

« Réfléchis souvent à l enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont pourrait-on dire entrelacées les unes aux autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l entraîne et de l unité de la matière. »

— Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38)

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Han Ryner (1861-1938) , refusant toute doctrine imposée et déniant la séparation, qu’il estime artificielle, en nations et en classes, se montre toujours très sceptique quant à l’efficacité des révolutions violentes, leur préférant les méthodes de non-coopération. Mais il considère qu’aucune société réellement humaine ne pourrait advenir sans une révolution intérieure opérée par chaque individu en lui-même. (Source : Wikipédia)

« Nous voudrions contribuer à faire que l’avenir soit fraternel. Désir qui certes n’a rien d’original et de nouveau, désir […] probablement aussi ancien que l’existence même de l’homme. A voir que ce désir dure depuis plusieurs millénaires et qu’il n’a pas encore commencé sa réalisation est-ce que nous ne tirerons pas divers enseignements ? Et, à côté de ces enseignements, est-ce que nous en tirerons quelques encouragements ou quelques découragements ? Nous en tirerons des enseignements de patience, mais aussi des enseignements de persévérance ; des enseignements de prudence, mais aussi, malgré l’apparence première, des encouragements. Car, nous le constatons par bien des exemples, tous les désirs que l’homme a portés en lui pendant longtemps, tous les désirs assez essentiels pour qu’il n’y ait pas renoncé au long des siècles, il finit par les réaliser. Mais il les réalise après des millénaires, et après des échecs innombrables. Or il faut que les échecs ne nous découragent jamais et il faut qu’ils nous instruisent toujours. »

« Mes Chers Amis, chacun de nous peut une chose, chacun de nous peut produire en lui-même un homme tel qu’il rêve les hommes futurs. Que chacun de nous réalise cet acte qui paraît d’abord médiocre et qui est le plus merveilleux et le plus rare des chefs-d’œuvre. Que chacun de nous se sculpte et se réalise comme il rêve l’homme de plus tard. Et, dans les laideurs et les tristesses même du présent nous formerons déjà un bien merveilleux oasis de bonté et d’amour. »

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“The soul that sees beauty may sometimes walk alone.”
— Johann Wolfgang von Goethe

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ESCAPE FROM ISIS

According to international human rights groups, ISIS kidnapped more than 3,000 Yezidi women since August 2014. At auctions, they are naked presented and sold to the highest bidder, sometimes in exchange for a pack of cigarettes. A small group of volunteers are risking their own life to free Yezidi women and girls. Obscured filmed images show the so-called Islamic state from the inside. The women tell what happened during their captivity: lashing, stoning and sexual slavery.

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Conference about JMB , very interested for fans and painters !!

BITCOIN

Bitcoin est parfois présenté comme une révolution comparable à celle de la machine à vapeur ou d internet. Comment l expliquer ? Quels sont les nouveaux mécanismes que bitcoin implique et qui risquent de modifier fondamentalement là façon de travailler des banques ?

Après l’accord de lundi entre la Grèce et ses créanciers, les analystes estiment que les cours de l’euro et du dollar dépendront des différences de politique monétaire et des taux d’intérêt. Sur le bitcoin aussi, les banques centrales exercent un impact. Mais «si le bitcoin est encore en période d’inflation, fondamentalement il a été conçu et fonctionne encore comme un «or digital», selon le responsable de blog. On parle d’inflation à propos de la cryptomonnaie du fait que l’algorithme crée 12,5 bitcoins toutes les 10 minutes. Ce nombre était de 25 bitcoins à l’origine. Il est divisé par deux tous les quatre ans. Donc l’inflation «ralentit», mais on est encore autour de 10% de création supplémentaire sur les douze derniers mois, selon Jacques Favier.

Le bitcoin évolue d’abord, en fonction d’événements spécifiques (rumeurs, défauts, débats sur l évolution de tel ou tel paramètre du programme), de son écosystème propre et d un contexte réglementaire qui se construit, internationalement, de façon un peu désordonnée et imprévisible.

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« Il n y a qu un problème philosophique vraiment sérieux : c est le suicide. »
Albert Camus

Hymne à la Jeunesse condamnée

Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ?
Seule, la colère monstrueuse des canons,
Seul, le crépitement rapide des fusils hoquetants
Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives,
Pour eux, pas de prières ni de cloches dérisoires,
Nulle voix endeuillée hormis les chœurs, —
Les chœurs suraigus et démentiels des obus gémissants ;
Et les clairons appelant pour eux depuis de tristes comtés.

Quelles chandelles seront tenues pour leur souhaiter bon vent ?
Non dans la main des garçons, mais dans leurs yeux,
Brilleront les lueurs sacrées des adieux,
La pâleur du front des filles sera leur linceul,
Leurs fleurs, la tendresse esprits silencieux,
Et chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt.

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https://wikileaks.org/nsa-france/

Ce 23 juin 2015, Wikileaks commence la publication de « Espionnage à l Élysée », une collection de documents techniques et de rapports classés TOP SECRET de l agence nationale de sécurité américaine, la NSA. Ces documents portent sur les moyens de surveillance et le renseignement sur les communications de personnes haut-placées dans le gouvernement français, qui s étale sur une dizaine d année.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange déclare : « Le peuple français a le droit de connaitre que son gouvernement et ses élus sont sujets à une surveillance hostile provenant d un allié supposé. Nous sommes fier de notre travail avec des medias français : Libération et Médiapart, en vue de porter cette histoire à la connaissance du public. Les lecteurs français peuvent espérer des révélations régulières plus importantes dans un futur proche. »

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« Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte

Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la Mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon

[...] »

La Chanson du mal-aimé est un extrait du recueil Alcools (1913).

« À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m’ont regardé évêque en ont péri

[...] »

Guillaume Appolinaire

La Loreley est un poème extrait du recueil Alcools (1913).

« Le mouvement est mouvement et agit comme mouvement pour autant qu il est en rapport avec des choses qui en sont dépourvues ; mais pour toutes les choses qui y participent également, il n agit pas, il est comme il n était pas ».

Albert Einstein

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“Anatomy is destiny”

— Sigmund Freud

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“Study without desire spoils the memory, and it retains nothing that it takes in.”

— Leonardo da Vinci

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23:41
Sam 6 juin

“I am unable to describe exactly what is the matter with me; now and then there are horrible fits of anxiety, apparently without cause, or otherwise a feeling of emptiness and fatigue in the head.”
— Vincent van Gogh

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04:11

Insomnia....

“Thinking in the darkness is not advisable: things seem bigger or more serious in the darkness, illnesses more destructive, the presence of evil closer, indifference more intense, solitude more profound.”
— Juan Gabriel Vásquez, The Sound of Things Falling

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Mardi 2 juin ,
00:58 :

“I wish I could throw off the thoughts which poison my happiness, and yet I take a kind of pleasure in indulging them.”
— Frédéric Chopin

Rappel:
Le bouddhisme est souvent confondu avec le nihilisme. Cette compréhension du bouddhisme est une interprétation erronée ou simplement une ignorance de la notion de vacuité (shûnyâta), appelée aussi interdépendance. Cette vue fausse vient de notre manière instinctive de penser en termes de dualité (confere avec les biais cognitifs), de couples d oppositions. Le bouddhisme rejette tant l Être que le Néant, concepts qui tous deux ne correspondent à aucune réalité (l Être n est pas, puisqu il n y a rien de permanent et tout est provisoire, et le Néant n est pas, par définition : la réalité est quelque chose qui n est ni l un ni l autre et que la pensée discursive ne peut saisir ultimement) :

« Ce monde est supporté par un dualisme, celui de l existence et de la non-existence. Mais quand on voit avec juste discernement l origine du monde tel qu il est, "non-existence" n est pas le terme qu on retient. Quand on voit avec juste discernement la cessation du monde tel qu il est, "existence" n est pas le terme qu on retient. (Kaccayanagotta Sutta) »

Quand on dit que les choses sont vides d existence propre, on veut dire qu elles sont composées et n existent pas par elles-mêmes, c est-à-dire qu elles dépendent des autres pour exister. Quand on considère un objet, on n y trouve nulle part d entité, seulement des parties interdépendantes. De plus, comme les phénomènes sont impermanents, ils sont transitoires, ils n existent pas durablement. C est en ce sens que l on parle de non-soi, de vacuité d existence propre. Les phénomènes ne renvoient pas à un substrat durable (l Être), ni à une absence de cause (le Néant), mais à d autres phénomènes en réalité relative.

Le concept de « vacuité absolue » (??nyat?) est cependant ce qui s approche le plus du "néant" de la philosophie occidentale, et le nirv?na est défini dans les textes comme « là où il n y a rien, où rien ne peut être saisi » (Sutta Nip?ta, 1093-1094). Le nirv?na est, en fait, un état de l esprit dans et pour lequel il n y a plus lieu de parler de « choses ». Les objets n ont pas d existence en soi, ils sont composés. Mais les parties elles-mêmes sont composées. Dans le bouddhisme, on considère généralement que l on peut appréhender ainsi ce qui est appelé « réalité » en allant jusqu à arriver à la conclusion qu il n y a rien qui constitue les choses. Le bouddhisme affirme l existence interdépendante tout en niant son essence. D où l expression du S?tra du Cœur :

« La forme est vide et le vide est forme. »

Friedrich Nietzsche emploie le terme de nihilisme dans un sens très particulier, qui n est pas exactement le sens courant : il désigne ainsi la tendance à dévaloriser l ici-bas en faveur d un « au-delà », quel qu il soit, religieux, politique, etc. Le bouddhisme, à l exception peut-être du Mahayana, ne relève pas de cette définition là du nihilisme étant donné que son approche est plutôt immanente. En effet, il insiste sur l importance de considérer avec autant d intérêt tous les êtres où qu ils soient. Dans son dernier ouvrage « Ecce Homo », Nietzsche présente le bouddhisme comme une « hygiène » qui tend à « libérer l âme du ressentiment ». Nietzsche s oppose encore plus fondamentalement au bouddhisme avec le principe de l Éternel retour, puisqu il y postule que la vie peut être désirable.

Concernant les âmes, le bouddhisme généralement rejette l annihilationisme « (ucchedavada) », qui est le point de vue selon lequel la mort est la fin absolue de l existence (la renaissance est niée), ce qui était l opinion de l école Chârvâka, et rejette l éternalisme, point de vue selon lequel les âmes sont éternelles. D après le bouddhisme, les esprits existent de façon interdépendante, et subissent ce qu on appelle réincarnation ou renaissance.

Le Néant est également un état de conscience, accessible par la méditation, qui correspond à la sphère du Néant (akiñcaññayatanam) dans l ar?paloka.

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“Four thousand volumes of metaphysics will not teach us what the soul is.”
— Voltaire

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Ven 21/05/15
01:33

Sometimes paranoia s just having all the facts.

Artists to my mind are the real architects of change, and not the political legislators who implement change after the fact.

You must learn to exist with no religion, no country, no allies. You must learn to live alone in silence.

Personne n’est obligé de se réveiller, du reste.

Doute que l étoile est de feu,
Doute que le soleil se meurt,
Doute de la vérité meme,
Mais jamais ne doute que j aime.
William Shakespeare

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In deep sadness there is no place for sentimentality.
William S. Burroughs

LE CONDITIONNEMENT SEXUEL

par William Burroughs

La morale sexuelle du monde occidental est fondée sur la Bible et spécialement sur l’enseignement de saint Paul qui prétend imposer une seule norme arbitraire et dogmatique de comportement sexuel à tout le monde partout et toujours. L’enseignement de saint Paul n’est plus viable aujourd’hui ; il est mort. Mort depuis que la pilule a séparé le plaisir sexuel de la reproduction. Mort depuis que la surpopulation a fait de la reproduction un phénomène à freiner plutôt qu’à encourager. Mort depuis que des expériences ont montré que le désir sexuel est une affaire de stimulation de certaines zones cervicales et que cette stimulation est purement arbitraire. On peut admettre que des homosexuels peuvent être conditionnés à réagir sexuellement à une femme, ou à une vieille godasse tant qu’on y est. En fait, les sujets homo aussi bien que hétérosexuels de ces expériences ont été conditionnés à réagir sexuellement à une vieille godasse — comme ça on économise pas mal d’argent.

De la même manière, on peut conditionner des hétérosexuels mâles à réagir sexuellement à d’autres hommes. Qui peut décider qu’un tel est plus désirable qu’un autre ? Qui est compétent pour édicter des dogmes sexuels et les imposer aux autres ? Ces apologistes de la dernière heure de saint Paul qui s’appellent psychiatres n’ont guère pour soutenir ces dogmes que leurs statistiques impropres.
Les psychiatres déclarent qu’ils ont besoin de plus d’argent et de plus de personnel pour faire face au problème sans cesse croissant de la maladie mentale ; or plus d’argent et de personnel sont engloutis dans ce puits sans fonds, plus les statistiques concernant la maladie mentale montent. C’est vrai qu’à ce régime-là, c’est un problème sans cesse croissant. Personnellement, je pense que la maladie mentale est dans une large mesure une invention psychiatrique.

Le 3 décembre 1973, la American Psychiatrie Association (APA) a décidé que l’homosexualité ne serait désormais plus considérée comme une déviation mentale. Ma foi, s’il y a actuellement plus de malades mentaux qu’ils ne peuvent en traiter, ça semble être un pas dans la bonne direction que de retirer les homosexuels de cette catégorie. Seulement, cette décision a provoqué une tempête de protestations. Un psychiatre a comparé cette décision à « un Watergate de la psychiatrie qui, espérons-le, ne sera pas notre Waterloo... » Ils n’aiment pas du tout voir des patients en puissance leur échapper ; ça pourrait déclencher une évasion massive. Le docteur Charles Socarides, professeur assistant de psychiatrie clinique à la clinique Albert Einstein s’oppose catégoriquement à la nouvelle politique de l’APA : « L’APA a fait ce que toutes les civilisations avaient tremblé de faire... se mêler du rôle biologique entre les sexes. » Et imaginez que dans une lettre adressée à Playboy en juin 1970, le Dr. Socarides déclare : « Une évolution de cinq cents millions d’années a établie la norme mâle/femelle comme le modèle fonctionnellement sain de l’accomplissement sexuel humain. »

Eh, pas si vite, Docteur — l’espèce humaine n’est pas plus vieille qu’un million d’années selon les plus anciennes traces découvertes jusqu’à présent. D’autres espèces sont dans la course depuis plus longtemps. Trois cents millions d’années ont créé une gueule énorme qui peut mordre et arracher presque n’importe quoi et des intestins qui peuvent le digérer comme modèle fonctionnellement sain chez les requins. Quelques millions d’années ont établi la grande taille comme le fonctionnellement sain chez les dinosaures. Ce qui peut être fonctionnellement sain à un certain moment ne l’est plus obligatoirement lorsque les conditions changent, ainsi qu’en témoignent silencieusement les os des espèces qui ont disparu. Mais il n’y a que les requins, les dinosaures et les psychiatres qui ne veulent pas changer.

La révolution sexuelle entre maintenant dans le stade électronique. De récentes expériences dans le domaine de la stimulation électrique du cerveau indiquent que l’excitation sexuelle et l’orgasme peuvent être produits en appuyant sur des boutons. Mais il faut voir qui pousse les boutons. Les boutons de contrôle au peuple ! Aucun de ces petits détails technologiques n’est situé dans l’avenir. Les connaissances et la plupart des appareils existent déjà. En termes de sexualité humaine, qu’est-ce que cela peut signifier ? Cela peut signifier que l’on peut brancher n’importe quoi.
Des expériences de formation autonome ont démontré que les sujets peuvent apprendre à contrôler ces réactions et à les reproduire à volonté, une fois qu’ils ont appris où se trouvent les boutons neuraux. Décidez simplement ce dont vous avez envie et le centre d’adaptation sexuelle de votre quartier, prenant vos ondes cervicales, vous trouvera en quelques minutes un partenaire sexuel qui vous convienne, de n’importe quel sexe, vrai ou imaginaire. Il est maintenant possible de fournir à chaque homme et à chaque femme les meilleurs pieds sexuels qu’il ou elle peut tolérer sans se faire sauter les plombs.

Tout candidat ayant ce programme devrait normalement rassembler pas mal de voix et exposer au plein jour un grand nombre de questions.

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« Les écrivains parlent de l’odeur douceâtre et fiévreuse de la mort, alors que le premier camé venu te dira que la mort n’a pas d’odeur, et en même temps qu’elle exhale une odeur qui coupe le souffle et fige le sang... non-odeur sans couleur de la mort... nul ne peut la humer à travers les volutes roses et les filtres de sang noir de la chair... l’odeur de mort est tout ensemble odeur indiscutable et complète absence d’odeur... c’est cette absence qui frappe d’abord l’odorat parce que toute vie organique a une odeur... l’interruption de l’odeur est aussi sensible que le passage du jour à la nuit pour les yeux, que le silence à l’oreille, que l’apesanteur au sens de l’équilibre... En période de désintoxication, le camé dégage cette odeur tout autour de lui, condamnant les autres à la respirer. Un camé en renonce peut rendre une maison invivable avec son odeur de mort, et puis il suffit d’aérer pour que l’endroit retrouve la puanteur à laquelle les bons citoyens sont accoutumés. »

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Lundi 18 Mai
21:32

Je suis entré dans une période de changements plus profonds que l’adolescence ou la prime enfance. Je vis en permanence dans mes numéros. Cela va si loin qu’un jour, je vais dépasser le point de non-retour. Je n’ai pas le temps de t’expliquer toutes les expériences mystiques que je vis dès que je franchis le seuil de la porte. Il y a quelque chose de spécial à Tanger. C’est le seul endroit où quand j’y suis, je ne veux être nulle part ailleurs. Ici pas de crise d’angoisse. Cette ville est belle car elle ne cesse de changer et de se recombiner. Venise est magnifique, mais elle ne change jamais. C’est un rêve figé dans la pierre. Et c’est le rêve de quelqu’un d’autre. L’effet suprême m’est cauchemardesque – Exemple : ciel supersonique, bleu orgone, vent chaud, un escalier en pierre conduisant à la Vieille Ville. En descendant les escaliers, un garçon arabe très sombre de peau avec une chemise mauve.

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17 Mai ,
05:09

A film is never really good unless the camera is an eye in the head of
a poete.
Orson Wells

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Dimanche 17 Mai
00:46

Fell free all of you my friends to send me your adress, I will send you letters and drawing and everything !

Melmoth

jeu 14 Mai , Road to Spain
00:55

Long chemin jusqu en Espagne .
Sur l Autoroute le temps est suspendu, ni passé ni future , juste une attente en route vers
une destination choisie generalement pour fuir quelque chose.

L’autoroute est hantée, ça on le sait.

L’autoroute fait surgir de la mémoire tout ce qui s’y était refoulé. Qui peut encore croire qu’il s’agit là d’un endroit neutre? D’un endroit inoffensif ? L’autoroute est libératrice car on y laisse derrière soi les affaires que l’on voudrait fuir.

Toute la confusion des dernières années, les regrets, les blessures, les chocs traumatiques refoulés qui explosent à la figure. L’autoroute devient une prolongation du journal intime. Le paysage, une extension du corps humain. Que le photographe prenne la route et aussitôt la route devient un territoire d’expérimentation sur lui-même, un miroir terrible, dans lequel il voit sa propre histoire et celle de ses ancêtres recommencer: un chemin de vie.

Un territoire, malgré tout. Passé au tamis d’une question hantée: qui croit-on rejoindre en prenant la route sinon soi-même et le fantôme de soi-même plus jeune, soi-même enfant?

Le bus des Sex Pistols qui sillonnait en 1978 l’Amérique où le groupe tournait pour la première et dernière fois, affichait comme destination: Nowhere. Ça va nulle part. Ça fonce droit dans le mur. No destination home.

“I will walk by myself
and cure myself
in the sunshine and the wind.”
— Charles Reznikoff

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Mar 12 Mai
03:07

« Nous ne somme pas au monde . »
Arthure Rimbaud

" La vie est de bruler des questions . »

« Je ne conçoit pas d’oeuvre comme détaché de la vie . »

« La peur , c est la poésie.

Antonin Artaud

La forme extreme du Nihilisme serait de se rendre compte que toute croyance , toute certitude sont necessairement fausses: perce qu il n existe pas du tout de monde verité.
Ce serai donc un reflet , en perspective dont l origine se trouve en nous ( dans un sens que nous avons sans cesse besoin d un monde plus étroit , raccourci et simplifié ).

Ce rendre compte que c est le degrés de force qui fait que nous pouvons nous avouer à nous memes
l apparence , la nécessité du mensonge , sans provoquer notre perte .

En ce sens le Nihilisme pourrait être la négation d un monde veritable , d un etre , d une intelligence divine .

"Que demontre la renaissance ?
Que le règne de l individue a ses limites ."
F.NIETZSCHE

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15:11

“Sex and art are the same thing.”
— Pablo Picasso

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03:31

"What we see is not made up of what we are seeing but rather from what we are. "
Fernando Pessoa

“Le réel c est les autres, la fiction c est soi.”
Jean-Luc Godard (cité dans Vortex)

« Il faut considérer le journal intime non pas comme un miroir reflétant la vérité des choses, mais comme
l expression du combat mené pour s affranchir de l obsession de la vérité. »
Henri Miller (cité dans le texte
Jusqu à ce que le monde…)

« L imaginaire est ce qui tend à devenir réel. Ce qui tend à rester irréel, c est le bavardage.»
Guy Ernest
Debord (cité dans commande publique La ville sans nom)

«Mais c est le propre des longs voyages que d en ramener tout autre chose que ce qu on y allait chercher. »
Nicolas Bouvier

«Nous vivons des existences fondées sur une sélection de faits imaginaires. Notre sentiment de la réalité
est conditionné par notre position dans l espace et dans le temps, et non par notre personnalité comme
nous nous plaisons à le croire. Chaque interprétation de la réalité est donc basée sur une position unique.
Deux pas à gauche ou à droite et le tableau tout entier s en trouve modifié. »
Lawrence Durrel

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jeudi 07/05/15
18:43

Peut-on photographier avec les larmes aux yeux?
Il semblerait que oui.

I dont want to die to be known...
I dont want be Van Gogh ..
A want to eat well , and be famous !

"Too often ,the only escape is sleep ."
Charles Bukowski

Le malade peut t il etre un artiste ?

L alienation est créatrice !

“Nul n a jamais peint, sculpté, modelé, inventé que pour sortir de l enfer de la folie”
Antonin Artaud

"Les hommes m ont appelés FOU mais la science n a pas encore décidé si la folie est ou n est pas la plus grande intelligence ."
Edgard Poe

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Lun 4 Mai
14:04

Cette chose terrible de s apparaitre inférieure à ce que l on est en réalité et de ne plus se retrouver que par révélations.

Ce qui est vraie dans la vie donne toujours le sentiment de l intelligence;

Absense total de générosité, mauvaise foi avec laquelle elle se complait à oublier ou à tenir pour rien ce que vous avez pu faire pour elle.

La réalité éclaire l ésprit et elle passe.
Le pretendant doit tenir ses pensées légères pour que son ésprit soit lisse et limpide quand l illumination apparaitra.

Antonin Artaud, Page de carnets, Notes Intimes VIII

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History repeted forever and ever ...

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“Don’t forget to love yourself.”

— Søren Kierkegaard

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Mardi 29 avril 2015
22:52

Il est clair que le monde est purement parodique, c est à dire que chaque chose qu on regarde est la parodie d une autre, ou encore la même chose sous une forme décevante.”
— Georges Bataille - L’anus solaire

“I touched her thigh and death smiled.”
— Jim Morrison
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Dans les bras de la paresse...

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« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au-delà de sa capacité. »

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

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"An evil cat in top hat coming ou of a sewer with an M-80."

LOVE IS A LIE
LOVER=LIAR

Nicotine walk on eggshells
Medicated

The earth was formless void

Darkness
Darkness face of the deep
Spirit moved across the water and there was light

It was good
Breathing in to his lungs
200 years of abstestos
Jean Michel Basquiat

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Pixo, un film de João Weiner et Roberto... par FondationCartier

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“I have a feeling only for shadows.”

— Odilon Redon

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« Le 3 janvier 1889, il y a cinquante ans, Nietzsche succombait à la folie : sur la piazza Carlo-Alberto, à Turin, il se jeta en sanglotant au cou d’un cheval battu, puis il s’écroula ; il croyait, lorsqu’il se réveilla, être DIONYSOS ou LE CRUCIFIÉ. »

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La Conjuration Sacrée

Une nation déjà vieille et corrompue, qui, courageusement secouera le joug de son gouvernement monarchique pour en adopter un républicain, ne se maintiendra que par beaucoup de crimes, car elle est déjà dans le crime, et si elle voulait passer du crime à la vertu, c’est-à-dire d’un état violent dans un état doux, elle tomberait dans une inertie dont sa ruine certaine serait bientôt le résultat.
SADE.

Ce qui avait visage de politique et s’imaginait être politique, se
démasquera un jour comme mouvement religieux.
KIERKEGAARD.

Aujourd’hui solitaires, vous qui vivez séparés, vous serez un jour
un peuple. Ceux qui se sont désignés eux-mêmes formeront un jour
un peuple désigné — et c’est de ce peuple que naîtra l’existence qui dépasse l’homme.
NIETZSCHE.

Ce que nous avons entrepris ne doit être confondu avec rien d’autre, ne peut pas être limité à l’expression d’une pensée et encore moins à ce qui est justement considéré comme art.
Il est nécessaire de produire et de manger : beaucoup de choses sont nécessaires qui ne sont encore rien et il en est également ainsi de l’agitation politique.
Qui songe avant d’avoir lutté jusqu’au bout à laisser la place à des hommes qu’il est impossible de regarder sans éprouver le besoin de les détruire ? Mais si rien ne pouvait être trouvé au delà de l’activité politique, l’avidité humaine ne rencontrerait que le vide.
NOUS SOMMES FAROUCHEMENT RELIGIEUX et, dans la mesure où notre existence est la condamnation de tout ce qui est reconnu aujourd’hui, une exigence intérieure veut que nous soyons également impérieux.
Ce que nous entreprenons est une guerre.
Il est temps d abandonner le monde des civilisés et sa lumière. Il est trop tard pour tenir à être raisonnable et instruit — ce qui a mené à une vie sans attrait. Secrètement ou non, il est nécessaire de devenir tout autres ou de cesser d être.
Le monde auquel nous avons appartenu ne propose rien à aimer en dehors de chaque insuffisance individuelle : son existence se borne à sa commodité. Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir — de la même façon qu un homme aime une femme — représente seulement l intérêt et l obligation au travail. S il est comparé avec les mondes disparus, il est hideux et apparaît comme le plus manqué de tous.
Dans les mondes disparus, il a été possible de se perdre dans l extase, ce qui est impossible dans le monde de la vulgarité instruite. Les avantages de la civilisation sont compensés par la façon dont les hommes en profitent : les hommes actuels en profitent pour devenir les plus dégradants de tous les êtres qui ont existé.
La vie a toujours lieu dans un tumulte sans cohésion apparente, mais elle ne trouve sa grandeur et sa réalité que dans l extase et l amour extatique. Celui qui tient à ignorer ou à méconnaître l extase, est un être incomplet dont la pensée est réduite à l analyse. L existence n est pas seulement un vide agité, elle est une danse qui force à danser avec fanatisme. La pensée qui n a pas comme objet un fragment mort, existe intérieurement de la même façon que des flammes.
Il faut devenir assez ferme et inébranlé pour que l existence du monde de la civilisation apparaisse enfin incertaine. Il est inutile de répondre à ceux qui peuvent croire à l existence de ce monde et s autoriser de lui : s ils parlent, il est possible de les regarder sans les entendre et, alors même qu on les regarde, de ne «voir» que ce qui existe loin derrière eux. Il faut refuser l ennui et vivre seulement de ce qui fascine.
Sur ce chemin, il serait vain de s agiter et de chercher à attirer ceux qui ont des velléités, telles que passer le temps, rire ou devenir individuellement bizarre. Il faut s avancer sans regarder en arrière et sans tenir compte de ceux qui n ont pas la force d oublier la réalité immédiate.
La vie humaine est excédée de servir de tête et de raison à l univers. Dans la mesure où elle devient cette tête et cette raison, dans la mesure où elle devient nécessaire à l univers, elle accepte un servage. Si elle n est pas libre, l existence devient vide ou neutre et, si elle est libre, elle est un jeu. La Terre, tant qu elle n engendrait que des cataclysmes, des arbres ou des oiseaux, était un univers libre : la fascination de la liberté s est ternie quand la Terre a produit un être qui exige la nécessité comme une loi au-dessus de l univers. L homme est cependant demeuré libre de ne plus répondre à aucune nécessité : il est libre de ressembler à tout ce qui n est pas lui dans l univers. Il peut écarter la pensée que c est lui ou Dieu qui empêche le reste des choses d être absurde.
L homme a échappé à sa tête comme le condamné à la prison.
Il a trouvé au delà de lui-même non Dieu qui est la prohibition du crime, mais un être qui ignore la prohibition. Au delà de ce que je suis, je rencontre un être qui me fait rire parce qu il est sans tête, qui m emplit d angoisse parce qu il est fait d innocence et de crime : il tient une arme de fer dans sa main gauche, des flammes semblables à un sacré-coeur dans sa main droite. Il réunit dans une même éruption, la Naissance et la Mort. Il n est pas un homme. Il n est pas non plus un dieu. Il n est pas moi mais il est plus moi que moi : son ventre est le dédale dans lequel il s est égaré lui-même, m égare avec lui et dans lequel je me retrouve étant lui, c est-à-dire monstre.
Ce que je pense et que je représente, je ne l ai pas pensé ni représenté seul. J écris dans une petite maison froide d un village de pêcheurs, un chien vient d aboyer dans la nuit. Ma chambre est voisine de la cuisine où André Masson s agite heureusement et chante : au moment même où j écris ainsi, il vient de mettre sur un phonographe le disque de l ouverture de «Don Juan» : plus que toute autre chose, l ouverture de «Don Juan» lie ce qui m est échu d existence à un défi qui m ouvre au ravissement hors de soi. A cet instant même, je regarde cet être acéphale, l intrus que deux obsessions également emportées composent, devenir le «Tombeau de Don Juan». Lorsqu il y a quelques jours, j étais avec Masson dans cette cuisine, assis un verre de vin dans la main, alors que lui, se représentant tout à coup sa propre mort et la mort des siens, les yeux fixes, souffrant, criait presque qu il fallait que la mort devienne une mort affectueuse et passionnée, criant sa haine pour un monde qui fait peser jusque sur la mort sa patte d employé, je ne pouvais déjà plus douter que le sort et le tumulte infini de la vie humaine ne soient ouverts à ceux qui ne pouvaient plus exister comme des yeux crevés mais comme des voyants emportés par un rêve bouleversant qui ne peut pas leur appartenir.

Tossa, 29 avril 1936
Georges BATAILLE
Acéphale, 1ère année, 24 juin 1936

“Come and kiss me and let’s forget.”

F. Scott Fitzgerald

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"I don’t in fact know very often what the paint will do, and it does many things which are very much better than I could make it do"

- Francis Bacon, 1909-1992,

“Silence is the sleep that nourishes wisdom.”
— - Francis Bacon

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“I’ve wasted my life
In endless discretion.”

Arthur Rimbaud, from Selected Poems & Letters

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“Nothing, nothing, the whole long day, nothing.”

— Franz Kafka, from a diary entry

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Nous ne voulons pas être tristes
C est trop facile
C est trop bête
C est trop commode
On en a trop souvent l occasion
C est pas malin
Tout le monde est triste
Nous ne voulons plus être tristes.

Blaise Cendrars

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Mer 25/03/15

Farkhunda martyre de l ignorance islamique .
Que ta mort ne sois pas oublié
Cette intellectuel battue à mort et brulé vivante par des centaines d HOMMES pour avoir blasphémé le corant .
HONTE A VOUS HONTE A L ISLAM HONTE à la religion HONTE HONTE aux HOMMES AFGHANS qui ont regardé sans rien faire , à la police qui etait présente et a aidé le lynchage .
HONTE à l HUMANITE une fois de plus...

00:30
25/03/15

Les consequences de nos actions sont des épouvantails pour les laches et des rayons de lumières pour les sages .
Aldous Huxley

07:23

Comte de Lautréamont
Lettre de Lautréamont à Verboeckhoven
23 octobre 1869

Paris, 23 octobre.

- Laissez-moi d’abord vous expliquer ma situation. J’ai chanté le mal, comme ont fait Miçkiéwicz, Byron, Milton, Southey, A. de Musset, Baudelaire, etc. Naturellement, j’ai un peu exagéré le diapason pour faire du nouveau dans le sens de cette littérature sublime qui ne chante le désespoir que pour opprimer le lecteur, et lui faire désirer le bien comme remède. Ainsi donc, c’est toujours le bien qu’on chante en somme, seulement par une méthode plus philosophique et moins naïve que l’ancienne école, dont Victor Hugo et quelques autres sont les seuls représentants qui soient encore vivants. Vendez, je ne vous en empêche pas : que faut-il que je fasse pour cela ? Faites vos conditions. Ce que je voudrais, c’est que le service de la critique soit fait aux principaux lundistes. Eux seuls jugeront en premier et dernier ressort le commencement d’une publication qui ne verra sa fin évidemment que plus tard, lorsque j’aurai vu la mienne. Ainsi donc, la morale de la fin n’est pas encore faite. Et cependant, il y a déjà une immense douleur à chaque page. Est-ce le mal, cela ? Non, certes. Je vous en serai reconnaissant parce que si la critique en disait du bien, je pourrais dans les éditions suivantes retrancher quelques pièces trop puissantes. Ainsi donc, ce que je désire avant tout, c’est être jugé par la critique, et, une fois connu, ça ira tout seul. T.A.V.

I. DUCASSE

M. I. Ducasse, rue du Faubourg-Montmartre, n° ; 32

Illusions
Rêves

Art ,
Baudelaire ,

Le diable

Et moi .

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00:44

Illusions , rêves, et Art ,
Baudelaire , le diable et moi .

"Je ne suis bien que là ou je ne suis pas ."

Charles Baudelaire

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06:37

"Quoi qu il en soit je crois que l imagination humaine n a rien inventer qui ne soit vrai dans ce monde ou dans les autres et je ne pouvait douter de se que j avais vue distinctement."

Gerard de Nerval, Aurelia

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TETANOS MYSTIQUE

par Roger Gilbert Lecomte

I
(NUIT VIVANTE D’ALEXANDRIE)

Irréelle dans sa blancheur d’âme tarie
Par de trop lourds parfums–sel d’une mer lustrale–
Voici la maladive nuit, la nuit trop pâle.

Voici la nuit où luit jadis Alexandrie !
L’esprit divague, usé par tant de fleurs bizarres,
Par tant d’étrangetés, d’excès de savoirs rares.

C’est l’astrale splendeur de nuit sur l’eau marine
Où clairement se mire une lune falotte.

A l’horizon d’opale une étoile sanglote,
Trou dans le ciel, d’où l’infini vers l’eau s’incline.

II
(PANTHEISME)

Las ! depuis des temps et des temps
Dont s’exaspère la longueur
Et la nostalgie en mon cœur,
Sans un autre désir, j’attends.

J’attends les immortels instants,
Où, délivré de ma rancœur,
Je serai, centre du grand chœur,
La Monade vers qui je tends…

Il est dit que le pèlerin
Des chemins de nuit et d’airain,
A l’heure où son âme comprend

Les métempsycoses que lui
Impose l’infini, se rend
Au point d’où l’Unité a lui !

III
(NICOLAÏSME)

Va, Banni ! –le corps s’hallucine
Aux nuits des sens. Surtout, médite
Sur tout le néant qu’on habite,
–Seule vaut l’âme cristalline.

Mais pour tuer les sens j’incline
Vers une foi nicolaïte
Hérétique et sept fois maudite.
(On se damne quand on raffine !)
Au lieu d’ascétisme stérile
Je crois que le corps s’annihile
Aussi bien aux poisons des vices,

Mon âme je me réfugie,
Pour te délivrer des supplices,
Dans la plus homicide orgie !

IV
(MANICHEISME)

Monstrueux prophète Manès,
Pour aimer ses rites et ses
Conscientes malignités,
Hélas ! : Manê, Thecel, Phares,

Je me meurs de ton népanthès
Ah, croire en tes dualités !
Quel ragoût de perversité,
Au goût de soufre et d’aloès.

Je me voue à Satan. Pourtant
Satan qui va toujours luttant,
Quand seront consommés les temps,

Croulera, vaincu, par le fer.
Qu’importe, morbide, j’attends
D’aller ululer en enfer !

V
(NUIT MORTE D’ALEXANDRIE)

Ame d’Alexandrie,– Oh, ton âme nocturne
Subtile et raffinée et lasse et taciturne,
–Tu n’es plus maintenant, sur un désert, que vide.

L’eau reflète une absence, à jamais dans sa moire,
La folie, en chaos, souffle, blasphématoire,
Où ton art paroxysme a vibré : mort livide,

Qui gît, hallucinant, dans la ténèbre verte.
Où chantaient les parfums, râle un goût de poussière ;

Et l’astre vacillant dont blêmit la lumière,
Sur ce néant qui baille est une porte ouverte !

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19/03/15
19:56

"Un acte de bonté suffit à supprimer l enfer."

Les chants de Maldoror disponible dans les pensées du Mort Joyeux !!!!

Extrait :

Chant I

Lecteur, c’est peut-être la haine que tu veux que j’invoque dans le commencement de cet ouvrage ! Qui te dit que tu n’en renifleras pas, baigné dans d’innombrables voluptés, tant que tu voudras, avec tes narines orgueilleuses, larges et maigres, en te renversant de ventre, pareil à un requin, dans l’air beau et noir, comme si tu comprenais l’importance de cet acte et l’importance non moindre de ton appétit légitime, lentement et majestueusement, les rouges émanations ? Je t’assure, elles réjouiront les deux trous informes de ton museau hideux, ô monstre, si toutefois tu t’appliques auparavant à respirer trois mille fois de suite la conscience maudite de l’Éternel ! Tes narines, qui seront démesurément dilatées de contentement ineffable, d’extase immobile, ne demanderont pas quelque chose de meilleur à l’espace, devenu embaumé comme de parfums et d’encens ; car, elles seront rassasiées d’un bonheur complet, comme les anges qui habitent dans la magnificence et la paix des agréables cieux.

Isidor Ducasse

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"Et que la peste l emporte."
AA

"Moi Antonin Artaud , je suis mon fils , mon père , ma mère,
et moi..."

A.A , (ci-git).

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“Do not be afraid of spending quality time by yourself.”

— Albert Camus, Notebooks, 1951-1959

"There is a life and there is a death and, there are beauty and melancholy in between. "

Albert Camus

"Le danger pour l artiste, pour l homme de génie - et ce sont eux les Juifs errants - le danger réside dans la femme : les femmes aimantes sont leur perte."

Friedrich Nietzsche

Le concepts d’angoisse chez " kierkegaard " :

Toxicomanie et automédication d’une psychopathologie :

Chez les existentialistes, l angoisse ne désigne pas un simple sentiment subjectif et ne se confond pas non plus avec l anxiété ou la peur. L angoisse est toujours angoisse du néant et aussi angoisse devant sa propre liberté. Elle désigne l expérience radicale de l existence humaine. Chez Kierkegaard l angoisse naît de la liberté. Elle est la découverte d une liberté qui, tout en n étant rien, est investie d un pouvoir infini. Pour Heidegger, l angoisse est l essence même de l homme car elle est la disposition fondamentale de l existence et elle en révèle le fond. Chez Sartre, il y a conjugaison de ces deux définitions. L angoisse est à la fois angoisse devant la liberté et devant le néant de la mort. L angoisse n est pas la peur. On a peur que de ce qui nous est extérieur : le monde et les autres. Mais, on s angoisse devant soi-même. C’est ce que révèle l expérience du vertige : je suis au bord d un précipice, d abord vient la peur de glisser et donc la peur de la mort, mais tant qu elle en reste à cela mon angoisse n est encore qu une anxiété et je suis encore passif. Je fais alors attention et mes possibilités d échapper au danger, comme celle de reculer, annihilent ma peur de tomber. Mais alors, je m angoisse car ces réactions sur lesquelles mon attention se fixe ne sont encore que des "libres" possibilités. Rien ne me contraint à sauver ma vie en faisant attention, le suicide est aussi une de mes conduites possibles. Mais là encore ce n est seulement qu une possibilité, d où une contre angoisse et je m éloigne du précipice. J ai peur de ce que je peux faire, du pouvoir immense que me confère ma liberté : c est de là que naît l angoisse authentique.

« Dès le Concept d’angoisse, Kierkegaard écrit: « L angoisse est l’instant. Elle est la limite entre
l innocence et le péché. Et le péché se fait dans l instant, plus exactement même, il est l instant
en tant que celui-ci se sépare de l éternité. » Pour Kierkegaard, l existence est la plus haute valeur
et en même temps elle est péché ; (…)C est là un des aspects les plus profonds du paradoxe chez
Kierkegaard. On pourrait dire de même de la temporalité : la temporalité est péché ; et pourtant,
c’est elle qui est la source de la dialectique de l’esprit, du pathétique de l’âme, et c’est en elle que se
réalise Dieu. »
Jean Wahl, Kierkegaard, L’Un devant l’autre. p. 56,Hachette Littératures, Paris, 1998.

Même lorsqu elle se masque l angoisse apparaît. C est cette angoisse que Kierkegaard appelait l angoisse d Abraham. Vous connaissez l histoire : Un ange a ordonné à Abraham de sacrifier son fils : tout va bien si c est vraiment un ange qui est venu et qui a dit : tu es Abraham, tu sacrifieras ton fils

Le délaissement va avec l angoisse.
Quant au désespoir, cette expression a un sens extrêmement simple. Elle veut dire que nous nous bornerons à compter sur ce qui dépend de notre volonté, ou sur l ensemble des probabilités qui rendent notre action possible.

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LA DESTRUCTION

Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l’avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l’emplit d’un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l’Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l’appareil sanglant de la Destruction !

CB

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“Isn’t it so that old people who have been living together all their lives begin to resemble each other? In the end, they have so much in common that not only their thoughts, but also their faces take on the same expression. I want us to grow so old together that we think each other’s thoughts, that we get small, dried-up, wrinkled faces that are exactly alike.”
— Hour Of The Wolf (1968), Dir. Ingmar Bergman

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“Above all, don’t lie to yourself. The man who lies to himself and listens to his own lie comes to a point that he cannot distinguish the truth within him, or around him, and so loses all respect for himself and for others. And having no respect he ceases to love.”
— Fyodor Dostoyevsky, The Brothers Karamazov.

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Les musulmans me demandent souvent pourquoi j’ai quitté l’Islam. Ce qui est frappant c’est que les musulmans n’appréhendent pas que le fait de renoncer à l’Islam est un choix qui s’offre à tout le monde et que n’importe qui a le droit de le faire. Ils sont persuadés que quiconque quitte l’Islam est un agent qui travaille pour le compte d’un état occidental, notamment celui de l’état hébreu, et qu’il reçoit en contre partie des sommes pharamineuses de la part des gouvernements de ces pays et de leurs services secrets. Ils n’imaginent même pas que les gens puissent jouir d’une liberté de penser et de croire.
Avant de commencer, j aimerais souligner qu’en vous présentant cet article, je ne voulais pas insinuer que le Christianisme ou le Judaïsme sont meilleurs que l’Islam, il ne faut pas penser que je rejette uniquement l’Islam parmi toutes les religions, car elles sont toutes pour moi des légendes qui se surpassent les unes les autres en termes de naïveté.
Tout d’abord, il m’était indispensable d’ôter l’enveloppe sacrée dont les textes religieux et la Charia (jurisprudence islamique) sont accoutrés pour pouvoir les remettre en question, les contester et les scruter avec l’oeil de l’observateur qui cherche la vérité, et non celui des théologiens responsables du bourrage de crâne massif de leur auditoire, et qui promeuvent l’Islam comme étant une religion de paix, de fraternité, de miséricorde, de loyauté et d’égalité, une religion qui a sauvé la femme d’un triste sort en lui accordant un statut meilleur et qui a appliqué la justice sociale.
Voici maintenant une liste des raisons qui m’ont poussé à renier l’Islam :

L’Islam est-il une religion de tolérance ?
L’Islam est une religion autoritaire qui ne reconnait pas la liberté de choix des individus, chose qui se manifeste en toute clarté à travers les sentences barbares comme le fait de lapider quiconque commet l’adultère, pousser les homosexuels du haut d’une falaise et tuer les apostats rien que parce qu’ils affichent un point de vue différent. A cela s’ajoute la situation déplorable des adeptes des autres religions abrahamiques au sein de l’état musulman. L’Islam impose à ses adeptes de se battre contre les infidèles, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou acceptent de leur payer un impôt de capitation « la Jizya » de leur propre main en toute soumission.
Aussi les textes sacrés en Islam incitent-ils de manière flagrante à la guerre et aux conquêtes de nouveaux territoires pour répandre la religion de Mahomet, au lieu d’utiliser des moyens pacifiques pour faire parvenir le message grâce à la persuasion et à un schéma d’argumentation rationnel, chose dont l’Islam, comme toute autre religion d’ailleurs, est quasiment dépourvu. Il s’agit là d’un outrage affreux aux valeurs humaines et d’une démence sans précédent.

L’Islam est-il une religion de fraternité humaine ?

J’ai été sidéré en prenant conscience des commandements de l’Islam en ce qui concerne l’alliance et le désaveu et la répartition aberrante du monde en croyants et infidèles, avec toutes les dispositions déconcertantes que cela implique pour les « Dhimmis » et « la Jizya » !!

L’Islam est-il une religion d’égalité ?

L’Islam a présenté la tribu de Quraysh comme étant la celle élue pour commander la race humaine. Mahomet n’a attribué aucune responsabilité politique à une personne n’appartenant pas à sa tribu. L’Islam a légiféré l’esclavage, renforcé les écarts entre les classes sociales et autorisé le vol des propriétés des infidèles, la prise de femmes captives « Sabaya » lors des guerres et l’abus sexuel à l’égard des femmes esclaves « Imâa ». Il a gravement endommagé les relations conjugales par les législations de la dot (Mahr) et du divorce, faisant de l’institution du mariage une vulgaire transaction.

L’Islam est-il une religion de justice sociale ?

L’Islam repose sur les principes de pillage et de dépouillement ainsi que l’exploitation des peuples asservis par les systèmes d’impôts et de Jizya. Il a reconnu l’inégalité sociale en imposant la « Zakat » selon la logique qui dit qu’un riche reconnaissant vaut mieux qu’un pauvre patient.

L’Islam est-il juste vis-à-vis de la femme ?

La femme en Islam a moins de raison et de foi, elle est impure pendant la période de menstruation et interrompt la prière, tout comme l’âne et le chien. Elle touche la moitié de l’héritage d’un homme et son témoignage en cour de justice compte également pour la moitié de celui d’un homme. L’Islam l’a mise sous la tutelle de son mari et a fait de son obéissance à celui-ci une condition nécessaire pour avoir l’approbation de Dieu. Ce mari détient également le droit de la corriger en la tapant et/ou en désertant le lit conjugal si elle refuse de se soumettre à sa volonté. Elle par contre n’a pas le choix quant à assouvir son désir sexuel quand il le souhaite, sans aucune considération de ses sentiments ni de ses envies. Je ne suis pas un féministe et je ne fais pas partie de ceux qui défendent les femmes contre les injustices qu’elles ont subies pendant des siècles à cause des religions, mais j’ai une mère, une sœur et une amoureuse et je ne peux accepter qu’elles soient humiliées et stigmatisées de la sorte, car je les aime beaucoup trop pour les traiter avec cette logique boiteuse qui infirme l’idée que l’Islam est une religion d’égalité et de liberté.
L’Islam est la créativité humaine

Toutes les formes d’expression artistique sont bannies en Islam : la musique, le chant, la danse, la peinture, la sculpture, la comédie, mais aussi la littérature, la poésie, la philosophie et la logique !! Si cela vous est difficile à croire, je vous invite à vous référer aux fondements de l’Islam et aux propos de Mahomet pour vous assurer que je n’exagère pas et ne dis que la stricte vérité.
L’Islam et la science
L’Islam est une religion riche en allégories, à commencer par le mythe de l’Oracle (parole de Dieu communiquée à Mahomet par l’intermédiaire de l’ange Gabriel), en passant par celui du voyage nocturne et de l’ascension (Al-Isrâa & Al-Mehraj) où Mahomet serait monté dans les cieux au dos d’une monture fantastique sous le nom du « Burâaq », pour finir en beauté avec les récits de miracles éblouissants dont personne n’a témoigné et qu’aucune civilisation n’a inscrits dans ses archives historiques ni mentionné des faits susceptibles de les accréditer.
L’Islam s’appuie donc sur la foi aveugle qui trouve en l’irrationalité et l’ignorance un champ favorable à son sa prolifération. Si cette idéologie possédait des atouts de persuasion faisant appel à la raison et à la logique impressionnante qui n’a omis aucun aspect de la vie humaine comme on nous l’a dit et redit plusieurs fois, à quoi ça rime de recourir à des récits insolites et farfelus pour prouver sa justesse et appuyer ses conceptions? N’est-ce pas digne des menteurs et des imposteurs ? N’oublions pas les contradictions flagrantes entre les textes sacrés et les vérités scientifiques les plus fondamentales, comme par exemple le fait que la terre est fixe et que le ciel est soulevé par-dessus la terre et retenu sans piliers, et que les astéroïdes servent à chasser les démons.
Les miracles scientifiques dans le Coran

Nous savons tous la cocasserie, la falsification et l’escroquerie des adeptes de miracles scientifiques dans le Coran, et je trouve légitime de me demander pourquoi ces gens là s’amusent à tisser des mensonges autour de la religion. La réponse est simple : seule une toile de mensonges est capable d’en perpétuer un. L’Islam ne pourrait pas résister longtemps face à la science qui dévoile ses mythes et ses faiblesses indéniables, comme l’assertion que la terre est plate ou que deux personnes allaitées par une même femme deviennent frères biologiques. Ces gens protègent l’Islam contre l’usure et l’empêchent de périr en tentant de le faire concorder avec la science par l’arnaque et la distorsion. S’il s’agissait d’une véritable religion divine et d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'un message du créateur de l’univers, ce ne serait pas la risée de la sphère scientifique ni une cible de critique incessante !
Le Dieu Islamique
Il s’agit d’un Dieu primitif, bédouin, anthropomorphe, qui puise ses caractères dans le monde des humains et éprouve des sentiments de colère, de revanche, de rancune, de supériorité, etc. Nous observons chez lui des images qui relatent les civilisations humaines, comme le majestueux trône porté par les anges, sur lequel il s’est affalé après avoir achevé le processus de création, ce qui nous rappelle la pratique des tribus de Honga-Bonga avec leurs chefs. Pire encore, certains actes humains, tels que les rapports homosexuels (chose dont même les Honga-Bonga ne se préoccupent pas), peuvent « ébranler » ce magnifique trône. Voici le texte d’un hadith transcendant qui a suscité mon attention : "Toute œuvre accomplie par le fils d’Adam lui revient sauf le jeûne, lequel m’appartient et je donne sa rétribution".

La question qui me taraude est celle-ci : Quel plaisir ce Dieu tout-puissant peut il trouver à ce que tous ces pauvres gens le vénèrent ? Qu’est ce que cela lui rapporterait ?

Le prophète de l’Islam et le Coran
Mahomet ne différait en rien des gangsters barbares qui abattaient, dévalisaient et violaient les femmes ; il en existe des preuves innombrables dans la Sunna, je vous invite donc à faire vos recherches avant de m’accuser de mentir dans le seul but de détériorer l’image du prophète de l’Islam. Ce dernier était un obsédé sexuel, et a contourné toutes les législations qu’il a décrétées pour assouvir son désir vorace ; il a tiraillé l’humanité et cantonné la nation avec une jurisprudence bédouine, rétrograde et caduque. Il n’a accompli aucun miracle susceptible de prouver sa prophétie, tout ce qu’il possédait était un bouquin présentant de fortes similitudes avec la poésie de ses contemporains, bourré d’erreurs scientifiques et de dilemmes philosophiques.
Conclusion : J’aurais probablement besoin d’écrire un bouquin sur les raisons qui m’ont poussé à renier l’Islam comme religion, mais ces quelques points cités constituent les grandes lignes qui m’ont tourmenté et intrigué depuis toujours et m’ont incité à réfléchir à l’essence de cette foi creuse qui n’est, comme toute autre religion, qu’un courant de pensée mythique mis au service de la politique.
Waleed Al-Husseini

“We will never find a substitute [after a loss]. No matter what may fill the gap, even if it be filled completely, it nevertheless remains something else. And actually, this is how it should be, it is the only way of perpetuating that love which we do not want to relinquish.”
— Sigmund Freud

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My real self wanders elsewhere, far away, wanders on and on invisibly and has nothing to do with my life.”
Hermann Hesse

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Epigraph:

http://bdpuqvsqmphctrcs.onion/noscript_by_last_seen.html
http://skunksworkedp2cg.onion/

Due to Orwell-like total control of reality, global government somewhere called "Babylon", tries to drop in storm of shit everything what they cannot control.

Looks like all types of mentally ill people gathered together by this kind of elite, fags, pedos, with tries to litter at maximum hidden, uncontrollable part of network.

From one point of sight this is plus for tor project, because its like a proof of secure.
But you must remember about tempest of attacks possible to hidden services and tor network at all.
Tor can t help you if you use it wrong.

Tor is only the second generation of hidden networks, there are still many weak places and tor is still centralized.
Just imagine how easy CIA can takeover only 9 servers(main directories) and carry out their discreet and efficient attacks.
There are only five thousands relays and at least a quarter of its staying as a exit.
1000 servers around the world ? Hm...
They killed Kennedy!

Tor hidden services - one of the clearest examples of D5 today.
Not finished yet, but already full of shit.

Welcome to the real world.

Shadow Markets of the World
If all the world’s informal markets were formed into a single independent nation, its $10 trillion economy would be the second-largest on the planet (behind only the US). These markets thrive in places where taxes are low, poverty is high, and resources are scarce. The colors on this map indicate the size of each country’s underground economy, as a percentage of its GDP.

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Dans mon instinct je m enfonce

Naitre ou m éffacer

Je sent que je disparait
Tous les jours je meurt
Devenir transparent jusqu a disparaitre.

Les femme sont un refuge pour la vie , pur
et transparent

What I experience as “solitude” is really not simple. My life now consists in the wish that it might be otherwise with all things than I comprehend, and that somebody might make my “truths” appear incredible to me.”

— Friedrich Nietzsche, from a letter to Franz Overbeck

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« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au-delà de sa capacité. »

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Paris :

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“One very important aspect of art is that it makes people aware of what they know and don’t know that they know. Once the breakthrough is made there is permanent expansion of awareness.””
— William S. Burroughs

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“Be still.

Listen to the stones of the wall.
Be silent, they try
to speak your
name
Listen
to the living walls.

Who are you?
Who
are you? Whose
silence are you?

Who (be quiet)
are you (as these stones
are quiet). Do not
think of what you are
still less of
what you may one day be.

Rather
be what you are (but who?)
be the unthinkable one
you do not know.

O be still, while
you are still alive,
and all things live around you

speaking (I do not hear)
to your own being,
speaking by the unknown
that is in you and in themselves.

“I will try, like them
to be my own silence:
and this is difficult. The whole
world is secretly on fire. The stones
burn, even the stones they burn me.
How can a man be still or
listen to all things burning?
How can he dare to sit with them
when all their silence is on fire?”

— Thomas Merton - In Silence

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"I put my heart and soul into my work, and I have lost my mind in the process."

— Vincent van Gogh

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“Knowing your own darkness is the best method for dealing with the darknesses of other people.”
— Carl Jung

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Sleep paralysis is a phenomenon in which a person, either falling asleep or awakening, temporarily experiences an inability to move, speak or react. It is a transitional state between wakefulness and sleep, characterized by complete muscle atonia (muscle weakness). It is often accompanied by terrifying hallucinations (such as an intruder in the room) to which one is unable to react due to paralysis, and physical experiences (such as strong current running through the upper body). Sleep paralysis has been linked to anxiety disorders, however, it can occur in isolation.

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stay tuned :

IRC Webchat anonymous : https://webchat.anonops.com/
use TOR for anonymize yourself, very important !

/list for channels : #charliehebdo

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" je suis allé dans la mort intérieure et j ai vue que la mort extérieure était meilleur que la mort intérieure et j ai decider de mourir extérieurement et de vivre intérieurement ."

Carl Gustave Jung , "Un parmi les humbles"

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AUTHOR OF THE DAY: Edgar Allan Poe

It is instinctual to utter the name Edgar Allan Poe in the midst of forming an image of uncontrollable moodiness filled with grotesque, nebulous beauty. Poe was born on January 19, 1809 in Boston, Massachusetts, United States. A master of the macabre, he was the founder of the science fiction and mystery genre in literature. He wrote everything from literary criticism, to horror, poetry, a novel, short-stories and hundreds of essays. Today he is labeled the “Father of the Detective Story.”

Although Poe made a small earning from his literature, his income was acquired by writing literary criticism; he was known for his brutal reviews. In the late 1830s, he published Tales of the Grotesque and Arabesque, a collection of stories, which were profoundly disturbing to the public. Unorthodoxly written in first narrative for his time, his stories contained content of using opium and the terror of ghosts, which propelled Poe’s audience to believe he was disproportionally strange, wicked, disturbed drugged induced.

In 1845, Poe became a household name after “The Raven” was published. It followed the similar themes of death and loss, which plagued his life from birth. Critics often alluded to the death of his mother and his wife, Virginia Clemm, as inspiration for the repeated composition of the death of beautiful women in his literature. In a letter to George W. Eveleth on January 4, 1848, Poe revealed:

"Each time I felt all the agonies of her death — and at each accession of the disorder I loved her more dearly and clung to her life with more desperate pertinacity…I became insane, with long intervals of horrible sanity…I had indeed, nearly abandoned all hope of a permanent cure when I found one in the death of my wife…It was the horrible never-ending oscillation between hope and despair which I could not longer have endured without the total loss of reason."
Haunted by grief after the death of his lovely wife, Virginia in 1847, Poe continued to work, but struggled financially and with his health. His final days still remain a mystery. He was taken to a hospital on October 3, 1849, after experiencing great distress. He died on October 7, and it has been recorded that his last words were:

"Lord, help my poor soul."
In his epoch, Poe’s death was labeled as “congestion of the brain.” Though this conclusion is defective, some experts argue that alcoholism might have led to his self-destruction. Other conditions such as rabies, epilepsy, and carbon monoxide poisoning are theories of his death.

NOTABLE WORKS

The Fall of the House of Usher (1839)

The Tell-tale Heart (1843)

The Raven (1845)

Annabel Lee (1849)

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Hommes

Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin
La machine tourne aux ordres de Deibler
Et rouages après rouages
dans le parfum des percolateurs
qui suinte des portes des bars et le parfum
des croissants chauds.
L\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'homme qui tâte ses chaussettes
durcies par la sueur de la veille et qui les remet.
Et sa chemise durcie par la sueur de la veille
Et qui la remet.
Et qui se dit le matin qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il se débarbouillera le soir
Et le soir qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il se débarbouillera le matin
Parce qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'il est trop fatigué...
Et celui dont les paupières sont collées au réveil
Et celui qui souhaite une fièvre typhoïde
Pour enfin se reposer dans un beau lit blanc...
Et le passager émigrant qui mange des clous
Tandis qu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'on jette à la mer sous son nez
Les appétissants reliefs
de la table des premières classes
Et celui qui dort dans les gares du métro
et que le chef de gare chasse
jusqu\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'à la station suivante...
Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin.

Robert Desnos

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“Is it better to out-monster the monster or to be quietly devoured?”

— Friedrich Nietzsche

CHARB CABU, so sad ...

Les services secrets français aurait été prévenus le mardi 6 janvier par leur homologue algérien qu une « une attaque terroriste d envergure est en préparation en France », soit 24 h avant l attaque qui a lieu le mercredi 7. Si cette information est vraie, elle n a pas été prise au sérieux par le gouvernement.

"L’histoire de ce quartier parisien, tout comme la dérive meurtrière des frères Kouachi, montre que nous avons échoué à organiser l’espace islamique", juge un proche du service des renseignements. Un constat partagé par Ahmed Wouali, ex-confident de l’imam Kechat avec qui il a rompu. "On est maintenant à l’aise pour parler de religion, en règle au niveau des papiers. Avant, le flou régnait à Adda wa. La zakat (collecte de charité) n’était pas contrôlée. La confiance des fidèles était parfois abusée. Nous devons vivre avec ces blessures-là."
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Lettre d une pigiste perdue dans l enfer syrien

Par Francesca Borri.

«Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul.»

Ce texte sur son expérience syrienne a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la Columbia Journalism Review, par Francesca Borri, journaliste indépendante italienne, par ailleurs auteur d un livre sur le Kosovo et d un autre sur les rapports entre Israéliens et Palestiniens intitulé Quelqu un avec qui parler (Manifestolibri, 2010).

Il a suscité de très nombreuses réactions, auxquelles Francesca Borri a elle-même répondu sur le site du Guardian . Il nous a semblé qu il méritait d être traduit en français.

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail: «Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ?»

Le même jour, dans la soirée, j’ai retrouvé le camp rebelle où je vivais, au beau milieu de cet enfer qui s’appelle Alep, et dans la poussière et la faim et la peur, j’ai espéré trouver un ami, un mot compatissant, un geste tendre. Au lieu de ça, je n’ai trouvé qu’un autre e-mail de Clara, qui passe ses vacances chez moi en Italie. Elle m’a déjà envoyé huit messages «Urgents !». Aujourd’hui elle cherche ma carte de spa, pour se faire masser gratuitement. Les autres messages dans ma boîte de réception ressemblaient à ça: «Excellent, ton article aujourd’hui ; aussi excellent que ton livre sur l’Irak.» Malheureusement, mon livre ne parlait pas de l’Irak, mais du Kosovo.

Du reporter freelance, les gens gardent l’image romantique d’un journaliste qui a préféré la liberté de traiter les sujets qui lui plaisent à la certitude d’un salaire régulier. Mais nous ne sommes pas libres, bien au contraire. Rester en Syrie, là où personne ne veut rester, est ma seule chance d’avoir du boulot. Je ne parle pas même d’Alep, pour être précise. Je parle de la ligne de front. Parce que les rédacteurs en chef, en Italie, ne veulent que le sang et les «bang bang» des fusils d’assaut. J’écris à propos des groupes islamistes et des services sociaux qu’ils mettent à la disposition des populations, les racines de leur pouvoir – une enquête beaucoup plus complexe à mener que le traditionnel article en direct du front. Je fais tout mon possible pour expliquer, et pas seulement pour émouvoir, et je me vois répondre: «Qu’est-ce que c’est que ça ? Six mille mots et personne ne meurt ?»

A vrai dire, j’aurais dû comprendre ça la fois où mon rédacteur en chef m’a demandé un article sur Gaza, parce que Gaza, comme d’habitude, était bombardé. J’ai reçu cet e-mail: «Tu connais Gaza par cœur», écrivait-il. «Quelle importance, que tu sois à Alep ?» Exactement. La vérité est que j’ai fini en Syrie parce que j’avais vu dans «Time» les photos d’Alessio Romenzi, qui est entré dans Homs par les égouts quand personne ne savait ce qu’était Homs. J’ai regardé ses clichés en écoutant Radiohead – ces yeux, qui me fixaient ; les yeux de ces gens en train de se faire massacrer par l’armée d’Assad, un par un, et personne n’avait même entendu parler d’un endroit nommé Homs. La conscience broyée comme par un étau, je n’ai pas eu d’autre choix que de partir en Syrie.

Mais que vous écriviez d’Alep ou de Gaza ou de Rome, les rédacteurs en chef ne voient pas la différence. Vous êtes payé pareil: 70$ par article. Même dans des endroits comme la Syrie, où la spéculation délirante fait tripler les prix. Donc, par exemple, dormir dans une base rebelle, sous les obus de mortier, sur un matelas posé à même le sol, avec cette eau jaune qui m’a donné la typhoïde, coûte 50$ par nuit ; une voiture coûte 250$ par jour.

Donc, plutôt que de minimiser les risques, vous finissez par les maximiser. Non seulement vous ne pouvez pas vous payer une assurance – presque 1000$ par mois – mais vous ne pouvez pas non plus payer un fixeur ou un traducteur. Vous vous retrouvez seul en terre inconnue. Les rédacteurs en chef sont bien conscients que rémunérer un article 70$ vous pousse à économiser sur tout. Ils savent aussi que si vous êtes sérieusement blessé, une partie de vous espère ne pas survivre, parce que vos finances ne vous permettent pas d’être blessé. Mais ils achètent l’article, même quand ils refuseraient d’acheter un ballon de foot Nike fabriqué par des enfants pakistanais.

Les nouvelles technologies nous amènent à penser que la vitesse est un élément de l’information. Mais ce raisonnement repose sur une logique autodestructrice: le contenu, désormais, est standardisé, et votre journal, votre magazine, n’a plus aucune singularité, et il n’y a donc plus aucune raison de payer un reporter. Pour les nouvelles, j’ai Internet – gratuitement. La crise que les médias traversent est une crise du média lui-même, pas du lectorat. Les lecteurs sont toujours là, et contrairement à ce que croient beaucoup de rédacteurs en chef, ce sont des gens intelligents qui demandent de la simplicité sans simplification. Ils veulent comprendre, pas uniquement savoir.

Chaque fois que je publie un témoignage de guerre, je reçois une douzaine d’e-mails de personnes qui me disent : «Ok, bel article, tableau saisissant, mais je voudrais comprendre ce qu’il se passe en Syrie.» Et j’aimerais tellement répondre que je ne peux pas proposer d’articles d’analyse, parce que les rédactions vont simplement le survoler et me dire: «Tu te prends pour qui, gamine ?» - malgré mes trois diplômes, mes deux livres et mes dix années passées à couvrir des guerres, d’abord comme enquêtrice humanitaire puis comme journaliste. Ma jeunesse, au passage, s’est volatilisée quand des morceaux de cervelle m’ont éclaboussée. C’était en Bosnie. J’avais 23 ans.

Les journalistes freelance sont des journalistes de seconde zone – même s’il n’y a que des freelance ici, en Syrie, parce que c’est une guerre sale, une guerre du siècle dernier ; c’est une guerre de tranchée entre des rebelles et des loyalistes qui sont si proches qu’ils se hurlent dessus pendant qu’ils se mitraillent. Quand vous découvrez la ligne de front, vous n’en revenez pas, avec ces baïonnettes que vous n’avez jamais vues que dans les livres d’histoire. Les guerres modernes sont des guerres de drones, mais ici ils combattent mètre par mètre, rue par rue, et on en chie de peur.

Et pourtant les rédacteurs en chef, en Italie, vous traitent comme un enfant ; vous prenez une photo hallucinante, et ils vous disent que vous avez été chanceux, au bon moment au bon endroit. Vous décrochez une exclusivité, comme l’article que j’ai écrit un septembre dernier sur la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine de l’UNESCO, réduite en cendres tandis que les rebelles et l’armée syrienne se disputaient son contrôle. J’ai été la première reporter étrangère à y pénétrer, et les rédacteurs en chef vous lancent: «Comment pourrai-je justifier que mon journaliste n’ait pas pu entrer et que vous y êtes parvenue ?» J’ai reçu un e-mail d’un chef de service à propos de cet article: «Je le prends, mais je le publierai sous le nom de mon journaliste.»

Et puis, bien sûr, je suis une femme. Un soir, récemment, il y avait des tirs de mortier partout et j’étais assise dans un coin, avec la seule expression qu’on peut avoir sur le visage quand la mort risque de frapper d’une seconde à l’autre, et un autre reporter arrive, me regarde de la tête aux pieds, et me dit: «Ce n’est pas un endroit pour une femme.» Que pouvez-vous répondre à un type comme ça ? Crétin, ce n’est un endroit pour personne.

Si je suis effrayée, c’est parce que je suis lucide. Parce qu’Alep n’est que poudre à canon et testostérone et que tout le monde est traumatisé: Henri, qui ne parle que de guerre ; Ryan, bourré d’amphétamines. Et pourtant, à chaque fois que nous voyons un enfant taillé en pièces, c’est d’abord vers moi, la femme «fragile», qu’ils se tournent, pour savoir comment je me sens. Et je suis tentée de leur répondre : je me sens comme vous. Et les soirs où j’ai l’air blessée, ce sont les soirs où je me protège, où j’évacue toute émotion et tout sentiment ; ce sont les soirs où je m’épargne.

Parce que la Syrie n’est plus la Syrie. C’est un asile de fous. Il y a cet Italien qui était au chômage et qui a rejoint al-Qaeda, dont la mère sillonne Alep pour le retrouver et lui mettre une bonne raclée ; il y a le touriste japonais qui arpente les lignes de front parce qu’il dit avoir besoin de deux semaines de «sensations fortes» ; le Suédois diplômé d’une école de droit qui est venu pour rassembler des preuves de crimes de guerre ; les musiciens américains qui portent la barbe à la Ben Laden, prétendant que ça les aide à se fondre dans le décor alors qu’ils sont blonds et qu’ils mesurent plus d’un mètre quatre-vingt-dix. (Ils ont apporté des médicaments contre la malaria, même s’il n’y a pas de cas de malaria ici, et veulent les distribuer en jouant du violon). Il y a les membres de diverses agences des Nations-Unies qui, lorsque vous leur dites que vous connaissez un enfant souffrant de leishmaniose (une maladie transmise par piqûre d’insecte) et que vous leur demandez s’ils pourraient aider les parents à le faire soigner en Turquie, vous répondent qu’ils ne le peuvent pas parce que c’est un cas particulier et qu’ils ne s’occupent que de «l’enfance» en général.

Mais nous sommes des reporters de guerre après tout, n’est-ce pas ? Une bande de frères (et de sœurs). Nous risquons nos vies pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Nous avons vu des choses que la plupart des gens ne verront jamais. Nous sommes parfaits pour animer les dîners en ville. Les bons clients que tout le monde veut inviter.

Mais le secret sordide, c’est qu’au lieu d’être unis, nous sommes nos propres pires ennemis ; et la raison du papier payé 70$, ce n’est pas le manque d’argent, parce qu’il y a toujours de l’argent pour un papier sur les petites amies de Berlusconi. La vraie raison, c’est que quand vous demandez 100$, quelqu’un d’autre est prêt à le faire pour 70. C’est une compétition féroce. Comme Beatriz, qui aujourd’hui m’a indiqué une direction erronée pour pouvoir être la seule à couvrir une manifestation, tromperie qui m’a menée au milieu des snipers. Juste pour couvrir une manifestation, semblable à des centaines d’autres.

Pourtant nous prétendons être ici afin que personne ne puisse dire : «Mais nous ne savions pas ce qui se passait en Syrie.» Alors que nous ne sommes ici que pour emporter un prix, pour gagner en visibilité. Nous sommes ici à nous mettre des bâtons dans les roues comme si un prix Pulitzer était à notre portée alors qu’il n’existe absolument rien de ce genre. Nous sommes coincés entre un gouvernement qui ne vous accorde un visa que si vous êtes contre les rebelles et les rebelles qui, si vous êtes avec eux, ne vous autorise à voir que ce qu’ils veulent bien vous montrer.

La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que personne ne comprend rien à la Syrie – hormis le sang, encore le sang, toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit: «Honte à vous.»

Si j’avais réellement compris quelque chose à la guerre, je n’aurais pas essayé d’écrire sur les rebelles et les loyalistes, les sunnites et les chiites. Parce que la seule histoire qui vaille d’être racontée en temps de guerre, c’est comment vivre sans peur. Tout peut basculer en une fraction de seconde. Si j’avais su cela, alors je n’aurais pas eu si peur d’aimer, d’oser, dans ma vie ; au lieu d’être ici, maintenant, recroquevillée dans l’obscurité et la puanteur, en regrettant désespérément tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que je n’ai pas dit. Vous qui demain serez encore en vie, qu’attendez-vous ? Pourquoi hésitez-vous à aimer ? Vous qui avez tout, pourquoi avez-vous si peur ?

Francesca Borri

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the increase of murders by police of civilians, whether unarmed or not, black or not, pisses me off as it does everyone else. what worries me is we wouldn’t be reading about it if they didn’t want us to.

the purpose of the media is NOT to inform the general public because they benevolently feel we have a right to information. all reports are carefully planned so as to produce a desired opinion. they have an eye for results.

they are fomenting the current unrest, and they wouldn’t do it if they didn’t feel they had something to gain from it.

Pour ne pas bouger nos croyances sommes-nous condamnés à la « guerre des sexes » réponse automatique à l’inacceptable différence ?

« Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. […] La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là. »

« les loups, même malades, même acculés, même seuls ou effrayés, vont de l’avant. […] Ils donneront toutes leurs forces pour se trainer si nécessaire d’un endroit à l’autre, jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un bon endroit pour guérir et pour revivre. La nature sauvage va de l’avant. Elle persévère. »

“I am really very, very tired of everything - more than tired.”
— Friedrich Nietzsche, Selected Letters

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“Mon unique espérance est dans mon désespoir”
— Jean Racine

02:52

“Life is a comedy to those who think, a tragedy to those who feel.”
— Jean Racine

04:56
16/12/14


It’s BOREDOM. Tears have glued its eyes together.
You know it well, my Reader. This obscene
beast chain-smokes yawning for the guillotine —
you — hypocrite Reader — my double — my brother!”

02:42

«D’où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,
Montant comme la mer sur le roc noir et nu?»
— Quand notre coeur a fait une fois sa vendange
Vivre est un mal. C’est un secret de tous connu,

Une douleur très simple et non mystérieuse
Et, comme votre joie, éclatante pour tous.
Cessez donc de chercher, ô belle curieuse!
Et, bien que votre voix soit douce, taisez-vous!

Taisez-vous, ignorante! âme toujours ravie!
Bouche au rire enfantin! Plus encor que la Vie,
La Mort nous tient souvent par des liens subtils.

Laissez, laissez mon coeur s’enivrer d’un mensonge,
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe
Et sommeiller longtemps à l’ombre de vos cils!
Charles Baudelaire
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“Faut-il qu’un homme soit tombé bas pour se croire “heureux”! Si ma langue pouvait prononcer une telle phrase, elle en resterait paralysée… Vous êtes heureux! Facile à contenter, alors? Je vous plains, et j’estime ma mauvaise humeur plus distinguée que votre béatitude (…) J’irai jusque là, que je vous demanderai si les spectacles de la terre vous suffisent. Quoi! jamais vous n’avez eu envie de “vous en aller”, rien que pour changer de spectacle? J’ai de très sérieuses raisons pour plaindre celui qui n’aime pas la mort.”

— Charles Baudelaire, Projet de lettre à Jules Janin (février 1865)

22:15

"Moi je fais servir mon génie à peindre les délices de l cruauté."

Isidor Ducasse

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I

Mon spectre autour de moi nuit et jour
Telle une bête Sauvage garde ma voie ;
Mon Emanation loin de moi
Pleure sans cesse mon Péché.

II

Un gouffre sans Fond, sans limites :
Là nous errons , là nous pleurons ;
Sur le vent affamé, avide
Mon Spectre te suit à la trace .

III

Il flaire tes pas dans la neige,
De quelque coté que tu ailles
Par la grêle et la pluie d hiver.
Quand reviendras-tu à nouveau ?

W.Blake

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"Take the nicest ten-year-old from the best home and put him on the streets, and he’s going to learn to steal to survive. Take the best little girl from Sunday school, tell her that her parents left and don’t care, and dump her on the corner, and she will be turning tricks by the end of the week just to eat.

Well, I was that boy. I was that girl. I didn’t want to be this way, no kid does. I wasn’t some demon that sprang from my mother’s womb. Everybody talks role models. What role models did I have? Perverted reform school guards? Great parents? Jesus and the Bible? It was the Bible that drove my mother out of her home and put her on the streets.

The ‘fathers’ and ‘mothers’ society provided to raise me in the system beat me bloody with whips and straps, fucked me in the ass until I shit blood and couldn’t walk, and taught me to hate.

And everybody’s shocked how I turned out. Wake up! You did this to me and you’re doing it to thousands like me every day.”

— Charles Manson, 1976

01:32
11/12/14

"La peur , c est la poésie"
AA

Quand il parle de la vie, c est du feu qu il parle : quand il nomme le vide , c est la brulure du vide, l ardeur de l espace de l espace à vif, l incandescence du desert . Le Mal est ce qui brule, force , excorie. Si , dans l intimité de sa pensée et dans la violence de sa parole, il a toujours senti l attaque de quelque chose de méchant , il a reconnu en ce mal , non pas le péché, mais la cruauté et l essence même de l esprit que le coeur vrai du poète souffrant est vouer à abriter.
Il est bien vrai qu Artaud a souffert de l esprit et par l esprit.
Il est vrai que sa pensée a été douleur, et sa douleur, l infini de la pensée.
Mais cette violence qu il supporte avec un étrange tourment innocent, de même que la révolte que sa parole affirme, loin de representer un mouvement particulier et personnel , indique l insurrection
venant de la profondeur de l être comme si l être n était pas seulement l être mais deja dans son fond le spasme d être et ce rapace besoin d envol par lequel furent soulevées sans relâche la vie et la poésie d Antonin Artaud .

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Il n y a pas assez de revue, ou si l on veut toutes les revues sont inutiles.
Nous paraissons parce que nous croyons répondre à quelque chose. Nous sommes réels.
Ceci au besoin nous dispense d être nécessaires. Il devrait y avoir autant de revues qu il y a d états d esprit valables.
Le nombre des papiers imprimés serait alors réduit à très peu, mais ce très peu donnerait le précis et la somme de ce qui doit être pensé, ou de ce qui vaut d être publié.

Toutes les revues sont les esclaves d une manière de penser, et , par le fait , elles méprisent la pensée. Elles ont toutes ce grave défaut d être rédigées par plusieurs hommes. Elles s imaginent ainsi refléter un état d opinion, elles n en sont que le pot-pourri. car il n y a pas d état de l opinion,
il y a des opinions diverses qui valent plus ou moins d être formulées. Mais l humanité est inguérissable, on n empêchera jamais les hommes d être certains de leur pensée et méfiant de elle d autrui ; que si quelqu un qui a une opinion juste veut lui donner un pubic, il ne lui reste que de fonder une revue.
Nous avons une opinion qui vaut la peine d être exprimée. Des contingences , extérieures au fait de bien ou de mal penser , empêchent les revues d accueillir cette opinion dans sa nudité absolue.
Il n y a pas de revue libre, toutes les revues ont plus ou moins un canon.
Nous choisissons donc le seul moyen d être nous même et de l être totalement .

Nous paraîtrons quand nous aurons quelques chose à dire. quand nous croirons avoir une vue intéressante sur une fausse manière de penser, ou qu un fait esthétique ou moral nous semblera susceptible d être discuté . Cette revue sera donc une revue personnelle, intéressante en tant que la chose d un seul, mais nous accueillerons à titre d invités les artistes et écrivains dont les productions nous paraitrons s accorder avec notre état d esprit, l illustrer, ou s y rapporter d une manière quelconque.

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" Je me trouvai sur le bord de l’abîme de douleur, où retentit le tonnerre d’infinis hurlements. Cet abîme était si obscur, si profond, si sombre, que jetant mes regards au fond, je n’y discernais aucune chose."
DA, La divine Comédie

19:24
7 DEC/14

Oh! just, subtle, and mighty opium! that to the hearts of poor and rich alike, for the wounds that will never heal, and for "the pangs that tempt the spirit to rebel," bringest and assuaging balm; eloquent opium! that with thy potent rhetoric stealest away the purposes of wrath; and to the guilty man, for one night givest back the hopes of his youth, and hands washed pure from blood; and to the proud man, a brief oblivion for

Wrongs unredress , and insults unavenged;
that summonest to the chancery of dreams, for the triumphs of suffering innocence, false witnesses; and confoundest perjury; and dost reverse the sentences of unrighteous judges: -- thou buildest upon the bosom of darkness, out of the fantastic imagery of the brain, cities and temples, beyond the art of Phidias and Praxiteles -- beyond the splendour of Babylon and Hekatompylos: and "from the anarchy of dreaming sleep," callest into sunny light the faces of long-buried beauties, and the blessed household countenances, cleansed from the "dishonours of the grave." Thou only givest these gifts to man; and thou hast the keys of Paradise, oh, just, subtle, and mighty opium!

"I took it, and in an hour, Oh Heavans ! What a revulsion ! What an upheaving, from its lowest depths, of the inner spirit . What an apocalypse of the world within me. What had opened before me -- an abyss of divine enjoyment suddenly revealed. Here was a panacea for all human woes. Here was the secret of happiness, about which philosophers had disputed for so many ages, at once discovered".
Thomas de Quincey (1785-1859)
(Essay, 1849)

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23:47 /6 DEC 14

“I climbed, I climbed, I dreamed, I thought; but everything oppressed me.”

— Friedrich Nietzsche, from Thus Spoke Zarathustra

Il faut que l on comprenne que toute intelligence n est qu une vaste éventualité , et que l on peut la perdre , non pas comme l aliéné qui est mort, mais comme un vivant qui est dans la vie et qui en sent sur lui l attraction et le souffle ( de l intelligence , pas de la vie ).
Les titillations de l intelligence et ce brusque renversement des parties.
Les mots à mi-chemins de l intelligence.
Cette possibilité de penser en arrière et d invectiver tout à coup sa pensée.
L absorption, la rupture de tout.
Et tout à coup ce filet d eau sur un volcan, la chute mince et ralentit de l esprit.

AA

"Le néant n a jamais fait de mal à personne ."
AA

03:16

La géométrie est le véritable pilier de
toute peinture.
Albrecht Durer

r =ae bo

"Aimer c est me connaitre,
Ma nature la plus secrète,
La vérité qui est en moi."

Le bhagavad Gita

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0:09

"Do you feel guilty? Do you feel guilty for the thousands of millions of Indians you destroyed? Do you feel guilty for the gas chambers where you killed the Jews? Do you feel guilty for the timeless, endless how far can you go back? And say you feel guilty? Of what? And then you will make me suffer until I say "okay now I feel guilty." Do you feel secure now that I feel guilty? Is that going to make you feel better if I feel guilty?"

- Charles Manson

Un écrivain ne peut décrire qu une seule chose : ce que ses sens perçoivent au moment où il écrit... Je ne suis qu un appareil d enregistrement... Je ne prétends imposer ni « histoire » ni « intrigue » ni « scénario » ... [...] Je ne cherche pas à distraire, je ne suis pas un amuseur publique...

Le Festin nu (1959), WB

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22:53

"Si je suis poète ou acteur , ce n est pas pour écrire ou déclamer des poésies,
mais pour les vivre.
Lorque je récite un poème , ce n est pas pour être applaudi mais pour sentir des corps
d hommes et de femmes, je dis des corps; trembler et vivre à l unissons du mien ."

Je ne crois plus aux mots des poèmes, car ils ne soulèvent rien et ne font rien.
Autrefois il y avait des poèmes qui renvoyaient un guerrier se faire trouer la gueule,
mais la gueule trouée, le guerrier était mort, et que lui restait-il de sa gloire à lui ?

Rien .

Il était mort.
Cela servait à éduquer dans les classes les cons et les fils de cons qui viendraient après lui et sont allés à de nouvelles guerres atomiquement réglementées.
Je crois qu il y a un état ou le guerrier ,
la gueule trouée et mort,
reste là,
il continue à se battre et à avancer,
il n est pas mort
il avance pour pour l éternité. "

Cahier Renauld barrault , 1954 AA.

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Le visage humain est une force vide, un champ de mort.
Le seul Van Gogh a su tirer d une tete humaine un portrait qui soit la
fusée explosive du battement d un coeur éclaté.
Le sien.
"Le visage humain", AA.

04:35

La vie des morts consiste à survivre dans l esprit des vivants.
Cicéron

« La liberté est anarchie, parce qu elle n admet pas le gouvernement de la volonté, mais seulement l autorité de la loi, c est-à-dire de la nécessité .»

« La propriété, c’est le vol .»

« Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : c’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c’est le vol, sans avoir la certitude de n’être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? »
Proudhon

“It takes a very long time to become young.”
— Pablo Picasso
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sam 29 nov 14
23:18

Pourquoi photographier la guerre ?

Est il possible ,
Par le moyen de la photographie d éliminer un comportement humain,
qui a exister tous au long de l histoire ?
Cette idée peut paraitre ridicule dans ses proportions
Mais c est justement ce qui me motive.

Pour moi la force de la photographie reside dans ces faculté humaine.
Si la guerre tant à detruire l humanité, on peut concevoir la photographie
comme la negation de la guerre,
Donc comme un ingredient puissant dans l antidote à la guerre

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“Thought is the sculptor who can create the person you want to be.”

— Henry David Thoreau


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« O juste, subtil et puissant opium ! Toi qui , au coeur du pauvre comme du riche,
pour les blessures qui ne se cicatriseront jamais et pour les angoisses qui induisent
l’ésprit en rébellion, apporte un baume adoucissant ; éloquent opium ! toi qui par ta puissante rhétorique,
désarmes les résolutions de la rage, et qui , pour une nuit, rend à l’homme coupable les espérances de sa
jeunesse et ses anciennes mains pure de sang ; qui, à l’homme orgueilleux, donnes oubli passager…

Charles Baudelaire, Les paradis artificiels .

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"Happiness in intelligent people is the rarest thing I know."
-Ernest Hemingway

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"La prémonition n est pas liée à l état onirique. Pas plus que l état onirique n est lié au sommeil. Mon expérience veut que l état onirique se poursuive sans arrêt, et qu on peut le reconnaître dans un état de veille"
W.B, Mon éducation, un livre des rêves.


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"On m a dit que j étais le fils de l homme et de la femme. cela m étonne. Je croyais etre davantage."

Lautreamont

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"Il disait : La nature a pris des précautions contre moi.

Il disait : Je suis une torche vivante.
Beaucoup ont été éclairés et quelques uns, les plus proches, brulés. Nous pourrons nous raconter des histoires de lui et les plus droles, il me semble, conviendront le mieux.

Sur le reste, ne rien ruminer. Pour que la brulure agisse. Pour que nous agissions selon la brulure..."

Roger Blin à propos d Artaud .

"Moi Antonin Artaud , je suis mon fils , mon père , ma mère,
et moi..."

A.A , (ci-git).

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“The face of evil is always the face of total need.”

— William S. Burroughs

"Nothing is true, everything is permitted."
The Last Words of Hassan i Sabbah

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Thèses sur Feuerbach:
Extrait:

Les philosophes n ont fait qu interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c est de le transformer.

La question de savoir s il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n est pas une question théorique, mais une question pratique. C est dans la pratique qu il faut que l homme prouve la vérité, c est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l irréalité d une pensée qui s isole de la pratique, est purement scolastique.

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En 1917, le Parlement français adoptait la prohibition de l’opium, recommandée par le traité de La Haye de 1911 qui faisait suite à la conférence de Shangaï de 1909.

L’écrivain Antonin Artaud répondait alors au législateur, dans une fameuse "lettre ouverte", "Monsieur le législateur… tu es un con."

Il y a un mal contre lequel l’opium est souverain et ce mal s’appelle l’Angoisse, dans sa forme mentale, médicale, physiologique, logique ou pharmaceutique, comme vous voudrez.

L’Angoisse qui fait les fous.

L’Angoisse qui fait les suicidés.

L’Angoisse qui fait les damnés.

L’Angoisse que la médecine ne connaît pas.

L’Angoisse que votre docteur n’entend pas.

L’Angoisse qui lèse la vie.

L’Angoisse qui pince la corde ombilicale de la vie.

Par votre loi inique vous mettez entre les mains de gens en qui je n’ai aucune espèce de confiance, cons en médecine, pharmaciens en fumier, juges en mal-façon, docteurs, sages-femmes, inspecteurs-doctoraux, le droit le disposer de mon angoisse, d’une angoisse en moi aussi fine que les aiguilles de toutes les boussoles de l’enfer.

Tremblements du corps ou de l’âme, il n’existe pas de sismographe humain qui permette à qui me regarde d’arriver à une évaluation de ma douleur précise, de celle, foudroyante, de mon esprit !

Toute la science hasardeuse des hommes n’est pas supérieure à la connaissance immédiate que je puis avoir de mon être. Je suis seul juge de ce qui est en moi.
Rentrez dans vos greniers, médicales punaises, et toi aussi, Monsieur le Législateur Moutonnier, ce n’est pas par amour des hommes que tu délires, c’est par tradition d’imbécillité. Ton ignorance de ce que c’est qu’un homme n’a d’égale que ta sottise à la limiter.

Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi.

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ALLÉGORIE

C’est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l’amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s’émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane ;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l’Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l’heure viendra d’entrer dans la Nuit noire,
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu’un nouveau-né, — sans haine et sans remord.

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LES CHATS

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

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Using the hashtag #BeenRapedNeverReported, several women have detailed feelings of shame and powerlessness before the law for reasons they did not denounce their attackers. Others feared that no one would have believed them.
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"La vie n est jamais belle ; seules les images de la vie sont belles."
Schopenhauer

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« Dès le Concept d’angoisse, Kierkegaard écrit: « L’angoisse est l’instant. Elle est la limite entre
l’innocence et le péché. Et le péché se fait dans l’instant, plus exactement même, il est l’instant
en tant que celui-ci se sépare de l’éternité. » Pour Kierkegaard, l’existence est la plus haute valeur
et en même temps elle est péché ; (…)C’est là un des aspects les plus profonds du paradoxe chez
Kierkegaard. On pourrait dire de même de la temporalité : la temporalité est péché ; et pourtant,
c’est elle qui est la source de la dialectique de l’esprit, du pathétique de l’âme, et c’est en elle que se
réalise Dieu. » Jean Wahl, Kierkegaard, L’Un devant l’autre. p. 56

« L’angoisse est la possibilité de la liberté ; seulement, grâce à la foi, cette angoisse possède une valeur éducative absolue ; car elle corrode toutes les choses du monde fini et met à nu toutes leurs illusions. » Sören Kierkegaard

Sören Kierkegaard (1813-1855), surnommé parfois le Socrate de Copenhague, mérite incontestablement son « titre » de père de la philosophie de l’existence. D’ailleurs, parmi tous les philosophes rangés dans cette catégorie, qu’ils soient croyants ou athées, aucun ne conteste la paternité spirituelle du philosophe danois. Avec Kierkegaard, c’est une nouvelle manière de philosopher qui prend corps en opposition radicale avec la philosophie universitaire incarnée alors par la figure monumentale de Hegel. C’est précisément à travers son opposition radicale au maître de Berlin que le « dandy » de Copenhague élabore sa propre conception de la philosophie. Il reproche à la philosophie spéculative hégélienne de figer la vie dans des concepts abstraits et de reléguer le tragique de l’existence individuel au rang de l’insignifiance en face de la logique du processus historique.
Pour Kierkegaard, le tragique de l’existence humaine se manifeste avant tout par l’angoisse dont il fait une analyse géniale dans son ouvrage le plus significatif à mon sens : Le concept de l’angoisse. Le titre du livre montre à lui seul la visée polémique de Kierkegaard à l’encontre de Hegel, le terme de concept associé à la notion d’angoisse étant une parfaite absurdité du point de vue hégélien. Comment un affect aussi subjectif et personnel que l’angoisse pourrait faire l’objet d’un concept philosophique devant par définition être généralisable ? Cette question nous plonge directement dans le paradoxe de la foi où la faute d’un seul homme condamne le genre humain tout comme la réparation d’un seul homme peut le sauver. Le coup de génie de Kierkegaard dans ce livre est de parvenir à rattacher la dimension sexuelle de l’angoisse à sa dimension ontologique. A travers Le concept de l’angoisse, Kierkegaard engendre à la fois Freud, Sartre et Heidegger, ce qui me permet d’affirmer que ce petit livre est une sorte d’acte fondateur pour toute la pensée contemporaine !
Kierkegaard cerne l’angoisse sous son double registre à la fois psychologique et ontologique en révélant ainsi son point névralgique. Sur le plan psychologique, l’angoisse est lié au sentiment de culpabilité, ce que Kierkegaard illustre à travers son analyse du récit de la chute dans la Genèse. C’est précisément l’observation clinique d’un tel sentiment de culpabilité lié à la sexualité qui permettra à Freud d’engendrer tout l’édifice de la psychanalyse. Sur le plan ontologique, l’angoisse est lié à cet étrange mélange d’effroi et de fascination que suscitent en l’homme le néant et la mort, intuition fulgurante que Sartre et Heidegger développeront avec talent sans oublier leur « dette » intellectuelle pour le philosophe danois. Pour Kierkegaard, le point de jonction entre ces deux dimensions de l’angoisse se trouve dans la liberté. Dans le jardin d’Eden, Adam est angoissé par sa liberté du possible, car il peut violer l’interdit divin à tout instant. Le paradoxe insoutenable soulevé par Kierkegaard est celui d’une loi morale qui incite l’être libre à la faute et qui pourtant est nécessaire pour extraire l’homme de l’animalité. Dans l’expérience de l’angoisse du néant l’être humain éprouve un sentiment de vertige ontologique face à l’infini des possibilités qu’engendre sa liberté. Dans le vertige physique, on est attiré par le vide qui pourtant nous effraye, tandis que dans le vertige métaphysique, on est fasciné par le néant qui est en même temps source d’effroi. Mais cette épreuve de l’angoisse est précisément pour Kierkegaard ce qui forme l’être humain à l’authenticité de la liberté….

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Le contrat gazier du siècle est venu couronner la visite officielle du président Poutine à Shanghai.

Le travail sur ce document fut long et laborieux, et voilà que les leaders des deux pays s allie . Moscou s’engage à livrer pendant 30 ans du gaz à la Chine. A ce contrat majeur s’ajoute plus d’une cinquantaine d’accords de coopération dans différents secteurs, depuis l’aéronautique jusqu’à la production de gaz liquéfié.
Alors que les affrontement continue en Ukraine , la III guerre mondial choisie bien ses alliés .
Ce qui se passe en Ukraine est très grave . Et n est que les présages de l avenir que nous réserve les politiques international , les armes nucléaires pret à l emploi , cette future guerre sera une boucherie...

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Le ciel dans sa bonté rassemble parfois sur un mortel ses dons les plus précieux, et marque d une telle empreinte toutes les actions de cet heureux privilégié, qu elles semblent moins témoigner de la puissance du génie humain que de la faveur spéciale de Dieu. Léonard de Vinci, dont la beauté et la grâce ne seront jamais assez vantées, fut un de ces élus. Sa prodigieuse habileté le faisait triompher facilement des plus grandes difficultés. Sa force, son adresse, son courage avaient quelque chose de vraiment royal et magnanime ; et sa renommée, éclatante pendant sa vie, s accrut encore après sa mort "
Giorgio Vasari

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"Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme. Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième. Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième ; depuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième."

Léonard De vinci

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La vie est de bruler des questions .

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« Le capitalisme libéral a étendu son emprise sur les consciences; marchant de pair avec lui sont advenus le mercantilisme, la publicité, le culte absurde et ricanant de l efficacité économique, l appétit exclusif et immodéré pour les richesses matérielles. Pire encore, le libéralisme s’est étendu du domaine économique au domaine sexuel. »
— H.P.Lovecraft. Contre le monde, contre la vie.

La libéralisation accrue de l économie et des mœurs ne contribue pas à l épanouissement des humains, mais à leur individualisation. Autrefois socialisé par la famille, la religion et un travail fixe, l individu est désormais responsable d une vie qu il n a pas choisie. Sans capital familial et physique suffisant, les personnages houellebecquiens ratent leur socialisation et leur vie subséquemment. Ils perdent souvent la maîtrise psychologique d eux-mêmes. La dépression devient alors la conséquence d une libéralisation mal vécue.

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"La sagesse est d etre fou lorsque les circonstances en valent la peine."

Jean Cocteau

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"No more let life divide what death can join together. "

– Adonais: An Elegy on the Death of John Keats, by Percy B.

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APRÈS RIMBAUD LA MORT DES ARTS

Cette langue sera de l’âme pour l’âme.
Rimbaud.

Le propre d’un Rimbaud sera d’apparaître à jamais, avec l’ironie d’un retour éternel, dès sa plume posée pour ne plus la reprendre, comme le précurseur de tout ce qui veut naître et qu’à l’avance il déflora du caractère de nouveauté que l’on prête gratuitement aux naissances. Cette perpétuelle du millenium eu ainsi en lui son rare témoin : on peut le dire exactement prophète.

Trahi sans cesse par la plupart de ses admirateurs ou esprits bas, qui cherchent à lui faire servir leurs fins innommables et qui se jugent en le jugeant comme ils font, il demeure invariablement la pierre de touche. Il montre la limite de tout individu parce qu’il vécut lui-même à la limite de l’individu : je veux dire que plusieurs points de son œuvre marquent le souvenir d’un être qui, ayant tendu toutes les facultés de son esprit à l’extrême des possibilités humaines, a suivi l’asymptote des impossibilités humaines[1]. S’il a ou n’a pas vu au-delà de ces limites (ce qu’on ne peut évidemment vérifier qu’à condition de revivre son expérience et à quel prix !), il a au moins vécu béant sur cet au-delà. D’où, dans son œuvre, ces trous noirs que ceux qui craignent le vertige cherchent à masquer grossièrement au moyen de ce qu’ils ont de mieux à puiser au fond d’eux-mêmes de leur « idéal », par analogie. Dévoilant à tout coup leurs petits sommets (foi religieuse ou concept tautologique, phraséologie creuse ou pire) ils permettent de mesurer leur bassesse.

Ainsi, dans mon programme ou casse-dogme, le prétexte-Rimbaud à tout remettre en question surgit magnifiquement à propos de ce qui fait la valeur de son œuvre.

Justifier une telle valeur est essentiel dans la mesure où cela permet d’abord de dénoncer en passant toutes les fausses recettes qu’emploient les « artistes » pour atteindre un beau dont la notion obscure à souhait ne suffit pas à cacher le caractère inadmissible, ensuite de voir ce qui reste réel dans l’idée de beauté et comment y atteignent certains créateurs, toutes considérations de métier mises à part.

Tout jugement esthétique d’une œuvre dite d’art cherchant à remonter d’effet à cause en tirant sur l’ignoble cordon ombilical que l’on nomme lien causal parce qu’il relie l’occidental à sa mère la pourriture, exaspère, désespère tous ceux que j’estime et moi-même. Ma tête, ma tête sans yeux, à qui établirait le bien-fondé de sa manie d’induire comme de tout autre tic de la pensée logique, en face de ma torpeur fixe, cette soudaine conscience du scandale d’être !

C’est avec le dédain le plus lointain pour les trop faciles réfutations des esprits fins que je tiens à noter ici ce qui fut toujours pour moi le plus élémentaire sentiment de propreté morale à savoir que, à de très rares mais immenses exceptions près [2], je répudie l’art dans ses manifestations les plus hautes comme les plus basses, qu’à peu près toutes les littératures, peintures, sculptures et musiques du monde m’ont toujours amené à me frapper violemment les cuisses en riant bêtement comme devant une grosse incongruité.

Les productions des réels talents et des génies dans leur genre, les perfections techniques acquises par l’exploitation systématique de modèles reconnus ou non, la pratique assidue des imitations « nature », la « longue patience » de l’académicien récompensé, toutes les activités de cet ordre m’ont toujours scandalisé par leur parfaite inutilité. Inutilité. C’est l’art pour l’art. Autrement dit l’art d’agrément. Hygiénique distraction pour oublier la réalité dure à étreindre.

Des artistes œuvrent avec goût.

Des esthètes jugent en connaisseurs.

Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.

Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux-arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.

L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi sous une autre forme que Non, Non et Non.

Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vainc qu’un coup d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde de Vaux. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée de Comte[3]. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours entre lui et eux.

Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.

Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique. L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :

— Ou bien l’homme figé par l’espace hors de lui et qu’il tient pour solide et base, recopie soigneusement une nature d’images et de faits sans penser qu’elle n’est peut-être qu’une projection de son esprit et son attention glisse sur des surface, d’où l’épithète « superficiel ». L’art ou malpropreté est en ce cas qu’il transpose ou déforme. Quant à voir au travers il faudrait d’autres yeux derrière les yeux pour les regarder sous la voûte du crâne.

— Ou bien l’autre univers[4] arrache l’homme aux aspects et aux formes externes et le tire dans sa tête. Mais les cinq doigts de la main sensorielle n’ont aucune prise sur ce monde-en-creux, ce monde-reflet, ce monde de prestiges plus vrai que le monde des formes sensibles puisque, en lui, quoi qu’on dise on ne peut pas mentir.

L’esprit confusionniste de la critique a baptisé cette seconde forme d’activité créatrice de deux appellations particulièrement imbéciles, c’est à savoir : littérature (ou peinture) d’imagination, littérature (ou peinture) subjective. La critique psychologique la plus élémentaire de l’imagination dite créatrice constate que celle-ci ne crée jamais rien, mais ne fait qu’amalgamer des fragments de souvenirs sensoriels selon une composition différente de leur assemblage habituel : tels seraient s’ils avaient été imaginés et non pas réellement vus, les monstres de la légende avec leurs têtes de coqs ou d’épingles, leurs pieds de table, leurs âmes d’enfant, leurs queues de carotte et leurs corps de lions ou de balais ou de baleines. Ainsi font les grands Imaginatifs qui, pour des sommes dérisoires — prenez place, la séance va commencer — évoquent devant les yeux d’eau grasse du public les orients et les antiquités, toutes les reconstitutions historiques et préhistoriques — visibles pour les adultes seulement. Ce n’est pas dans les domaines pseudo-arbitraires de l’écœurante fantaisie qu’ils se meuvent, ceux qu’un fatal accrochage, un jour blanc de leur vie, a arraché aux tapis roulants d’un monde dont leurs mains soudain de feu ont incendié les celluloïds et les cartons-pâtes.

Alors sous le signe de l’éclair du vert tonnerre, un clignement d’œil durant, l’homme a entr’aperçu tout au fond de sa tête la bordure de l’allée aux statues en allées, l’allée des fantômes et des miracles où l’on tombe par les placards à double fond des coïncidences, les fausses portes basculantes des rencontres chocs et les chausse-trapes affolantes des paramnésies.

Dorénavant le seul but de sa vie devient l’entrée de cette voie interdite qui mène de l’autre côté du monde, pour peu qu’il appartienne à cette famille d’esprits qui se détournent avec lassitude et dégoût de toute recherche dont le but par cela même qu’il est réputé logiquement possible à atteindre, donc virtuellement préexistant, se dépouille immédiatement de tout intérêt.

Mais le seul problème actuel se présente sous les heureux auspices de la plus parfaite absurdité logique. Comment faire entrer au cœur de cet impossible univers dont un instant de divination n’a dévoilé l’implacable existence, en un sommeil magique, que pour laisser à jamais son ombre entre le voyant et le faux monde où il ne peut plus vivre. Car l’état de conscience habituel à l’homme éveillé ne peut strictement rien percevoir de l’angoissant domaine où règne une logique protéenne irréductible à la raison. Comme le sujet connaissant, tel qu’il est, n’a aucune chance de pouvoir jamais faire entrer cet inconnu dans la zone d’investigation dont il dispose, il ne lui reste plus qu’à changer de conscience, qu’à sortir de lui-même pour, devenu plus vaste, être l’inconnaissable que c’est la seule façon de connaître[5].

Par le refus perpétuellement cruel, j’entends sans rémission, d’un univers mie de pain, par l’abandon de toute habitude, de toute technique acquise, qui ne vaut que par le sacrifice qu’on en fait — avec l’amertume au goût de lierre qu’on mange, par un appauvrissement systématique de tous ses moyens et par l’oubli voulu dispersant aux vents vastes la conscience éperdue de tous ses souvenirs, qu’il fasse le blanc sur sa conscience ou feuille de papier où tout ce passé s’inscrivait en lignes si nombreuses que sa pensée ne pouvait que suivre ces pistes à l’avance déterminées en cercles vicieux.

Qu’importent l’œuvre et la démarche parallèle qui la purifiera. Tous les moyens valent également. Il suffit de les pousser au paroxysme et de dépasser d’un cran le point limite. Que la variation sans cesse des étalons esthétiques usés dès leur naissance fassent enfin désespérer de l’art, qu’un impressionnisme transitoire ait enseigné peu à peu aux peintres le détachement de l’objet ou que la hantise du mot à son maximum d’évocation, du grand mot unique, du Maître mot impose peu à peu le vrai silence à Mallarmé, il y a toujours ascèse jusqu’à l’image pure de la véritable création. Tableau noir. Papier blanc.

Mais quand Rimbaud jette à la mer avec le « bateau ivre » les fabuleuses richesses de son art, il cède plus consciemment à une obligation morale. Car l’œuvre de celui qui a voulu se faire voyant est soumise, jusqu’à sa condamnation finale et au-delà à la seule morale que nous acceptions, à la morale terrible de ceux qui ont décidé une fois pour toutes de refuser tout ce qui n’est pas cela en sachant pertinemment à l’avance que, quoi qu’ils atteignent, ce ne sera jamais cela.

Que si sur le chemin du pays qui n’a pas de nom le voyant rencontre la beauté, elle ne sera que le reflet de son idée morale de révolte, c’est-à-dire que pour tous cette beauté sera à jamais révoltante.

Et si l’on veut encore appeler « belle » une image arrachée à l’ouragan du vide, sa beauté sera deux fois plus objective que ce qu’on a coutume de vêtir de ce nom. D’abord parce qu’elle vient d’un monde plus près de la réalité et plus universel que la célèbre nature. Aussi parce que celui qui la traduit en humain ne peut la transposer. Car elle est sauve de l’inévitable coefficient de déformation individuelle du seul fait qu’elle ne peut pas être l’œuvre d’un individu qui dans sa création n’a été que le geste. Celui qui a vidé sa conscience de toutes les images de notre faux monde qui n’est pas un vase clos peut attirer en lui, happées par la succion du vide, d’autres images venues hors de l’espace où l’on respire et du temps où le cœur bat, souvenirs immémoriaux ou prophéties fulgurantes, qu’il atteindra par une chasse d’angoisse froide. En un instant l’univers de son corps est mort pour lui : je n’ai jamais pu croire quand je fermais les yeux que tout restait en place. Je ferme les yeux. C’est la fin du monde. Il ouvre les yeux. Et quand tout fut détruit, tout était encore en place, mais l’éclairage avait changé. Quel silence, bon dieu, quel silence.

Les corps traduisent pour les corps, les corps-médiums livrés aux délires des automatismes éveillés. Ou bien dans les sommeils profonds où la mort rôde, où la conscience universelle filtre sans bruit dans l’inconscience du dormeur le rêve aux mains de glace prend un message du monde-en-creux dans son miroir. Et dans la fièvre des réveils nocturnes les corps se tordent, crânes vrillés par l’amnésie. Et comme pour voir mieux l’étoile consternante il ne faut pas diriger en plein sur elle le faisceau des rayons visuels, car la contemplation fixe aveugle, mais regarder un point fictif dans l’espace pour voir du coin de l’œil l’étoile au regard d’aiguille, avec un calme désespéré le dormeur éveillé cherche à tromper le monoïdéisme du trou mémorial. Qu’il retrouve seulement aux brisures d’un éclair et délire !

Ce n’était pas l’oubli quelconque d’une idée banale. C’est l’amnésie-signal d’alarme, l’amnésie des paramnésies. L’amnésie dont la seule peur me fait écrire. L’amnésie des révélations qui sont des gifles pour les hommes et qui seront bientôt des coups de couteau dans le dos. Paramnésie-caravane de sanglots, dernier signe étrangement solennel, annonciateur de ma mort, au bouleversant tumulte que tu déchaînes au plus haut sommet de l’Esprit, qui se tient droit encore en moi, tu me fais reconnaître, seule, à travers un univers que je récuse, le message du monde-en-creux, des nuits du feu, la beauté de chair et de nerfs, la beauté éternelle et désespérante des révolutions sidérales et des révolutions de sang !

Aller ? L’efficacité d’une telle démarche n’apparaît d’ailleurs que dans la mesure où l’on vit intérieurement l’idée hégélienne de perfectibilité de la raison concrète.
Aller ? Et il ne peut s’agir que d’établir le critérium de ces exceptions à définir une fois pour toutes
Aller ? Aussi bien les esprits religieux antiscientistes que les savants, à l’exception de Meyerson. (La fameuse question Meyerson que nous n réservons de mettre prochainement au point ici-même !)
Aller ? Je ne fais pas dupe de cette pseudo-dualité que, seule, dissocie la nécessité de l’exposition. Mieux que personne je sais qu’il n’y en a qu’un. L’expédient métaphysique le plus enfantin rétablit l’unité. Exemples : le monde extérieur est illusoire et toute perception devenant rêve : la première démarche se ramène à la seconde. Ou bien l’esprit de rêve a une réalité propre et la seconde se confond avec la première.
Aller ? Attention ! Comme la Critique de la Raison pure porte sur l’impossible connaissance du « noumène » et non pas sur une identification avec lui que je déclare, par expérience, possible, c’est la seule façon d’échapper à cette critique.

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Hélas ! Lorsque émerge pour moi l état intermediaire du lieu de naissance ,
Je doit abandonner toute paresse, car dans cette vie il n y a pas de temps à perdre .
Sans distraction , je vais entrer dans la voix de l écoute, de la réflexion et de la méditation,
M entrainer pour que les apparences et mon ésprit deviennent le chemin, et finalement manifester les Trois Corps.
En cette occasion unique ou j ai obtenu cette précieuse vie humaine,
Il n est plus de temps de demeurer sur les sentiers de la distraction !

Les principaux vers sur les six état intermédiaires," Le Livre des Morts Tibétain; PADMASAMBHAVA"

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“Age appears best in four things: old wood to burn, old wine to drink, old friends to trust and old authors to read.”
Francis Bacon

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Le mauvais rêveur

Mes rêves sont avant tout une liqueur, une sorte d’eau de nausée où je plonge et qui roule de sanglants micas. Ni dans la vie de mes rêves, ni dans la vie de ma vie je n’atteins à la hauteur de certaines images, je ne m’installe dans ma continuité. Tous mes rêves sont sans issue, sans château-fort, sans plan de ville. Un vrai remugle de membres coupés, je suis, d’ailleurs, trop renseigné sur ma pensée pour que rien de ce qui s’y passe m’intéresse: je ne demande qu’une chose, c’est qu’on m’enferme définitivement dans ma pensée.

Et quant à l’apparence physique de mes rêves, je vous l’ai dit: une liqueur.

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“Having to talk destroys the symphony of silence.”

Aleister Crowley, Diary of a Drug Fiend

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17:55

"Aux âmes ardentes, heureuses, généreuses, puisse le destin accorder l’un de vous deux, doux seigneurs, amis de l’humaine famille, pouvoirs sans pareils, dans l’immense univers, que dépasse seul le destin, cet autre pouvoir.
Et toi que depuis le commencement de mon âge j’honore et j’invoque toujours, belle Mort, toi qui seule au monde as pitié des peines terrestres, si je te célébrai jamais, si je tentai de réparer les outrages faits par le vulgaire à ta divine condition, ne tarde plus, condescends à des prières si rares, ferme à la lumière ces tristes yeux, ô reine du temps !
Quelle que soit l’heure où tu ouvriras tes ailes vers mes prières, tu me trouveras le front haut, armé, luttant contre le destin, ne louant ni ne bénissant, comme c’est l’usage de l’antique bassesse humaine, la main qui me fouette et se teint de mon sang innocent, rejetant de moi toutes ces vaines espérances, avec lesquelles le monde se console comme un enfant, et tout sot encouragement ; n’espérant rien d’autre à aucun temps, si ce n’est toi seule ? n’attendant d’autre jour serein que celui où je pencherai mon visage endormi sur ton sein virginal."

" L’oubli obscurcit tes pensées et le sommeil les enveloppe, dit-elle".

"Je suis jeune, mais ma jeunesse se consume et se perd comme une vieillesse : la vieillesse ! je la crains, et pourtant j’en suis bien loin. Mais la fleur de mon âge en diffère si peu ! "

" Le monde a deux choses belles : l’amour et la mort. À l’une, le ciel me guide dans la fleur de mon âge, et, quant à l’autre, je l’ai assez goûtée pour être heureux."
Maintenant, vis heureuse et embellis le monde de ton aspect, mon Elvire. Personne ne t’aimera autant que je t’aimai. Il ne naît pas un second amour semblable. Combien, ah ! combien, pendant ces longues années, le malheureux Gonzalve t’appela de ses lamentations et de ses larmes ! Comme j’ai pâli quand mon cœur se glaçait au nom d’Elvire ! comme je tremblai en franchissant ton seuil amer, à cette voix angélique, à l’aspect de ce front, moi qui ne tremble pas de mourir ! Mais le souffle et la vie me manquent pour ces propos d’amour. Le temps est passé et il ne m’est pas donné de rappeler ce jour. Avec l’étincelle vitale, ton image chérie s’éloigne enfin de mon cœur. Adieu. Si mon amour ne te fut pas importun, envoie demain, à l’approche de la nuit, un soupir à mon cercueil. »

Leopardi ," Le songe".

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16:10

"If we could sniff or swallow something that would, for five or six hours each day, abolish our solitude as individuals, atone us with our fellows in a glowing exaltation of affection and make life in all its aspects seem not only worth living, but divinely beautiful and significant, and if this heavenly, world-transfiguring drug were of such a kind that we could wake up next morning with a clear head and an undamaged constitution - then, it seems to me, all our problems (and not merely the one small problem of discovering a novel pleasure) would be wholly solved and earth would become paradise."
ALDOUS HUXLEY
1894 - 1963

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THE QUEST FOR A DRUG-FREE SOCIETY

In the longer-run, however, irrespective of how clever our pharmacological interventions may one day be, we d arguably be better off taking no drugs at all. For if there were nothing fundamentally wrong with our default-state of consciousness, then we wouldn t now try so hard to change it. Thus our sophisticated descendants may opt instead to rewrite the vertebrate genome and allow themselves life-long genetically pre-programmed bliss. They may "naturally" be animated by gradients of well-being beyond the bounds of normal human experience as an everyday part of mental health.
Wouldn t lifelong happiness make us stagnate? No. In our genetically-enhanced post-human successors, the functional analogues of aversive experience can potentially perform an analogous functional role to mental and physical pain in our Darwinian past, but without its textures of phenomenal nastiness. Our descendants enriched dopamine function will enhance their drive, energy and will-power, not just hedonic capacity. Thus outright abolitionism is not technically infeasible - just ideologically problematic.

Tomorrow s bioscientists face another challenge. Taken in excess, opioid-based drugs of today tend to dull consciousness, inducing a dreamy warm contentment. The name "narcotic" derives from the Greek word for stupor. Indeed smacked-out bliss is typically used as the archetype of what any drug-or-gene-underwritten chemical utopia would be like. Most notably, soma in Aldous Huxley s Brave New World is depicted as a cross between a non-addictive opioid and a hangover-less tranquilliser. Thus Huxley s utopians enjoy only an empty imbecilic happiness, not life-enriching peak experiences. Unlike dopaminergics, soma doesn t increase incentive-motivation, nor does it heighten the felt intensity of experience. You can use soma to drift off to sleep.

Yet this negative stereotype of synthetic bliss is profoundly misleading. Addictive tranquillity is only one option among many. It reflects a poverty in our conception of the range of options for paradise-engineering that biotechnology puts on offer. In reality, the quality of our consciousness can be intensified, sharpened and radically diversified by creative psychopharmacology. Intellect and empathy, and not just mood, can be prodigiously enhanced when the ideology of Better Living Through Chemistry finally enters mainstream culture.

Better still, when a wholesale genomic rewrite - and not just piecemeal genetic tinkering - unfolds in the millennium ahead, then any chemical manipulation of our descendants\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\' emotionally- and intellectually-enriched superminds may be redundant. At most, lifestyle drugs will offer an optional fine-tuning for the parameters of their well-being - set against a backdrop of native-born bliss. In the wake of any such Post-Darwinian Transition, a wide variety of social interactions will "naturally" trigger a far richer endogenous opioid release than occurs today; and do so from a much higher baseline of emotional well-being.

However, our present restrictive definitions of mental illness, and the technical challenges posed by large-scale genetic-rewrites, make germline gene-therapy seem a pipe-dream for now. In the present era, lifetime pure dysthymia afflicts far too many people; and periods of "mild" anxiety, malaise and depressive episodes blight the lives of hundreds of millions more. Meanwhile countless victims of chronic pain-disorders are condemned to a life of needless suffering by institutionalized opiophobia. Victims of the most unspeakable, spirit-crushing neuropathic or central pain are liable to be fobbed off with pain-management courses - "helping you to manage your pain" - rather than given the potent pain-relief they deserve. For with a bit of creative psychopharmacology, both the tolerance and adverse side-effects of chronic opioid use are manageable even with today s crude agents. Thanks to tomorrow s biotechnology, the real obstacles to curing the nasty side of life are set to become doctrinal, not technical. Suffering of any kind is due to become optional. It remains to be seen how quickly the ideological baggage of the past can be overcome.

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lun.14/10
01:43

Conversion disorder is when someone shows psychological stress in physical ways. The symptoms can be very severe, ranging from blindness, to seizures or paralysis. For example, a woman who believes it is not acceptable to have violent feelings may suddenly feel numbness in her arms after becoming so angry that she wanted to hit someone.

Another example would be someone whose afraid to give a speech, becomes physically unable to speak before the event. One more is when in wartime, some soldiers undergoing heavy stress but not wounded were hospitalized because they could not walk or speak after the battle.

People who have conversion disorder are not making up their symptoms. This condition is real. It causes distress and cannot be turned on and off at will. (Source) (Source) (Masterpost of Human Mind & Brain Interactions)

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“Some are born to sweet delight, some are born to endless night.”

— William Blake

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The blissful cloud of summer-indolence
Benumb d my eyes; my pulse grew less and less;
Pain had no string, and pleasure s wreath no flower:
O, why did ye not melt, and leave my sense
Unhaunted quite of all but-nothingness?"

from "Ode on Indolence," May 1819
by John Keats (1795-1821)

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"I took it, and in an hour, Oh Heavans ! What a revulsion ! What an upheaving, from its lowest depths, of the inner spirit 1 What an apocalypse of the world within me. What had opened before me -- an abyss of divine enjoyment suddenly revealed. Here was a panacea for all human woes. Here was the secret of happiness, about which philosophers had disputed for so many ages, at once discovered".
Thomas de Quincey (1785-1859)
(Essay, 1849)

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"Le désordre a vingt ans" !!!!

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AIDEZ-MOI, Gallerie, marchand d art , éditeur etc..

Helpe me please , gallery , Art dealers etc...

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13/09/14
02:19

XIV

À LA LUNE.
(1819.)

Ô gracieuse lune, je me souviens qu’il y a un an je venais sur cette colline te regarder, plein d’angoisse : et tu te suspendais alors, comme tu fais maintenant, sur cette colline que tu éclaires tout entière. Mais, nuageux et tremblant des larmes qui baignaient mes cils, apparaissait ton visage à mes yeux : car douloureuse était ma vie, et elle l’est encore et n’a pas changé, ô ma lune chérie. Et cependant j’aime à me souvenir et à calculer l’âge de ma douleur. Oh ! comme il est doux, au temps de la jeunesse, quand la carrière de l’espérance est encore longue et celle de la mémoire encore courte, de se rappeler les choses passées, même tristes, et même si le chagrin dure encore !

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L’Infini

XII

L’INFINI.
(1819.)

Toujours chères me furent cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer.

« Je suis mûr pour la mort. »

— Giacomo Leopardi, Petite oeuvres morales

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01:01

L alchimie de la douleur

L un t éclaire avec son ardeur,
L autre en toi met son deuil, Nature Ce qui dit à l un : Sépulture !
Dit à l autre : Vie et splendeur !

Hermes inconnu qui m assistes
Et qui toujours m ntimidas,
Tu me rends l égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes ;

Par toi je change l or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
je batis des sarcofages.

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“I believe in deeply ordered chaos.”

— Francis Bacon

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“Knowledge is power”
— Francis Bacon/ Petyr Baelish

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Les écoles, la Sorbonne, les facultés ont été faites pour et par des ignares qui avait besoin d étudier pour apprendre, et d apprendre pour savoir,
fils de cette race de bestiaux incapables d une initiative propre et qui n ont jamais su agir,
fils de cette race de bestiaux assassins.
Antonin Artaud

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How much solitude , so much power .

Thomas De Quincey, Dreaming XIII, 355.

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Jeudi 1er octobre 1925

Froid , très froid en moi, solitaire au milieu des ténèbres avec sous mon crâne un fantôme d esprit .
Puis Noir, très Noir. Etat d hyperabruti, qui ne m empêcha point d augurer la continuation (de DaDa ) en les grâces d une vierge...mystère et discrétion ! car, aimables vendangeurs, mon pops et ma moman sont allés dans leurs vignes. Nunc : nuits consacrées à Satan.
Roger Gilbert Lecomte

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L’ALBATROS

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charle Baudelaire, Les Fleurs du mal

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Révolte contre la poésie

Nous n’avons jamais écrit qu’avec la mise en incarnation de l’âme, mais elle était déjà faite, et pas par nous-mêmes, quand nous sommes entrés dans la poésie.
Le poète qui écrit s’adresse au Verbe et le Verbe a ses lois. Il est dans l’inconscient du poète de croire automatiquement à ces lois. Il se croit libre et il ne l’est pas.
Il y a quelque chose derrière sa tête, autour de ses oreilles de sa pensée. Quelque chose est en germe dans sa nuque, où il était déjà quand il a commencé. Il est le fils de ses oeuvres, peut-être, mais ses oeuvres ne sont pas de lui, car ce qui était de lui-même dans sa poésie, ce n’est pas lui qui l’y avait mis, mais cet inconscient producteur de la vie qui l’avait désigné pour être son poète et qu’il n’avait pas désigné lui. Et qui ne fut jamais bien disposé pour lui.

Je ne veux pas être le poète de mon poète, de ce moi qui a voulu me choisir poète, mais le poète créateur, en rébellion contre le moi et le soi. Et je me souviens de la rébellion antique contre les formes qui venaient sur moi.

C’est par révolte contre le moi et le soi que je me suis débarrassé de toutes les mauvaises incarnations du Verbe qui ne furent jamais pour l’homme qu’un compromis de lâcheté et d’illusion et je ne sais quelle fornication abjecte entre la lâcheté et l’illusion. Je ne veux pas d’un verbe venu de je ne sais quelle libido astrale et qui fut toute consciente aux formations de mon désir en moi.

Il y a dans les formes du Verbe humain je ne sais quelle opération de rapace, quelle autodévoration de rapace où le poète, se bornant à l’objet, se voit mangé par cet objet.
Un crime pèse sur le Verbe fait chair, mais le crime est de l’avoir admis. La libido est une pensée d’animaux et ce sont ces animaux qui, un jour, se sont mués en hommes.

Le verbe produit par les hommes est l’idée d’un inverti enfoui par les réflexes animaux des choses et qui, par le martyre du temps et des choses, a oublié qu’on l’avait inventé.

L’inverti est celui qui mange son soi et veut que son soi le nourrisse, cherche dans son soi sa mère et veut la posséder pour lui. Le crime primitif de l’inceste est l’ennemi de la poésie et tueur de son immaculée poésie.

Je ne veux pas manger mon poème, mais je veux donner mon coeur à mon poème et qu’est-ce que c’est que mon coeur et mon poème. Mon coeur est ce qui n’est pas moi. Donner son soi à son poème, c’est risquer aussi d’être violé par lui. Et si je suis Vierge pour mon poème, il doit rester vierge pour moi.

Je suis ce poète oublié, qui s’est vu tomber dans la matière un jour, et la matière ne me mangera pas, moi.
Je ne veux pas de ces réflexes vieillis, conséquence d’un antique inceste venu de l’ignorance animale de la loi Vierge de la vie. Le moi et le soi sont ces états catastrophiques de l’être où le vivant se laisse emprisonner par les formes qu’il perçoit en lui. Aimer son moi, c’est aimer un mort et la loi du Vierge est l’infini. Le producteur inconscient de nous-même est celui d’un antique copulateur qui s’est livré aux plus basses magies et qui a tiré une magie de l’infâme qu’il y a à se ramener soi-même sur soi-même sans fin jusqu’à faire sortir un verbe du cadavre. La libido est la définition de ce désir de cadavre et l’homme en chute est un criminel inverti.

Je suis ce primitif mécontent de l’horreur inexpiable des choses. Je ne veux pas me reproduire dans les choses, mais je veux que les choses se produisent par moi. Je ne veux pas d’une idée du moi dans mon poème et je ne veux pas m’y revoir, moi.

Mon coeur est cette Rose éternelle venue de la force magique de l’initiale Croix. Celui qui s’est mis en croix en Lui-Même et pour Lui-Même n’est jamais revenu sur lui-même. Jamais, car ce lui-même par lequel il s’est sacrifié Lui-Même, celui-là aussi il l’a donné à la Vie après avoir forcé en lui-même à devenir sa propre vie.

Je ne veux être que ce poète à jamais qui s’est sacrifié dans la Kabbale du soi à la conception immaculée des choses.

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Poète noir

Poète noir, un sein de pucelle
te hante,
poète aigri, la vie bout
et la ville brûle,
et le ciel se résorbe en pluie,
ta plume gratte au coeur de la vie.

Forêt, forêt, des yeux fourmillent
sur les pignons multipliés ;
cheveux d’orage, les poètes
enfourchent des chevaux, des chiens.

Les yeux ragent, les langues tournent
le ciel afflue dans les narines
comme un lait nourricier et bleu ;
je suis suspendu à vos bouches
femmes, coeurs de vinaigre durs.

Antonin Artaud
L’Ombilic des Limbes

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L amour sans trêve

Ce triangle d’eau qui a soif
cette route sans écriture
Madame, et le signe de vos mâtures
sur cette mer où je me noie

Les messages de vos cheveux
le coup de fusil de vos lèvres
cet orage qui m’enlève
dans le sillage de vos yeux.

Cette ombre enfin, sur le rivage
où la vie fait trêve, et le vent,
et l’horrible piétinement
de la foule sur mon passage.

Quand je lève les yeux vers vous
on dirait que le monde tremble,
et les feux de l’amour ressemblent
aux caresses de votre époux.

Antonin Arthaud
L’ombilic des Limbes

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AU LECTEUR

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La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas ! n’est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;

C’est l’Ennui ! — l’œil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère !
Charle Baudelaire, "Les fleurs du mal "

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“It is a luxury to be understood.”

— Ralph Waldo Emerson

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Avant Rimbaud, Novalis déclare : « L’homme entièrement conscient s’appelle le voyant. » Il parle même des méthodes de voyance, « des différents moyens de se rendre indépendant du monde des sens ». Et pour Novalis comme pour tous les grands créateurs se pose avec une particulière rigueur l’instance morale de la sincérité qui fait d’une œuvre « l’empreinte exacte de l’âme".

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Les Pressentiments d’une métamorphose de l’esprit
Roger Gilbert-Lecomte

Revue Comœdia n°55
(11 juillet 1942)

LES PRESSENTIMENTS
D’UNE MÉTAMORPHOSE
DE L’ESPRIT HUMAIN

Toute découverte de l’esprit depuis cent cinquante ans est implicitement contenue dans le premier Romantisme allemand. À cette époque, un souffle nouveau passa sur l’Europe, qui entraînait tout ce qui depuis a pu s’opposer à l’ancienne conception classique du monde (en dépit des nombreuses réactions antiromantiques, le courant de la pensée vivante a toujours continué cette tradition qui allait, à travers l’Antiquité et le Moyen Age, des pré-platoniciens aux gnostiques, aux Albigeois, aux alchimistes).

Les attaques contre le Romantisme portent à faux car ceux-là seuls le présentent comme une suite de rêveries obscures qui sont incapables de saisir d’un seul coup d’œil sa grandeur systématique.

Le mouvement romantique allemand déborde largement les cadres d’une renaissance de la poésie lyrique. Il est la conception d’un nouvel état d’esprit qui devait se refléter dans tous les domaines comme une véritable renaissance.

Il s’agit d’un retournement de valeurs beaucoup plus profond que celui qui caractérise l’époque dite de la « Renaissance ». Aussi bien, c’est précisément contre tout ce qu’avait de restrictif et d’étriqué ladite Renaissance que s’élève le Romantisme allemand.

Évidemment, tout ce qui est profond paraît obscur à certains tenants d’un esprit cartésien tellement étroit que clarté devient synonyme de limitation exagérée des possibilités de l’esprit.

D’ailleurs, il est curieux de noter que les romantiques peuvent se réclamer de la tradition antique, même dite la plus classique. La mythologie ne se borne pas à des scènes de ménage entre Zeus et Héra et à des chroniques scandaleuses. Elle regorge de monstres horribles et prodigieux, à la fois hommes, bêtes et dieux, de cultes orgiaques et de divinités implacables.

Le second Faust (est-il classique ? romantique ?) reflète ce monde de métamorphoses et de transfigurations.

Il faudrait d’abord définir ce qu’on entend par Romantisme. Dans son essence, le Romantisme est le sentiment de l’unité, sortant triomphante de tous les déchirements inhérents au monde cruel de la multiplicité.

Depuis la Renaissance et les grandes découvertes, le XIXe siècle a marqué la dernière étape de la connaissance de la nature conçue comme extérieure à l’homme : lois statistiques, mathématiques, etc.

Parallèlement au développement de l’objectivité scientifique (esprit de connaissance extérieure qui ne fait que continuer l’esprit de la Renaissance), se passe un phénomène absolument nouveau, concomitant à l’agonie sociale des religions établies : le besoin d’un retour vers l’intérieur de l’homme et vers l’intérieur de tout, phénomène dont la première phase s’est appelée Romantisme et qui n’est encore aujourd’hui qu’à l’aube de son développement.

Ce qui reste à porter en faveur du Romantisme, c’est son caractère d’absolu renouvellement et la violence avec laquelle il surgit d’une part, d’autre part le fait que dans ses toutes premières expressions du Romantisme allemand, il contient tout l’essentiel de son message : découverte de l’inconscient, esprit syncrétique religieux, sens de la réhabilitation des rêves, de l’amour, de la nuit, de la mort…

Nul plus que le poète romantique avec sa nostalgie, nul plus que ce soi-disant individualiste n’a déploré que la religion fût devenue affaire individuelle, petite propriété privée. Nul plus que lui ne regrette le temps des grandes fêtes cosmiques, des cérémonies magiques, de l’enthousiasme religieux collectif.

Le poète romantique savait qu’il n’est pas de véritable culture dans une civilisation où sont morts les grands cultes publics. Tous les romantiques allemands rêvaient d’une renaissance de la mythologie et de la magie.

Parti du Subjectivisme absolu, le Romantisme allemand devait aboutir au monisme, à l’identité absolue de l’âme de l’homme et de l’âme du monde.

À travers toutes les recherches spirituelles et morales, à travers tous les états d’âme dont ils faisaient l’apologie : enthousiasme, extase, rêves de la nuit, délire, folie même, à travers tous ces instants que Hölderlin nommait « die schônen Stunden », les romantiques allemands ont toujours cherché l’unique voie qui mène à ce point de l’esprit où vérité et erreur, rêve et réalité, haut et bas, extérieur et intérieur se fondent en la vision extasiante de la toute évidente Unité, lumière d’éternité qui transfigure la conscience humaine.

Du Romantisme allemand, les premiers romantiques français n’avaient su emprunter que son aspect le plus extérieur, son atmosphère de sorcellerie du Moyen Age, ses oripeaux, son bric-à-brac. Seul Gérard de Nerval dans Aurélia et ses sonnets a senti la profondeur et l’immensité des nouvelles zones spirituelles découvertes par l’Allemagne romantique.

Mais c’est dans le Symbolisme français que le Romantisme allemand a vraiment trouvé son fils spirituel. Nous ne voulons pas dire, loin de là, que les Symbolistes firent leurs toutes les préoccupations propres aux romantiques allemands, mais ils poursuivirent avec une acuité singulière les recherches sur l’origine et la fonction du verbe, sa fraternité profonde avec la musique, le rythme et toute l’alchimie verbale.

Avant Rimbaud, Novalis déclare : « L’homme entièrement conscient s’appelle le voyant. » Il parle même des méthodes de voyance, « des différents moyens de se rendre indépendant du monde des sens ». Et pour Novalis comme pour tous les grands créateurs se pose avec une particulière rigueur l’instance morale de la sincérité qui fait d’une œuvre « l’empreinte exacte de l’âme ».

Les romantiques allemands ont été les premiers à tourner leur attention vers l’inconscient conçu comme l’ensemble des forces obscures universelles, aussi bien que vers l’inconscient personnel qui détermine les actes irrationnels, en apparence incompréhensibles, des hommes. Avant la psychanalyse – et plus profondément – ils avaient vu l’importance de la symbolique des rêves. Relisez Jean-Paul, relisez Novalis !

Mais peut-être le plus grand pressentiment des romantiques a été celui d’une renaissance religieuse en dehors et au-dessus des religions établies. Ils voulaient la naissance d’un véritable syncrétisme qui ne soit pas une construction arbitraire, un bric-à-brac, comme la théosophie, mais la fusion réelle dans le sens de l’Unité de toutes les religions antiques et modernes que d’ailleurs ils connaissaient bien imparfaitement, la redécouverte de l’unique et éternelle révélation à travers les traditions primitives retrouvées. On ne dira jamais assez que l’une des découvertes les plus décisives de notre époque est la connaissance approfondie du fait religieux à travers l’ethnographie primitive et l’histoire des religions.

Il convient de saluer dans les romantiques allemands « d’obscurs travailleurs » qui ont pressenti la synthèse de l’esprit humain malgré ses trébuchements, et ses régressions momentanées. La Synthèse où les sciences abstraites reprendront racine dans l’humus le plus profond de l’inconscient, où la métaphysique descendra « de derrière les étoiles » pour s’incarner dans la chair même de l’esprit.

Précisons bien ce que nous disons. Le Romantisme allemand a été, mais n’a été, qu’un grand pressentiment. Pour être objectif, il faut reconnaître qu’il lui a manqué le sens des réalisations, de l’achèvement. Il est un merveilleux terrain de projets, d’ébauches. Ses poètes, beaucoup morts très jeunes, n’ont la plupart du temps écrit que des fragments, des mélanges, pour reprendre les mots de Frédéric Schlegel sur les notes de Novalis : « des atomes de pensées ».

C’est en somme le défaut de tous ceux qui rêvent trop grand.

« Je suis occupé, écrit Novalis, à une tâche d’une très grande ampleur… Ce n’est rien de moins… qu’un essai d’une méthode de Bible universelle, l’introduction à une véritable Encyclopédie… »

Entre les ambitions et les œuvres des romantiques, la distance est considérable.

Cependant, tel qu’il fut, le Romantisme allemand demeure un témoignage éclatant dont la grandeur dépasse encore largement toute l’époque moderne.

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Je suis de mon cœur le vampire,
— Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !

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Il s’agit de « rendre le corps libre et l’âme organique », écrivait Novalis, c’est-à-dire de prendre conscience des fonctions obscures de l’organisme corporel et à la fois des lois cachées de la nature ; mais d’en prendre tellement conscience que cette conscience entraîne l’adhésion de la volonté. La seule liberté possible pour un homme lucide jusqu’à la voyance étant d’agir dans le sens du devenir du monde.

« Quand je donne aux choses communes un sens auguste, aux réalités ordinaires un aspect mystérieux, aux objets connus, aux êtres finis un reflet d’infini, je les romantise » (Novalis).

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— Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
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“So often, a visit to a bookshop has cheered me and reminded me that there are good things in the world.”
Vincent Van Gogh

“S’il y avait un impôt sur la connerie, l’état s’autofinancerait.”
Jean Yanne

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“Above all do not lose your desire to walk. Everyday I walk myself into a state of well being and walk away from every illness. I have walked myself into my best thoughts and I know of no thought so burdensome that one cannot walk away from it. Thus if one keeps on walking everything will be all right.”
Søren Kierkegaard

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« La Poésie est le réel absolu…
Le sens de la poésie est proche parent de la divination et, d’une façon générale, du sens religieux, de l’intuition du voyant. »
Novalis.
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Après Rimbaud la mort des arts
Roger Gilbert-Lecomte

Revue Le Grand Jeu n°2
(mai 1929)

APRÈS RIMBAUD LA MORT DES ARTS

Cette langue sera de l’âme pour l’âme.
Rimbaud.

Le propre d’un Rimbaud sera d’apparaître à jamais, avec l’ironie d’un retour éternel, dès sa plume posée pour ne plus la reprendre, comme le précurseur de tout ce qui veut naître et qu’à l’avance il déflora du caractère de nouveauté que l’on prête gratuitement aux naissances. Cette perpétuelle du millenium eu ainsi en lui son rare témoin : on peut le dire exactement prophète.

Trahi sans cesse par la plupart de ses admirateurs ou esprits bas, qui cherchent à lui faire servir leurs fins innommables et qui se jugent en le jugeant comme ils font, il demeure invariablement la pierre de touche. Il montre la limite de tout individu parce qu’il vécut lui-même à la limite de l’individu : je veux dire que plusieurs points de son œuvre marquent le souvenir d’un être qui, ayant tendu toutes les facultés de son esprit à l’extrême des possibilités humaines, a suivi l’asymptote des impossibilités humaines[1]. S’il a ou n’a pas vu au-delà de ces limites (ce qu’on ne peut évidemment vérifier qu’à condition de revivre son expérience et à quel prix !), il a au moins vécu béant sur cet au-delà. D’où, dans son œuvre, ces trous noirs que ceux qui craignent le vertige cherchent à masquer grossièrement au moyen de ce qu’ils ont de mieux à puiser au fond d’eux-mêmes de leur « idéal », par analogie. Dévoilant à tout coup leurs petits sommets (foi religieuse ou concept tautologique, phraséologie creuse ou pire) ils permettent de mesurer leur bassesse.

Ainsi, dans mon programme ou casse-dogme, le prétexte-Rimbaud à tout remettre en question surgit magnifiquement à propos de ce qui fait la valeur de son œuvre.

Justifier une telle valeur est essentiel dans la mesure où cela permet d’abord de dénoncer en passant toutes les fausses recettes qu’emploient les « artistes » pour atteindre un beau dont la notion obscure à souhait ne suffit pas à cacher le caractère inadmissible, ensuite de voir ce qui reste réel dans l’idée de beauté et comment y atteignent certains créateurs, toutes considérations de métier mises à part.

Tout jugement esthétique d’une œuvre dite d’art cherchant à remonter d’effet à cause en tirant sur l’ignoble cordon ombilical que l’on nomme lien causal parce qu’il relie l’occidental à sa mère la pourriture, exaspère, désespère tous ceux que j’estime et moi-même. Ma tête, ma tête sans yeux, à qui établirait le bien-fondé de sa manie d’induire comme de tout autre tic de la pensée logique, en face de ma torpeur fixe, cette soudaine conscience du scandale d’être !

C’est avec le dédain le plus lointain pour les trop faciles réfutations des esprits fins que je tiens à noter ici ce qui fut toujours pour moi le plus élémentaire sentiment de propreté morale à savoir que, à de très rares mais immenses exceptions près [2], je répudie l’art dans ses manifestations les plus hautes comme les plus basses, qu’à peu près toutes les littératures, peintures, sculptures et musiques du monde m’ont toujours amené à me frapper violemment les cuisses en riant bêtement comme devant une grosse incongruité.

Les productions des réels talents et des génies dans leur genre, les perfections techniques acquises par l’exploitation systématique de modèles reconnus ou non, la pratique assidue des imitations « nature », la « longue patience » de l’académicien récompensé, toutes les activités de cet ordre m’ont toujours scandalisé par leur parfaite inutilité. Inutilité. C’est l’art pour l’art. Autrement dit l’art d’agrément. Hygiénique distraction pour oublier la réalité dure à étreindre.

Des artistes œuvrent avec goût.

Des esthètes jugent en connaisseurs.

Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.

Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux-arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.

L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi sous une autre forme que Non, Non et Non.

Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vainc qu’un coup d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde de Vaux. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée de Comte[3]. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours entre lui et eux.

Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.

Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique. L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :

— Ou bien l’homme figé par